X AVERTISSEMENT
« faire
« Son Altesse Royale envoya chercher l'avocat -géni'ral
<( Talon, et le remercia fort: c'éioit sûrement lui qui
« avoit fait gagner Taffaire. Son Altesse Royale lui en té-
<( moigua une extrême reconnoissance
(( Je lui écrivis ( à M. Talon ) dans des sentiments fjrt <( reconuoissants , et je ne pus m'empêcher de lui mar- (( quer, daus ma lettre , que, parmi tant d'essentielles « obligations que je lui avois dans cette rencontre, je u n'avois pas laissé de ressentir encore le coup de pâte « qu'il avoit donne, dans son plaidoyer, aux gens de « Son Altesse Royale (i). »
Ce service n'est point le seul qu'il rendit à la famille royale, après les persécutions du règne précédent et les agitations diverses qu'elle avoit essuyées pendant la minorité tle Louis XIV. En effet , le duc de Lorraine s'efforcoit de revendiquer le Glermontois donné par la Reine au grand (]oudé , en récompense de ses services ; le cardinal Mazarin avoit secrètement provoqué cette démarche ; il Tappuyoit de ses vœux non moins que de son crédit, et peut-être sa haine eût-elle été satisfaite, si Véloqiience de l'avocat - général Talon nai^oit fait triompher la cause de M, le Prince , et confondu V intrigue et les espérances du cardinal (2).
« Le prinee de Gondé, écrivoit à cette époque Guy-
(1) Méin. de Mademoiselle de Montpensier, toni. 3, pag. 261 à 264.
(2) Vie du Graud Condé, écrite par le dernier prince de ce nom.