Livre bEuxtÈWE
Or, ce tnouvéménl se IrouVb au degré le t)îiis émineht dânô fé bhau'd et le ifrûid ; car l'orsqù'àh corps ën échàufië un autre, ai àhrk la chaleur se répàhd, ce n'est point du tout par la cômmunicâtiori de la première chaleur, mais seulement par réicitation successive du dernier corps à ce mouvement, qui est la forme de la chaleur, et doht lions avons parlé dans la première vendange sur la nature de cette qualité. Aussi la chaleur s'excite-t-elle beaucoup ^\ué lehtement et plus difficilement dans la pierre et lé métal que dans l'âli", ces deux es{)èces de corps étant beaucoup plus inhabiles èl pllis lents à recevoir ce hiouvement; en sorte qu'on peùl, avec guelque probabilité, soupçonner qu'il est dans le sein Be là leri-ë telles substances qui refusent tout à fkit de s'échaùfifer, parce qiié. Vu leur fexti-êmé condensation , elles èont destituées de cet esprit qui, le plus souvent, est le principe du mouvement d'excitàtioii. C'est ainsi que l'aimant doue le fér d'une nouvelle disposilioti de parties et d'un mouvement conforme au sien; mais, quant à lui, il tie perd rien de sd vertu, be môme le levain dô pâte èl la levure de bière, la présure du lait et certainâ poissons excitent et pbovotquent , dans la pâte , là bière ; lé fromage oii le corps hunlâiti , liU iïiouvement qui, se communiquant de proche en proche, se répand dans le tout, moins par là forcé dé Texcllant que par là disposiiibri antérieure de l'excité et sa facilité à céder.
Soit le treizième mouvement celui &împresàion, qui esl ehcdbè lihe espèce de genre compris sous le nom de mouveitient d'assîmiîation. De tous les mouvements qiii se comniuniqîjeht let se bépandfeht, c'est le plus subtil. Nous avons cru devoir* le constituer èii espèce propre et positive , à cause de la différence importante qiii lé distingue des deux premiers. Car lé mouvement d'assiniilatioîi proprement dit transforme les fcôi-pâ mêmes , et dé telle mailièré que, si voils ôlez le premieb moteur, cela n'influe point dli tout sut* les effets ultérieurs. Par exemple, ni la première inflamlnatiori du fcOrps qu'on allume, tii là première conversion d'Uné substance hbn aériforme en àir, n'influé sui* là flartiihë ou sur l'air qui efet ëhàuite eiigendré. Dé même le mouvement d'&jccîtaiioh subsiste âèèëz iong-leriaps, quoiqu'on ôte îépremiei* itiotëur; par exemple, il subsiste dans le corps échauffé après qu'on a ôté le corps éthàiit fant, dans le fer àihdanté quatid on a ôté l'ainlant, ënfiii dans la massé de farine après qu'on à Ôté le leVairi; au lieu (juë le mou- VlBtneht d' impression j quoiqd'il ait aussi la ftlbulté dé se répandre et de se communiquer, ne laisse pas dé dépendre perpétuellerheiil; du premier moteur; eh sorte que, ce moteur étant Ôté ou cëssani; d'agir, ce mouvement cesse et périt également. Aussi ne tàiit-il qu'un
instant, ou du moins qu'un temps fort court, pour le faire naître. Pour distinguer ce mouvement d'assimilation ou d'eoDcitation de celui dont nous parlons actuellement, nous appelons le premier mouvement de la génération de Jupiter , parce qu'en effet sa génération subsiste ; et le dernier, mouvement de la génération de Sa~ iurne, parce qu'à peine né il est aussitôt dévoré et absorbé. Or, celui-ci se manifeste dans trois choses : dans les rayons de la lumière, dans les vibrations des sons et dans les phénomènes magnétiques, du moins quant à la communication. En effet, la lumière ôtée, les couleurs disparaissent à l'instant, ainsi que toutes ses autres images. Si , après avoir frappé un corps sonore , on fait cesser l'ébranlement occasionné par cette percussion, le son périt presque aussitôt; car, quoique les sons soient susceptibles d'être agités par les vents dans le milieu qui leur sert de véhicule, à peu près comme les corps flottants le sont par les ondes , cependant , pour peu qu'on approfondisse ce sujet, on conçoit aisément que le son ne dure pas autant que la résonnance. En effet, lorsqu'on frappe sur une cloche , le son paraît durer assez long-temps , ce qui peut aisément induire en erreur ; et en effet, l'on se tromperait fort si l'on s'imaginait que le son, durant tout ce temps-là, demeure comme flottant, comme suspendu dans Fair : ce qui est absolument faux; car cette résonnance n'est rien moins que le même son individuel et continu , mais un son qui se renouvelle d'instant en instant. Et c'est ce dont il est aisé de s'assurer en touchant le corps frappé, pour arrêter son mouvement : par exemple, si l'on saisit la cloche avec assez de force pour arrêter son mouvement (ses vibrations), le son périt aussitôt, et elle cesse de résonner. C'est ce qu'on observe aussi dans les instruments à cordes. Si , après le premier coup donné à une corde, on la touche, ou avec le doigt si c'est une harpe, ou avec la plume si c'est un tympanon ou une mandoline, la résonnance cesse à l'instant. De même, sitôt qu'on ôte l'aimant, le fer tombe. Mais on ne peut ôter ainsi la lune à l'océan sur lequel elle agit , ni la terre aux corps pesants tandis qu'ils tombent. Ainsi on ne peut tenter sur l'action de ces deux grands corps une expérience semblable à celles dont nous venons de parler ; mais dans les deux cas la loi est la même.
Soit le quatorzième mouvement celui de configuration ou de situation, par lequel les corps appètent, non telle union ou telle séparation , mais telles situations respectives , telle distribution dans un tout, en un mot, telle configuration. Ce mouvement est trèsdifficile à apercevoir, et a été jusqu'ici fort mal observé. Dans cer- ^ tains cas même il semble presque inexplicable, quoiqu'il nous