PROJET DE LOI SLR LES ÉLECTIONS. — URGENCE
M. Baraguey-d'Hilliers. L'assemblée doit décider saDs débat.
Voix a gauche. Je demande que la prise en considération de Turgence ne soit pas discutée. C'est contraire au règlement.
M. le Président. Vous vous trompez, on a toujours discuté Turgence.
Voix a gauche. Non pas la prise en considération. Le règlement est positif.
M. Berrter, à la gauche. Voulez-vous m'accorder le silence?
Le message dont vous venez d'entendre la lecture présente, au point de vue du pouvoir exécutif, l'exposé général de la situation des affaires du pays ; il indique les mesures que M. le président de la république croit opportunes, nécessaires même pour assurer la tranquillité du pays et le service des intérêts généraux. Ce document est grave. Il ne s'agit pas de le discute^, ni dans sa pensée, ni dans ses termes ; mais il a reçu une gravité plus grande encore par les circonstances qui l'ont précédé : la retraite totale, imprévue, spontanée, du précédent cabinet ; les difficultés qui ont notoirement accompagné la formation du ministère actuel.
Voix A gauche. Ce n'est pas la question! Parlez sur l'urgence I
Voix A DROITE. C'est la question 1 Parlez ! parlez I
A gauche, a la question I
A DROITE. Parlez I parlez !
M. Berrter. Le message et la loi présentée font une situation qui motive les observations que je veux soumettre à l'assemblée sur l'ordre du jour et sur la question même de prise en considération de l'urgence. Ne m'interrompez donc pas, mais laissez-moi,
178 DISCOUUS PARLEMENTAIRES. — 1851.
en très-peu de mots, une suffisante liberté pour développer ma pensée tout entière.