Voyoz Pu'T., Vi/" d'Alexandre
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n'en est pas moioB certain qu'on ne voit bien clairement et bien distinctement les grands corps qu'à la pointe du cône formé par les rayons qui s'élancent.de l'objet placé à une certaine distance de l'œil ; de plus, les vieillards voient mieux les objets d'un peu loin que de fort près. Quant aux armes de trait et aux corps lancés , il est certain que le coup est moins fort de très-près que d'un peu loin. Ces circonstances et autres semblables, relatives à la partie de la mesure des mouvements qui a pour objet la détermination des dislances, doivent être observées avec le plus grand soin.
Il est un autre genre de mesure locale des mouvements qu'il ne faut pas non plus négliger; il a pour objet, non les mouvements progressifs, mais les mouvements sphériques, c'est-à-dire ceux d'ex* pansion et de contraction en vertu desquels les corps tendent na*turellement ou se prêtent à occuper un plus grand ou un moindre espace ; car, entre autres mesures des mouvements, il importe beau-' coup de savoir précisément à quel degré de compression ou d'ex-» tension les différentes espèces de corps se prêtent aisément et sans elfort; de marquer le point où ils cotnmencent à résister; en un mot, de bien déterminer le maximum ou non pltis ultra à l'un ou à l'autre égard. On voit un exemple de la première espèce dans une vessie enflée lorsqu'on vient à la comprimer : car tant que la compression de l'air ne passe pas un certain point, la vessie soutient cet eflbrt; mais si l'on appuie davantage, l'air ne se laisse plus comprimer et la vessie se rompt.
Mais, nous-même, à l'aide d\ine expérience plus délicate, nous avons obtenu une détermination plus exacte en ce genre. Nous primes , une clochette de métal, fort mince, fort légère, et semblable à celles qui nous servent de salière ; nous la plongeâmes dans une cuvette remplie d'eau, de manière qu'elle entraînait avec soi jusqu'au fond de la cuvette l'air renfermé dans sa propre concavité. Sur ce fond nous avions d'abord mis une balle au-dessus de laquelle devait être placée la clochette, et tel fut notre résultat dans deux différents cas : lorsque la balle était fort petite par rapport à la concavité de la clochette , l'air se resserrait pour occuper un moindre espace; mais lorsque la balle était trop grande po^r que l'air cédât aisément, alors cet air, ne pouvant plus soutenir une plus grande pression , soulevait d'un côté ou de l'autre la clochette et s'élevait par bulles à la surface de Peau.
De plus, après avoir éprouvé jusqu'à quel point l'air est compressible ; pour savoir ensuite jusqu'à quel degré il est extensible, nous fîmes l'expérience suivante. Nous prîmes un œuf de verre qui avait un trou à l'un de ses bouts ; à l'aide d'une forte succion, nous