HOTES
renient sukityn, fils de chien : ce qui équivaut à un mon cher ami. C'est le troisième mot de toute conversation.
M Qu'ils étaient grands dès lors ces pauvres enfants qui méritèrent un pareil éloge de la part d'un Novosiltzoff!...
« Celui qui sut, enfant comme Hercule au berceau , briser le front de l'hydre, jeune homme étouffera les Centaures ! ...»
(Ode à la Jeunesse, tome II.)
M Le Pélican, appelé par les Grecs onocrolale à cause de son cri particulier qui ressemble à celui de Pane (svoj... Le nom du Pélican est une allusion à son bec, qui, étant fort long, aplati et large à Pcxtrémilé, rappelle jusqu'à uu certain point la forme d'une hache (ziWiJ. L'extrémité. de son bec, recourbée en crochet , est d'un rouge vif. Son gosier est muni d'une poche élastique à laquelle on a donné le
nom de blague « Lorsque le sac est vide, dit le père
Laba t , il ne parait pas beaucoup ; mais quand l'oiseau trouve une pèche abondante, il est surprenant de voir la grandeur et la quantité des poissons qu'il y fait entrer!.... »
Sa chair étant dure et puaute*on estime surtout le Pélican pour sa blague, sans laquelle on pourrait le confondre avec le cygne... Il est généralement considéré comme l'emblème de l'amour paternel et maternel...
— Ah ! pardon, ce n'est point de cè Pélican que je voulais parler; c'est du Pélican des marais de Pinsk', nommé par Novosiltzoff recteur de l'université de Vilna, après la longue et parcimonieuse magistrature de Malewski. « Ce Pélican, ajoute le père Raimond, peut devenir non-seulement familier, mais docile. On en a vu un chez les sauvages, si bien dressé, que le malin il s'en allait à la pèche et revenait le soir avec une ample provision de petits poissons pris dans les marais : aussitôt on lui faisait rendre gorge et ses maîtres lui en jetaient quelques-uns pour son usage particulier... Il est vrai que pour lui ôter la tentation d'avaler les poissons renfermés dans sa blague, on lui met au bas du cou un ruban rouge assez étroit pour ne laisser passer que le fretin... »
— Encore?... Ah ! je m'aperçois que des deux espèces c'est la meilleure qui me préoccupe. Du reste, tout ce qui a été dit sur le Pélican palmipède s'applique parfaitement au Pélican recteur de l'université, à cette différence près que si le palmipède déchire ses entrailles pour en nourrir ses petits, le recteur au contraire déchirait les petits confiés à sa férule
pour en nourrir 6es entrailles. Chirurgien par vocation, il aimait la vue du 6ang et le lirait avec volupté: d'ailleurs, comme M. Fleurant , peu délicat dans le choix des parties qui devaient le fournir, « il s'adressait rarement à des visages. «
iê II était parfaitement secondé dans ses vues par le généreux Bolwinko, qui s'entendait, comme on le voit, merveilleusement à donner la queslion. Celle qualité lui avait fait donner le tchin d'accusaleur public ou de procureur. C'était l'œil du tzar, toujours ouvert sur la province de Vilna et considérant l'instruction publique sous toutes ses faces. Botwinko, de même que tous ses pareils, s'élait associé un juif qui extorquait des sommes énormes aux patients pour que l'œil du tear put dormir un peu durant l'instruction.
* C'est la même cause apparemment qui a fait défendre après 1831 de jouer les tragédies sur les théâtres polonais. Peut-être aussi les Russes avaient-ils l'instinct que la tragédie qui venait d'être jouée sur le sol de la Pologne et dont Varsovie avait contemplé le terrible dénoûmenl était trop sanglante, trop réelle pour qu'aucune autre pût' produire de Teflet, fût-elle même de Shakspeare ou de Crébillon...
6B Le prince Zuboff avait été un des derniers amants de Catherine; il n'avait en partage ni le caractère ardent de Potemkin ni la figure idéale de Lanskoï ; d'autres qualités sans doute avaient fait sa fortune. La jeune cl belle tFalentynowiez devint la Sunamite de l'ex-favori ; après un an d esclavage , elle eut le bonheur d'être veuve, veuve d'un richard (jui lui laissait presque toute sa fortune. Son or et ses beaux yeux avaient séduit le tendre Novosillzoff. Le sénateur fit îles dépenses énormes pour éblouir la princesse , et bientôt payé de retour, il relardait à dessein le jugement des philarèles pour pouvoir prolonger son séjour à Vilna. La courtisane était cependant Polonaise au fond du cœur, el souvent elle usait du pouvoir de ses charmes pour alléger la sentence des juges ou détendre le bras du bourreau.
67 L'influence que Lelevel exerçait à celle époque sur la jeunesse de Vilna ne peut se comparer qu'a l'admiration dont Abailard avait été l'objet au moyen âge.Golucbowski, Lelevel , Onacewicz représentaient dans la science la pensée politique de Thomas Zak.
. M Le gouverneur civil de Vilna, Horn, et Mœ* Horn sou épouse étalent les pourvoyeurs en litre du sénateur.
99 Le conseiller ou sowietnik Jnderson était un des plus zélés inquisiteur*. Sa femme s'était fait une réputation de soliiseei d'impertinence. Il y a plusieurs genres et variétés du sowietnik « il y a le sowietnik honoraire, le sowietnik assesseur, le sowietnik sous seing-privé et le sowietnik réel ou actuel. « Le conseiller réel sous seing-privé, disait un Russe homme d'esprit, est un triple mensonge , car son emploi n'est rien moins que réel , il ne conseille rien et n'a rien à démêler avec le cabinet privé du tzar ; en outre , c'est souvent l'être Je plus absurde de toutes les Russies. (f)
70 Le regestrator-koleski est le tchin infime de la magistrature : c'est quelque chose entre le copiste ot le rédacteur de nos ministères ; rependant il fait la roue et se rengorge à faire plaisir lorsqu'il a le bonheur de trouver quelque chose au-dessous de lui. Quelqu'un disait à propos d'un tel czynownik : « C'est un honnête homme. — Pas du lout, répartit un sowietnik ; pour être un homme en Russie il faut être au moins conseiller d'Etat : dites plutôt c'est un honnête garçon. » (f )
71 Une invitation à quelque bal officiel équivaut en Russie à un ordre positif, surtout si c'est l'anniversaire de la naissance, du mariage ou du couronnement, si c'est la fête d'un membre de la famille régnante ou même de quelque fonctionnaire haut placé. Dans un cas pareil il serait très- dangereux pour un homme dont la fidélité serait suspecte au gouvernement de ne pas répondre à l'invitation. On a vu souvenl,aux bals de la cour en Russie les familles des prisonniers d'État, condamnés à la potence. En Lilhuunie, le général Dybitsch Zabatkanski % tout en marchant contre les Polonais, et le féroce Chrapowiçki , tout en massacrant les prisonniers de guerre, invitaient la société polonaise à leurs fêles et à leurs solennités triomphales. Le lendemain du bal les journaux officiels proclamaient à son de trompe les manifestations unanimes, le détouemenl sans bornes, la fidélité à toute épreuve des sujets pour le plus clémenU le plus généreux et le plus aimé des monarques... (•*•)
,a Bestujew était le plénipotentiaire delà conjuration de Pétcrshourg pour traiter avec les Polonais. C'était un jeune et chaleureux républicain. La première conférence eut lieu à Kiiow. avec Krzyzanowski; la seconde à Vilna, avec les philarètes. 11 reprochait à nos patriotes leur attachement à la forme monarchique et leur répugnance à répandre le sang des sou-
verains. Laissez faire les Russes : une fois en révolution, ils iront plus loin que nous ; ils font du despotisme en vrais Tarlares et feront de la liberté en vrais Scandinaves.
n Justin Pol était le plus beau des philarèles. Il est mort, vers 1825, d'une maladie de poitrine.
74 Le docteur Béeu a été frappé de la foudre en plein midi, par le plus beau temps du monde. Ce phénomène, unique en Pologne, est très-commun dans les conlrées boréales, où le soleil et la lerre se renvoient mutuellement leurs éclairs. Une fois pour toutes, ce poème est vrai d'un bout à l'autre, vrai dans ses moindres détails, et M. Miçkiewicz n'a eu que la peine de versifier cette solennelle tragédie, qui avait si vivement frappé sa jeune et féconde imagination.
n Nous verrons plus loin que les chênes étaient les premiers temples des Lit hua nés et desPrusses, ou Borusses (habitants des bois) ; qu'ils rendaient des oracles ainsi que chez les Romains; que le gui du chêne possédait des propriétés magiques , de même que chez les Gaulois ; que le rhène fut, de même que chez les Grecs, consacré au dieu de la foudre.
™ Il est facile de reconnaître dans ce fantôme le docteur Bécu, et Miçkiewicz, de même que le Dante, châtie le damné par l'excès même de la passion qui le rendait esclave durant sa vie.
" Le second fantôme est celui du général Baïkow. En 1815 il fut préposé à la douane de Radziwillow , près de Krzemienieç. Devenu veuf vers cette époque, il se rendit à Saint-Pétersbourg , où il se fit une réputation d'homme à bonnes fortunes et de débauché. Cette illustration lui valut l'amitié de NovosiltzofT, qui lui proposa de venir partager ses travaux k Vilna, et dont il fut depuis l'inséparable compagnon. Il servit le sénateur avec un zèle intelligent et fut, entre ses mains , l'instrument subalterne de la persécution exercée contre les enfants. Toujours à ses côtés, au bal comme à la torture, dans le même temps où la princesse Zulwff devint Vobjet du maître, l'esclave tomba amoureux d'une demoiscle Chlopiçka (nom d'une triste célébrité!). Après une orgie nocturne, dans laquelle Novosiltzoff et son valet épuisèrent tous les raffinements de la débauche, comme s'ils pressentaient que pour l'un d'eux au moins celte nuit devait être la dernière, le général Baïkow se rendait, vers onze heures du malin, chez sa fiancée, dont bientôt il allait
faire sa compagne. Au moment de dépasser la porte Ostra, sur laquelle se trouve une image miraculeuse de la Vierge, révérée de tout le peuple lithuanien, Baïkow fut frappé d'une apoplexie foudroyante , et les traîneaux , en s'arrèlant devant la porte de Mlle Cbtopiçka , ne lui amenèrent plus qu'un cadavre. La pauvre fille, effrayée , courut chez le recteur Pélican, lui cria de loin : « Le général se trouve mal ! » et tomba sans coonaissance. Les saignées du Pélican et les larmes de MM< Chlopiçka furent sans effet. Le lendemain Baïkow fut inhumé dans le cimetière gréco-russe qui se trouve exposé sur une hauteur, auprès de Vilna. Les élèves de la faculté de médecine , guidés par une curiosité blâmable, même pour des disciples d'Esculape, allèrent examiner sur le cadavre, trois jours après son enterrement, les effets d'une apoplexie foudroyante. Ils trouvèrent la peau toute découpée en bandes transversales, comme si Ton venait de le fustiger. Saisis d étonnement et de dégoût, ils le poussèreut du sommet de la montagne, et le cadavre , abandonné à lui-même, roulant sur une pente rapide mais régulière, ne s'arrêta que sur les bords déserts et peu fréquentés d'un ruisseau. Le lendemain il y eut une tombe vide dans le cimetière; toutes les perquisitions furent inutiles; seulement quelques jours après, aux croassements des corbeaux qui s'abattaient par nuées sur leur pâture, on découvrit le cadavre à demi dévoré. Craignant une nouvelle exhumation , on transport! les restes du repas en Russie , où sans doute on les a recouverts d'un rocher de marbre ou d'un monument de bronze.
Observons ici que presque tous ceux qui ont pris part à cette croisade contre la jeunesse de Vilna ont péri d'une mort ignominieuse ou violente. Baïkow, frappé d'apoplexie foudroyante ; Bécu, tué d'un coup de tonnerre; Botwinko, destitué et condamné pour vol; Krolikowski, pendu en 1R3I par les insurgés, et celui qui répondait devant Dieu et devant les hommes de tous ces crimes, qu'il pouvait/empêcher, le
tzar Alexandre, lentement consumé par le poison Cette
main invisible mais sûre', qui frappait les ennemis de l'humanité, ces prémices des éternels châtiments qui les atteignaient déjà sur celte terre, n'ont pas sans doute peu contribué à développer la disposition religieuse que M. Miçkiewicz . avait puisée dans les entretiens de son oncle, ecclésiastique, et dont la dernière expression fut le Livre des pèlerins.
7* Ce passage se rapporte à l'épisode de la IIIe partie des Aïeux, page 232. Vilna fut, on le sait, fondée par Ge-
dîmid, sur le lieu même où il rctiait de tuer un bisou. Voyez té roman de Pôîata, traduit du polonais par Letourneur.
79 Cette partie avait été composée avant 1a précédente, et
Subliée dans la première collection de romances et ballades e M. Miçkiewioz. Il y a entre le Presbytère et les Martyrs dix ans d'intervalle.
80 Quoiqu'il soit impossible de déterminer au juste que! est ce personnage à travers la symbolique de la IV* partie des Aïeux, moins positive et moins transparente que celle des deufc autres, nous croyons pouvoir affirmer que ce prêtre aux cheveux blancs , entouré de marmots qu'il considère comme «es enfants, ce prêtre qui a formé l'esprit et le cœur de Gustave et qui de la part de son élève est l'objet de tant de vénération, n'est autre que l'abbé Miçkiewicz lui-même , l'oncle de notre poêle. Après la suppression de Tordre des jésuites, en JYtt, par Clément XIV, l'université de Vilna, fondée par Etienne Batory, resta sous l'administration des mêmes personnes connues désormais sous le nom d'ex-jésuites. Un respectable rejeton de cette conférrie est parvenu jusqu'à nos jours, et l'abbé Miçkiewicz fut encore en i Si 9 doyen de la faculté des sciences physiques et mathématiques. Peu avant sa mort il se relira dans* sa cure de Novogrudek.
La durée des études universitaires était de Irois ans, après lesquels le pèlerin revenait dans sa maison « riche de la science acquise , mais plus pauvre d'illusions qu'il n'en était arli , et déplorant la perte de tout ce qui lui rendait la vie eureusc et facile... Ce chiffre de trois semble avoir une propriété particulière dans le poème des Àieux. Trois années, puis trois heures, trois lumières, trois genres de mort.... etc. La poésie populaire est remplie de ces chiffres magiques, qui rappellent parfois les nombres de Pylhagore.
w C'est un des passages les plus admirés pour la mélodie du rhylbroeet la vigueur de l'expression.
•5 C'était le jardin de Tuhanowiçze , à quelques milles de Novogrodek.
** C'est la seconde strophe d'une chanson populaire qui commençait à peu près ainsi :
Vous n'êtes plus, reves d'une heure !
L'avenir me glace d'effroi t Si je t'admire et je te pleure , Hélas ! je ne puis être à toi , etc.
M II y avait là quelques vers d'une incontestable beauté. Gustave comparait le premier baiser d'une amante au sentiment que Ton éprouve à la première communion, lorsque l'àme entière se réunit sur les lèvres et vole au-devant du Sauveur. Ces vers ont été supprimés datos toutes les éditions.
88 Quelques prêtres catholiques, pour échapper à la persécution dont ils étaient l'objet de la part du gouvernement moscovite, après l'abolition de l'ordre des jésuites, et pour pouvoir demeurer dans le pays, ont été forcés de prendre femme et d'embrasser le rite grec uni, qui ne diffère du catholicisme que par quelques détails de diseipline.
87 « Si, étant sortis pour combattre vos ennemis, le Seigneur votre Dieu les livre en vos mains, et que les emmenant captifs,
« Vous voyez parmi les captifs une femme belle, que vous aimiez et que vous vouliez épouser,
« Vous l'introduirez dans votre maison, elle rasera sa chevelure et se fera couper les ongles. »
( Deutéronome, XXI, 10.)
« Celle-ci s'appellera d'uu nom pris du nom de
l'homme, pan e qu'elle a été tirée de l'homme.
« Tu quitteras ton père, et tu quitteras ta mère et tu
suivras ton époux , et vous serez deux dans une même chair... » (Genèse, II, 23.)
C'est une loi bien dure que celle qui brise violemment des liens ourdis depuis le berceau et que la tombe seule devrait dissoudre. Mais que dev iennent-ils encore lorsque l'exil, celte mort anticipée, vient jeter un abîme entre le proscrit qui souffre sans se plaindre et celle qui, d'après l'expression de Mickiewicz, a franchi le seuil de l étranger...
88 Ces vers ont été traduits en anglais par une jeune compatriote de Byron, MmeEléonoreOrl — b — r, néek— ngst — n , et je n'hésite pas à donner ici cette charmante traduction , qui, faite sur la mienne , a restitué à tout ce morceau le naturel et la simplicité de style qui le distinguent. Voici le passage :
Draw nigh : — upon Ihe bcd of dealh
Smilmg she rails asleep :
Like ihe pale dawn whpn opal clouds
Around her wbeel and weep.
AU agcU prie*i is ai the door
Her friends in mourning near Her mother yet more sad I see And a smothered wail I hear.
He dares not on the dying gaze, ' Her lover kneels apart, and prays.
The transient brighlness of her eyes
By turns revives and sbines and dies !
The rose is fading from her mouLh
Kow for evermore 'lis flown
And the repose of joy is there
And the violet therc bas blown.
Sbe lifts her colourless brow, and gives
To us, a loving smile :
Then sees the weeping circle round
And sadly faits the whilc;
As while as is the sacrcd bread
The holy priest brings near her bed ;
Her arms are sliff, her trembling breast
More slowly qui vers is at rest.
Oh Mary! ihou art deadi
Look at this latesl pledgo of love
A diamond balhed in flamc ;
Thus lo her saphire eyes a ray
Of her parling spirit came ,
T'was like the insects silver wing
That charma our summer shade
Or the dev drops by the tempest dim'd,
Upon the long grass laid.
No more résistance unto Dealh
She made, than makes the flower
Unto the h and lhat gathcrs il ;
T'was thus she met his power.
It fell on her like snow in spring
On the first pale blossoms shed
But we are lea to weep aloue
Oh Mary! thou art dead!
Deceitiber Bth 1837.
•• En ouvrant une tombe aux environs de Tusculum, dans la campagne de Rome, on vit une clarté brillante et soudaine se répandre dans tout l'intérieur, en illuminant les visages de tous les assistants , et s'éteindre aussitôt. La disposition de la tombe et quelques détails dans les lettres de Cicéron , laissèrent présumer que cette tombe pouvait être celle de Tullia, sa fille , et cette découverte mit tout le monde savant en émoi. On écrivit beaucoup et on disserta davantage sur la nature de la lumière surnaturelle qui s'était exhalée du corps de la jeune fille, et l'hypothèse la plus vraisemblable fut que