‹ Œuvres de Barthélemy et MéryChapitre 19 sur 79 · A M. VICTOR COUSIN · texte numérisé non relu

A M. VICTOR COUSIN

En queiê eoiuevimui agrosf Voilà pour qnellcf gêna nous payons le budget ! ( YinGiLi, traduction de Delilie, )

Une seule pensée clbsèàe notre vie !

Que nous font aujourd'hui Lisbonne et Yarsovie^ Et la peste lointaine, ou le Belge voisin? De ses rêves de gloire oubliant la chimère, La France des trois-jonrs, comme une jeune mère, À soif du bonheur de Cousin.

Aussi le Moniteur, son fidèle interprète, A toujours pour son fils une colonne prête, Répertoire de croix et de bons du trésor ; Pour nous consoler tous de la publique gêne, n construit le tonneau du pftle Diogène, Et le garnit de cercles d'or.

Dans notre siècle athée, heureux qui se confie Au modeste repos de la philosophie I

* M. Yictor Cousin est ce philosophe qui se disait loner si aoQTent par la Gazette , soas Charles X , et qui recevait de ce roi des places et la décoration de la Léglon-dHonneiir. Depais le gonTemenient de Juillet , peu de semaines se passent sans que le Moniteur noos annonce une nonvelle dignitée accordée k M. Goosin , par conséqiulbt sollicitée par loi. Avec sa modestie de philosophe et son intrigue psychologique, il est anjourdliui académicien^ inspecteur de Téducation en Prusse, memhre du conseil d'instruction publique, commis-voyageur de rUniTersité, officier de la Légion-d'Uonnenr et conseiller d'État M. Cousin est un de ces obscurs rêveurs, fléaux des libraires, dont personne ne parlerait, s'ils n'avaient en soin de se foire cent articles dans leur Journal des Débats,- 79 'est-il pas temps qu'un ministère national arrête toutes ces jongleries, toutes ces intrigues de Causse bonhomie philosophique, toutes ces ndnenses déprédations?

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