CRI DE GUERRE
4 août , 5 heures da soir. *
Que l'horizon est noir ! à notre cri de guerre
Le ciel a répondu par cent coups de tonnerre»
0 prodige I léclair, électrique chaînon.
Tombe pour allumer notre premier canon.
Nous acceptons l'augure : en avant ! l'heure sonne
Où tout cœur d'homme vibre, où toute chair frissonne ;
* An moment oole cri de gnerre retentissait dans Paris, le ciel, depuis long-temps si serein, noas versait nn orage époavantable accom« pagné de tonnerre et d'édairs.
CRI DE «UËRRE. 1T|
Bats la charge^ tambour 1 grande armée, en avant I Yexillaires, livrez les enseignes au venti Que sous le ciel du Nord les strophes marseillaises Éclatent dans les bois de pins et de mélèzes I Que les peuples amis de l'Escaut et du Rhin Répètent tous en chœur le magique refrain ! Oh ! ce n'est point ici Télan d'une semaine, Un duel singulier pour un royal domaine ; C*est une guerre immense, un choc universel : Nos coups retentiront plus loin que le Texel. Oui I quand le drapeau saint sort de son enveloppe, De clochers en clochers il visite l'Europe ; Alors la liberté réveille aux jours promis La grande Josaphat des peuples endormis. Que d'éclat nous attend ! dans l'avenir immense On dirait qu'aujourd'hui notre histoire commence 1 Oh I que je m'applaudis, moi, poète des camps^ D'être né dans cet Age où s'ouvrent les volcans ! Trop de fois le pouvoir sentit ma pointe aiguë ; Il a déjà vidé la tasse de ciguë ; Ne jetons plus les yeux sur ce cadavre froid : Dans l'oublieux cercueil qu'on le cloue à l'étroit. Néméshy laisse là ces ministres pygmées ; Prends ton sublime vol, plane sur nos armées ; Celle dont la parole a glacé les méchans Aura pour nos héros de magnifiques chants. Monte au char druidique, agrafe à tes épaules Le lin blanc qui parait la prêtresse des Gaules ; Tu n'es plus aujourd'hui la sibylle d'Endor ; Coupe le gui sacré sous ta faucille d'or, Mêle ta voix de fer à l'ouragan qui tonne ; Et puis, comme autrefois, dans la forêt bretonne, Prenant pour piédestal la pierre des dolmins, Crie avec les Gaulois : Anathème aux Germains I
m NÉMÉSIS.
NOTES
Je Vaiâ à don Migaely en minUtre ^eonome, Ravir mes flagellét Saayinet et Bonhomme,
Plasieun citoyens français ^ établis à Lisbonne de l'aveu même du gouvernement portugais ^ se virent ^ sans aucun motif et contre tous les principes du droit des gens, en butte aux persécutions les plus révoltantes. MM. Sauvinet et Bonhomme furent ceux qui eurent le plus à souffrir. Le dernier, même, subit une condamnation infamante. C'est pour demander réparation de cette insulte faite à la France dans la personne de quelques-uns de ses enfans, qu'une escadre, sous les ordres du contre-amiral baron Roussin , força les passes du Tage le il juillet 1851, et se présenta devant Lisbonne, Le gouvernement portugais se hâta d'accéder aux demandes de la France, et supporta tous les frais de l'expédition.
Ik AOUT 1831.