‹ OEuvres de Berryer. Discours parlementaires (volume 2)Chapitre 12 sur 104 · BUDGET DE 18M. ^ A6RICULTUBE ET COMMERCE · texte numérisé non relu

BUDGET DE 18M. ^ A6RICULTUBE ET COMMERCE

amendeineDt, soutenu par le gouvernement, demandait le rétablissement de cette somme. 11 fut développé par M. Roux-Carbon nel. M. Berryer répondit,

M. Beerter, rapporteur. Messieurs^ l'assemblée n*a pas oublié la longue discussion à laquelle a donné lieu le chapitre sur lequel vous avez à voter en ce moment. Lors de la discussion du budget de 1850, la question a été fort débattu^. Nous avons fait savoir que dans le sein de la commission du budget de 1850 M. le ministre de l'agriculture et du commerce avait exprimé Tintention de supprimer une des trois écoles.

La commission avait été frappée de l'importance de la dépense, du chiffre de l'allocation spéciale à ce chapitre. Elle a été bien plus frappée encore de la situation que les états qui lui avaient été fournis sur le sort des élèves sortis de cette école lui avaient ré* vélée.

Un MBMfiRE. C'est contesté.

M. LE Rapporteur. Je rappelle une discussion, et une discussion fort longue et fort animée ; il est bien certain qu'il y a eu des contestations.

La commission, dis-je, proposa alors, d'accord avec le ministre, dans cette prévision de la suppression possible d'une des trois écoles, une simple réduction de 14,000 fr.

Poiir le budget de 1851, la situation se présente la même. Nous nous sommes fait remettre de nouveau des états sur la situation des trois écoles d'arts et métiers. Là nous avons vu et de nouveau constaté les vues de la direction donnée à ces écoles, de leur administration surtout ; nous avons été plus convaincus encore qu'il y avait dans les trois écoles réunies un trop grand nombre d'élèves....

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M. Sautâtra. Je demande la parole.

M. LB Rapporteur Et que, loin d'ouvrir à ces

élèves une carrière heureuse, l'on créait dans ces écoles^ pour le plus grand nombre d'entre eux, des misères et une carrière de déceptions.

M. Corne. C'est là ce qui est contesté.

M. LE Rapporteur. Je rappelle ce qui a été dit, et je reproduis devant l'assemblée ce qui a été reproduit dans le sein de la commission du budget.

Nous avons fait considérer à rassemblée que les élèves, ces fils d'ouvriers, sont élevés dans les centres d'industrie, pour lesquels les chefs des grands établissements industriels ont fondé des écoles où ils réunissent- des études théoriques aux études pratiques et que le grand nombre de ces établissements-là rendent superflu le grand nombre des pensions dans les trois écoles dont il s'agit.

M. Rawdoing. Voulez-vous nous en citer une seulement ?

M. LE Rapporteur. Je voudrais que les intérêts de localité fussent un peu moins alarmés en présence des intérêts généraux.

A GAUCHE. C'est l'intérêt général.

M. Charras. C'est la cause de l'ignorance contre l'enseignement.

M. LE Rapporteur. J'ai dit et je répète que le sort de ces élèves Cbt tel que le gouvernement ne fait pas pour eux une chose utile en les appelant en. aussi grand nombre dans les trois écoles. Je le maintiens, car il nous est impossible de voir les derniers états qui nous sont remis sans que cela ressorte évidemment.

Il y a le premier de ces états, de 1847 et 1848, qui mentionne une sortie de cinquante -six élèves. Le

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