‹ Œuvres de BeaumarchaisChapitre 2 sur 319 · AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR

Le premier est la reproduction du portrait de Cochin, gravé par Saint-Aubin, le seul ressemblant d'après l'affirmation de Beaumarchais lui-même, et qui date de 177S.

Les trente-trois autres lithographies ou gravures que possède le cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale sont des variantes de valeur très inégale de ce prototype, « faites de chic ».

Dans toutes, a très bien observé M. Lintilhac dans le chapitre iconographique de son livre, « dans toutes, cependant, les traits caractéristiques persistent. Le front très découvert est bombé: l'œil grand ouvert regarde droit devant lui; le nez est long, son arête droite, le bout légèrement busqué; les lèvres charnues corrigent leur expression de sensualité par un fin sourire qui les trousse et en relève toujours les coins; le menton et la mâchoire sont forts et carrés, les pommettes saillantes; les cheveux assez longs et bouclés rejetés en arrière ajoutent au mouvement de l'ensemble ».

Mais le plus remarquable des portraits est celui fait au pastel par Perronneau, qui a figuré à l'exposition rétrospective de 1818, à celle de Rouen en 1884, et qui est d'une authenticité certaine.

Cette œuvre de maître appartient à M. Le Breton. Ce savant archéologue, conservateur du Musée céramique de Rouen, membre correspondant de l'Institut, a bien voulu nous en permettre, comme à M. Lintilhic, la reproduction d'après une photographie.

Nous le remercions d'avoir ainsi contribué à embellir cette édition de Beaumarchais et à enrichir notre collection des classiques français.

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