‹ Œuvres de BaconChapitre 141 sur 170 · VI. — EMDYMION · texte numérisé non relu

VI. — EMDYMION

sance où ils invitent leur maître à se rendre pour se délasser en se mettant à son aise et se déchargeant tout à fait du poids de leur fortune. On doit observer aussi que la plupart de ces favoris insouciants font très-bien leurs affaires et tirent de cette familiarité, du prince des avantages très-réels. Il se peut, à la vérité, que leur maître ne les élève point aux grandes dignités; mais, comme il a pour eux une affection sincère et ne les aime pas seulement en vue de l'utilité et des services qu'il peut tirer d'eux , il verse sur eux une infinité de grâces d'une autre espèce, et par sa munificence il ne tarde pas à les enrichir.

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