XII
Ne suffit-il donc pas à l'ange de ténèbre»
Qu'à peine de ce temps il nous reste un grand nom ? Que Géricault, Cuvier, Schiller, Gœthe et Byron Soient endormit d'hier sous les dalles funèbre», El que nom ayon» vu tant d'autres morts célèbres Dans l'abîme entr'ouvert suivre Napoléon?
Nous faut-il perdre encor nos têtes les plus chères, Et venir en pleurant leur fermer les paupières, Dès qu'un rayon d'espoir a brillé dans leurs yeux? Le ciel de ses élua devient-il envieux?
Ou faut-il croire, hélas ! ce que disaient nos pères,
Ah ! combien, depuis peu, sont partis plein» de Sous tes cyprès anciens que de saules nouveaux La cendre de Robert à peine refroidie, Bellini tombe el meurt ! — Une lente agonie Traîne Carre] sanglant à l'éteroel repos.
Le seuil de notre siècle tu pavé de K
Que nous restera-t-il si l'ombre insatiable, Dès que nous bâtissons, vient tout ensevelir? Nous qui senlODs déjà le sol si variable, Et sur tant de débris marchons vers l'avenir, Si le vent sous nos pas balaye ainsi le-sable, De quel deuil le Seigneur veut-il donc nous vîtir?
Lorsque, sur le sillon, l'oiseau chante à l'aurore, Le laboureur s'arrête, et, le front en sueur, Aspire dans l'air pur un souffle de bonheur.
Ainsi nous consolait ta voix fraîche et sonore, El tes chant» dans les cieux emportaient la douleu
a grandeur naî> i »cule au cœur ; nous rendra ja