‹ OEuvres de Alfred de MussetChapitre 14 sur 18 · X V II I · texte numérisé non relu

X V II I

Que ce Dieu qui m'entend me garde d'un blaaphira

Mais je ne comprend! rien i ce lâche destin

Qui va sur un pa.it briser un diadème,

Farce qu'un poitillon n'a pu sa bride en main.

O vous, qui passerez sur ce fatal chemin,

Regardez à voa paa, sougez à qui vous aime !

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)e le pense et lé die à qui voudra m'en croire, Non pas en courtisan qui flatte la douleur, Maïs je crois qu'une place est vide dans l'histoire. Tout un siècle était la, tout un siècle de gloire, Dans ce hardi jeune homme appuyé sur sa sceur, Dans cette aimable têie, et dans ce brave eccur.

Cènes, c'eût été beau, le jour où son épée, Dans le sang étranger lavée et retrempée, Eût au pays natal ramené la fierté ; Pendant que de son an l'enfant préoccupée, Sur le seuil entr'ouvert laissant ta Charité, Eût fait avec la Muse entrer la Liberté.

murs répété ; tive et tranquille, le douce clarté, e Bonté.

Certes, c'eut été beau, la jeunesse et la vie, Ce qui fut tant aimé, si longtemps attendu, Se réveillant ainsi dans la mère patrie.

J'en parle par hasard, pour l'avoir entrevu ; Quelqu'un peut en pleurer, pour l'avoir mieux

Pauvre prince ! quel rêve à ses dernier! instants!

Une heure (qu'est-Ce donc qu'une heure pour le Temps ?|

Une heure a détourné tout un siècle. O misère '.

Il parlait, il allait au camp, presque à la guerre.

Une heure lui restait; il était fils et père :

11 voulut embrasser sa mère et tes enfants.

C'était là que la mort attendait sa victime; Il en fut épargné dans les déserts brûlants Où l'Arabe fuyant, qui recule à cas lents,

Rampe, le sabre au poing, sous les buissons sanglants; Mais il voulut revoir Neuilly; ce fut son crime.

Neuilly! charmant séjour, tris Illusions d'enfants, à jamais et Lorsqu'au seuil du palais, dan

Quel» projets nous faisions à cet âge ingénu Où toute chose parte, où le cosur est à nu !

Quand, avec tant de force, eut-on tant d'espérance ? Innocente bravoure, audace de l'enfance!

Nous croyions l'heure prête et le moment venu; Nous étions fiers et fous, mais nous avions la France.

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