‹ Œuvres d'Omer et de Denis Talon \Chapitre 25 sur 45 · DIXIÈME MERCURIALE · texte numérisé non relu

DIXIÈME MERCURIALE

Tous nos maux viennent de nous-mêmes.

Messieurs,

Ces grandes maximes des stoïciens , que le sage n'a besoin de rien, qu'il se suffit à soimême , que sa vertu le met au-dessus de la fortune, et qu'il ne la regarde qu'avec mépris, sont si fort éloignées du bon sens et des notions communes , qu'elles passent dans les esprits raisonnables, pour des idées chimériques et des paradoxes orgueilleux. L'école de Zenon a beau le représenter riche, libre, insensible à tous les maux, et en cela plus heureux que Jupiter* elle a beau dire que ce qui le rend si parfait n'est pas , comme en ce dieu, un écoulement de sa divinité,

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