‹ OEuvres de Berryer. Discours parlementaires (volume 2)Chapitre 14 sur 104 · BUDGET DE 1851. AGRICULTURE ET COUMERCE · texte numérisé non relu

BUDGET DE 1851. AGRICULTURE ET COUMERCE

invoque, pour amoindrir renseignement industriel, des faits contre lesquels je m'élève, des faits que je montrerai erronés.

On a cité tout à l'heure des états, on ne nous a même pas dit si c'était sur l'ensemble des écoles que portaient ces états^ ou sur l'une d'elles. Eh bien, un de nos honorables collègues est venu tout à l'heure m'apporter un état de l'école d'Angers, qui vous prouvera que, même dans ces années calamiteuses où nous avions les ateliers nationaux, où toute industrie était morte ou mourante, il s.ortait encore de l'école d'Angers neuf dixièmes de jeunes gens capables et recherchés par l'industrie et placés à l'instant même. (Très-bien ! très-bien I)

Cette question a sa gravité ; je demande donc que l'assemblée veuille bien remettre le débat à demain.

A GAUCHE. Oui! oui I A demain I à demain I

M. LE Rapporteur. J'ai dit que la commission s'était fait mettre sous les yeux les états des trois écoles. On en cite une, je prends l'état qui la concerne, et je prierai l'honorable orateur de le parcourir comme moi. Le voici :

Cinquante-six élèves :

Le premier, sans emploi ;

Le second^ sans emploi ;

Le troisième, sans emploi ;

Le quatrième, soldat au 2^ régiment du génie ;

Le cinquième, sans emploi, etc.

Parcourez l'état, et vous verrez.

La suite de la discussion fut remise au lendemain. Elle se prolongea entre M. Corne, IL Benoist-d'Azy, M. Dumas, ministre du commerce, et M. Berryer, rapporteur. La réduction, proposée par la commission^ fut rejetée au scrutin par 381 voix contre 210.

66 DISCOURS PABLEMENTAIK£S« — 1850.

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