‹ Œuvres de BeaumarchaisChapitre 253 sur 319 · SCÈNE XI. — LÉON. LA COMTESSE, FLORESTINE, BÉGEARSS · texte numérisé non relu

SCÈNE XI. — LÉON. LA COMTESSE, FLORESTINE, BÉGEARSS

léon, avec chagrin. — Mon père s'en va i| uand j'arrive ! Il m'a traité avec une rigueur...

LA COMTESSE, sévèrement. — Mon fils, quels discours teneZ-VOUS?

DOis-je me voir toujours froissée par l'injustice de chacun? Votre père a besoin d'écrire à la personne qui échange ses terres.

florestine, gaiement. — Vous regrettez votre papa? nous aussi nous le regrettons. Cependant, connue il sait que c'est aujourd'hui votre fête, il m'a chargée, monsieur, de vous présenter ce bouquet.

(Elle lui fait une grande révérence.)

LÉON, pendant qu'elle l'ajuste à sa boutonnière... Il n'en pouvait prier quelqu'un qui me rendît ses bontés aussi chères... IH'cmbrasse.)

FLORESTINE, se débattant. — Voyez, madame, si on peut jamais badiner avec lui, sans qu'il abuse au même instant.

LA COMTESSE, souriant. — Mùll enfant, le jour (le sa fête, 011 peut

lui passer quelque chose.

FLORESTINE, baissant les yeux. — Pour l'en punir, madame, l'aiteS-

lui lire le discours qui fut, dit-on, tanl applaudi hier à l'assemblée. léon. — Si maman juge que j'ai tort, j'irai chercher ma pénitence.

FLOREstine. — Ah! madame, ordonnez-le lui.

LA COMTESSE. — Apportez-nous, mon fils, votre discours : moi,

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