‹ Œuvres de BalzacChapitre 26 sur 78 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

M. de Montivers devait, avant de partir pour une

ANNETTE ET LE CRIMINEL

mission, marier Ania-lto avec Argow. Celle cérémonie élail indiquée pour cinq heures du matin, parce que monsieur, niaflame Gérard et les nouveaux mariés, devaient partir sur-le-champ pour Durantaloi'i \ ernycl était déjà à préparer le château cl à le meubler de manière à ce qui! lut digne d' Annelte.

La nuit de celle union était arrivée. Annctlc, simplement mise, attendait M. de Duranlal. Argow \inl; il était en noir, ce qui frappa mademoiselle (iérard, car elle était tout en blanc, et ces deux habillements formaient le plus grand contraste : Annelte tressaillit et «ijouta cet augure à tous les avertisNements que le hasard lui avait donnés ; mais ce n'élail rien encore.

Il y avait ce jour-là une fêle particulière à l'église où ils allaient se marier; c'était la dédicace de celte église, et celle fête fut cause du plus grand saisissement qu"Annelte pùl éprouver.

Elle avait surmonté toutes les craintes; l'aspect d'Argow l'avait rendue à tout ce que l'amour a de plus voluptueux, et ces sentiments avaient mille fois . plus de charme pour une vierge aussi pure qu'elle que pour toute autre, car en touchant au bonheur, elle voyait la terre et les cicux lui sourire, et plus elle s'était interdit de tels sentiments d'amour, plus elle devait éprouver de charme à les savourer. Aussi, en ce moment de joie, elle brillait de toutes les beautés terrestres, et jamais elle n'avait eu plus de sentiments dans son cœur que quand, en descendant de voilure devant l'église, Argow lui donna sa main qu'elle sentit trembler dans la sienne. Elle lui jeta un regard dans lequel toutes les harmonies de la terre se réunissaient : c'était la sainteté, la tendresse, l'amour, le respect, la joie, la beauté, la pudeur et la chaste conflance d'une vierge, confondus dans une seule expression; son haleine, sa respiration même, sa contenance, tout parlait et imprimait un sentiment de vénération en faveur de cette si séduisante créature. S'il y avait eu une foule, elle se serait agenouillée devant une telle fiancée.

Elle s'avança en s'appuyant sur le bras d'Argow avec une complaisance qui indiquait toutes les pensées de son àme. Pour la première fois de sa vie elle allait entrer dans une église avec deux sentiments, celui d'une religion profonde et celui du plus tendre amour. Elle entra, leva les yeux, et une si grande terreur vint l'épouvanter, qu'elle resta froide et pâle entre les bras de M. Maxendi.

En effet, qu'on juge de l'impression que devait produire sur la superstitieuse Annette le tableau qui

' Liilce tle celle scène se trouvait dans le Vicaire des Ardenncs, atilant que ma mémoire me permet ce souvenir; et, comme col ouvrage a été supprimé et que je pense que ce nesl pas celte iilée qui l'a fait saisir, j'ai cru ponvoir la reproduire

s'offrait à ses regards, et ces paroles qu'une voix sinistre avait prononcées : De profundis clamaril anima mea, etc. '.

L'église était toute tendue en noir, et devant Annette était une bière autour de laquelle brillaient les pâles flambeaux du convoi : une tête de mort, des larmes, des os croisés, tels étaient les objets qu'elle aperçut, et autour du cercueil des prêtres, des parents pleuraient en continuant un chant lamenlablc. Il était encore nuit : l'église sombre, ensevelie tout entière sous ce drap, semblait plus silencieuse, et les fatales paroles avaient retenti dans le cœur d'.innette avec toute leur signification.

Qu'on se figure, devant cet appareil, une jeune mariée, brillante de beauté, qui vient échouer sur celle tombe avec sa joie et son amour! Toutes les fiancées, dans cette fatale position, ne trembleraicnt-cllcs pas?... Mais combien mademoiselle Gérard dut-elle être plus effrayée, elle qui trouvait un présage dans les moindres choses !...

Argow l'avait entraînée entre ses bras, et portée dans Ta sacristie.

M. Gérard y était déjà, et se plaignait hautement de l'inconvenance d'une pareille cérémonie.

— Oui, monsieur, disait-il au sacristain et au vicaire, lorsque l'on a un mariage à célébrer, concurremment avec un enterrement, on fait prévenir du moins les personnes, et elles retardent, si elles le jugent convenable, le moment de leur cérémonie!. .

— Monsieur, répondit le vicaire, l'urgence est une raison suffisante, on ne pouvait pas attendre une heure de plus pour l'enterrement de la personne décédée, à cause du genre de maladie, et il nous a été recommandé même de le faire au matin...

— Mais vous pouviez me prévenir.

— Monsieur, dit le vicaire, j'avais ordonné que l'on vous fît entrer par une autre porte, et c'est une erreur du sacristain.

— Au surplus le mal est fait, dit M. Gérard en voyant Argow entrer avec sa Olle.

La chevelure abondante d'Annetle était détachée, et répandait ses boucles sur la poitrine du pirate : elle saisissait son mari avec une force rendue naïve par l'abandon qui régnait dans sa pose; ses lèvres étaient décolorées, et son haleine d'ambroisie s'échappait par intervalles inégaux, de manière qu'on pouvait en quelque sorte la voir.

— Annette!... Mon Annette, disait Argow au désespoir, reviens à toi, reviens!... Toutes ces figures horribles ont disparu!... Ne soyez plus ef-

sans qui] y eiit de mal : du reste, je ne fais celte observation que pour me jusiificr du reproche de répétition auprès des piT.sonnes i|ui auraienl lu le Vicaite.

[ÎS'ote de Vauttur.)

AiNNEÏTE ET LE CRIMINEL.

iVayée!... Relevez voire tète!... Non, non, qu'elle reste sur mon sein!... Voyez, c'est moi, écoutez, ce ne sont plus de lugubres accents! ..

Annette rouvrit les yeux; mais elle n'avait pas entendu; elle parla, mais comme un être en proie à une aliénation terrible :

— Quel présage!... Nous mourrons !... Oui, mais nous mourrons ensemble!... Il y a de la mort dans notre union !... Quand je l'ai vu, lui, il était sur un tombeau ; quand je l'ai revu, j'étais sur un sépulcre, et ce sera mon époux tle gloire. Oh! ajouta-t-ellc, mue par la volonté de rendre les images terribles qui l'avaient obsédée un temps, et qui se reproduisaient en ce moment dans son âme, voyez-vous, il a une ligne sur le cou!... cachez-la !...

— Mon unique amour, disait Argow, écoutezmoi, rien ne nous présage des malheurs; car en ce moment nous sommes unis comme deux amants, et ta tète est sur mon sein, tes doigts chéris se sont mariés aux miens!... Ah! c'est le plus pur bonheur!

— C'est lui!... s'écria Annette en ce moment.

Alors elle releva doucement sa tête, ses yeux devinrent sereins, elle reprit peu à peu sa connaisîance,etsapureinnocence la faisant agircommepar instinct, elle sourit, se dégagea par un mouvement rempli de charmesd'cntrelesbrasde3I.deMaxendi, elle tressaillit, une larme roula dans ses yeux, et elle vint se précipiter dans les bras de sa mère.

A cet instant, M. deMunlivers, qui arrivait, et que l'on avait instruit de 1,'événement, s'approcha d'Annette, et lui dit, de sa voix grave :

— 31a fdle, vous n'êtes pas chrétienne en vous abandonnant à de pareilles terreurs. Dieu seul conduit les événements de la vie, et rien n'en peut détourner le cours!...

A cette voix grave et imposante, Annette sentit le calme renaître dans son cœur, et la nuit ne servit plus qu'à jeter dans son âme toute la piété qu'exige cette cérémonie imposante, qui se trouve seule, dans la vie humaine, comme un monument auquel se rattachent tous les événements du reste de l'existence.

(lertes, un des tableaux les plus poétiques que puisse présenter notre re'ligion, après celui d'un prêtre consolant la mort, est celui qu'offrait Annette etson époux, réunis devant un simple autel dont les cierges rougissaient faiblement lanef parleurolarté tremblante. On entendait à la porte de l'église les dernières prières des morts, et le bruit du convoi qui sortait. In prêtre vénérable avait devant lui une jeune (illc, l'amour de la nature, et un homme, au regard inquiet, un grand criminel , pardonné par la bonté céleste , et cet être semblait douter de son bonheur.

l'rappc de ce spectacle, M. de Monlivcrs, avant

d'unir la vierge au criminel, leur dit d'une voix recueillie :

— Une seule âme, une seule chair, c'est ainsi que l'Église vous voit. Toute individualité cesse désormais entre vous, et, dans ces paroles, mes enfants, vous trouverez un traité tout entier sur les obligations du mariage, vous n'avez qu'à les commenter et suivre tout ce que cette phrase renferme d'utiles préceptes. Désormais tout sera donc commun entre vous ; j'imagine que vi>us n'êtes venus recevoir cette bénédiction nuptiale, le plus grand lien de la terre, qu'après vous être assurés que la d.uce conformité de vos goûts ne fera pas une chaîne de ce tendre lien, ou que la disparité de vos qualités aimables ne servira qu'à rendre le mariage un état de grâce et de bonheur. Que cette parole, que je vais prononcer, vous soit un lien d'amour, qu'il soit de fleurs, qu'elles renaissent à chaque pas, et si le malheur vous accablait, souvenez-vous de ce discours. Une seule âme, une seule chair!... car je vous unis. CONJUNGO, etc.

Ce mot prononcé, Annette était perdue!... etson terrible destin ne devait plus tarder beaucoup à s'accomplir! Nous pourrions nous écrier comme l'éloquent prédicateur : <: La terreur est semée! » mais gardons-nous bien d'anticiper sur ces funestes événements.

Toutes les cérémonies de la terre étaient terminées, Argow et Annette étaient à jamais unis, et la même voiture les entraînait vers Durantal. Jamais il ne fut au monde un plus gracieux voyage.

Désormais Annette pouvait, sans crime, déployer toute sa tendresse pour l'être qu'elle aimait, pour le seul être qu'elle dut aimer, pour celui qui fit tressaillir toutes les cordes de son cœur. Argow , chose incroyable! avait acquis une foule de sentiments que la nature dépose dans toutes les âmes énergiques, et qu'elles peuvent ne pas développer, mais qui n'en existent pas moins : la plus précieuse de ses qualités, et celle qu'on aurait attendue le moins d'Argow, était un respect et une délicatesse rares. Loin de regarder Annette comme une créature que les lois lui donnaient connue une espèce (le propriété animale, il se délit de tous ses droits, et dit à Annette ;

— Ma chère et unique fl</ortr, conserve, je t'en prie, la noble liberté de toi-même; restons antants, et que jamais le devoir ne soit une autorité: suivons l'impulsion de nos coeurs.

— Oui , dit Annette.

El jetant ses bras avec grâce aulourdu cou de son (■•poux , elle déposa sur son front un chaste baiser, en ajoutant :

— Je veux que ce soit moi qui vous aie lait le [iremicr don d'amour...

ANNETTE ET LE CUIMIXEL

Argow la regarda avec atlciidrissemcnl, et, se penchant sur ses lèvres de rose, il ajouta la plus grande volupté terrestre, en confondant son âme dans l'ànio d'Ann.tte :

— Ah! s'écria-l-il, je de\icns pur, je me lave de tiiutc souillure en mêlant ainsi mon souille au lien , j'espère mon pardon du ciel, si^jc continue longtemps une telîe vie de bonheur! mon amour mémo sera une longue prière.

ArmcUe, attendrie* s"écria avec une espèce de volupté :

— Je savais bien que je trouverais tout dans une àmo aniioncée par des traits aussi brillants.

Et on achevant ces paroles, la vierge sainlocaressait légèrement le cou , les cheveux, la tôle entière de cet être qui, dès lors, ne devait plus respirer qu'amour, religion, et la résignation la plus sublime.

Avec quelle joie et (iiiolle ivresse ils rcvirontcotte route, dont chaque bdrnc était un monument pour leurs cœurs! Que l'envoie Annettc heureuse de pouvoir se livrer , sous les auspices et aux regards du ciel, à toute l'exaltation de son âme, donner carrière à sa force aimante envers la créature, la même activité, la mênie expansion qu'à son amour pour les cicux, ne pas craindre de rendre ces deux scntimenls ri\aux. Voyez-la dans ce moment! car c'était le plus beau moment de bonheur qu'elle put obtenir dafis son ajjparition ici-bas. Regardez! elle est, le plus souvent , la tète appuyée gracieusemont sur l'épaule de son époux, non pas de gloire, mais iVamonr; elle lui sourit, et ce sourire passe à travers des dents rivales des perles de TOrient; une haleiiie dambri.'isie, pure conune son âme, semble se joui r sur des lèvres amoureusement candides ; t^es mains qui, jusqu'alors, n'ont tenu que la blanche dentelle, et n'ont caressé, flatté que son père ou sa mère bion-aimée,ses mains s'entrelacent avec volupté aux mains terribles qui, jadis, ont remue les cnniiiis , manié la hache , cl lancé la mort. Pour un homme qui a connu l'Argow de la Daphnis ', le spectacle de ces mains entrelacées est un mélange de terreur et de grâce : les yeux d'Annelte tont brillants, transparents comme ceux qu'un peintre a donnés à iMarie Sluart chantant avec Rizzio, et ces veux ravissants montrent à Argow la route; car en ce moment la voilure est à Tendroit où ce dernier manqufi périr, et où mademoiselle Gérard \int lui apparaître comme un angequidescondaitdescieux. Quant à M. de Durantal , il senible toujours dire à chaque instant : » Quel droit ai-je donc à tant de bonheur?... >

Ils approchaient de ^ alence, qu'ils ne devaient que traverser; car il faisait nuit, le temps était à

' C"csl le nom de la frégate à bord de laquelle se jiHssail . dans /(• Vil aire (1rs An/cnucs , h révollc fomenlée jiar Argow.

la pluie, et des nuages très-noirs sillonnaient le ciel, Annetle proposa à M. de Durantal de s'arrêter à \ alence; mais il lui objecta que pour deux heures de plus qu'ils auraient à rester en voyage, ils feraient mieux d'atteindre le château. C'était une chose si indifférenlo. qu'Annelte n'insista seulement pas, et l'on ciiutinua de voyager.

Ici, une description succincte de la position du château de Durantal est nécessaire pour mille raisons : elle sera aussi abrégée que faire se pourra.

Le château de Durantal est situé sur une hauteur, autant dire même une montagne : les murs du parc se trouvent enceindre la monlagnc entière, cl l'habitation domaniale, située à mi-cote, sépare en deux parties bien égales la largeur de cette cùle, à gauche de laquelle est le village de Durantal. La grande route de Valence à F*** vient aboutir au bas du parc, précisément en face du château; mais là, la route tourne à droite , au lieu de passer dans le village, de manière que celle montagne, au milieu de laquelle le château s'élevait, était flanquée à gau- . chc par le bourg, et à droite par la grande route.

11 s'ensuivait de laque les anciens propriétaires de Durantal avaientdeax enlréesdifTérentes : d'abord celte avenue qui conduisait au château par la grande route à droite, laquelle avenue était pavée, et donnait sur la principale façade du château : mais 1 par la suite on avait, à travers le parc , ouvert une autre avenue qui conduisait, d'une autre façade , au village et à l'église dç Durantal. Argow, en achetant celte propriété, avait regardé ces deux avenues comme trop longues pour arriver à son château ; et, ayant ordonné de jeter des pouls sur les rivières factices du parc, on dut perc; r une avenue qui conduisît à travers la monlagnc , droit à la route. 11 devait y avoir une belle grille ; car comme il comptait habiter la façade qui avait pour point de vue les plaines de Valence et la grande route, ce chemin montrait à tous les passants le château de Durantal dans toute sa splendeur.

Alors on voit qu'il y avait trois chemins différents pour arriver au château d'Argow ; car Vernyct venait de faire terminer l'avenue qui y menai l en droite ligne, et qui semblait être la continuation de la grande route. Ordinairement Argow désignait au postillon le chemin par lequel il voulait être conduit, et il était di'p arrivé d;'ux fois qu'ayant affaire dans le village il se fut fait monor par Durantal.

Le hasard voulut que le postillon, qui conduisait Argow en ce moment, fut celui qui, les deux fois, l'avait mené par le village, il devait donc naturellement suivre la route précédennnenl indiquée, el Argow , tout entier au chirmo de voyager avec Annetle, no fit aucune attention à une chose aussi orditiairo.

A^'NETTE ET LE CRIMLNËL

Mais le chemin du village n'était pas le même au printemps qu'en été, et surtout lorsque, pendant deux heures, la plus furieuse pluie qui fut tombée de mémoire d'homme, avait déployé sa rage sur la contrée: il y avait des ornières d'une étonnante profondeur, et, malgré sa science, le postillon douta de pouvoir arriver à Durantal.

Aux premières maisons du village, le postillon fut contraint de s'arrêter ; car il n'était pas possible d'aller plus loin. La voiture de M. de Durantal courait risque de se casser, et le postillon tâcha de gagner le pavé qui se trouvait devant une maison qui avait assez d'apparence. Là, il se dégagea de dessus son porteur , nagea dans un océan de boue, et après mille jurons, attrapa la chaîne d'une sonnette, et sonna de toutes ses forces.

— Qui va là? demanda une vieille femme à la voix cassée.

— C'est un postillon embourbé qui voudrait...

— Un postillon ! sainte Vierge ! s'écria la vieille on interrompant le discours du claque-fouet, jamais chaise de poste n'a passé par le village de Durantal ! c'est tout au plus si , en vingt ans, j'ai vu passer trois fois lu voiture du seigneur... Vous êtes un maraud...

Bah! la croisée était refermée, et la vieille n'entendait plus.

— Ah ! je vais te faire ouvrir! s'écria le postillon.

El il se mit à sonner comme s'il s'agissait de l'enterrement d'un pape.

— Postillon, dit Argow, essayez plutôt de regagner la route neuve.

— Eh ! M. le marquis, l'eau entre dans votre voiture, il vaut mieux envoyer chercher du nioiidc au château, et, à travers le parc, on viendra vous chercher ici quand la pluie aura cessé.

Et le postillon de sonner toujours.

On entendit à l'intérieur un colloque de six ou sept voix de femmes, et l'on vit de la lumière aller et venir.

Enfin l'on ouvrit, le postillon montra la voiture, et, à cet aspect, l'on voulut bien recevoir Annottc et M. de Durantal ; mais aussitôt que le postillon les eut nommés , il y eut un émoi général et un empressement étonnant. La vieille fut chercher ut! parapluie et un vieux tapis, et les deux époux entrèrent dans cette maison à dix heures et demie du soir.

Le postillon détela les ciicvaux, abrita la voilure, et s'en retourna avec mille peines.

Vous, lecteur, si jusqu'ici \ous m'avez vu conduire mon char à peu près comme le postillon conduisait nos héros, espérez que, désormais, nous allons rouler avec trop de rapidité, peut-être, quand vous apercevrez le but.

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