‹ OEuvres de Berryer. Discours parlementaires (volume 2)Chapitre 40 sur 104 · B0II6ET BC 18(0. — LES TCILEHIBS · texte numérisé non relu

B0II6ET BC 18(0. — LES TCILEHIBS

mais qu'il me permette de lui donuer une très-bumb)e raison, la voici :

Je suppose que nous ayons à employer constamment... (Interruption.)

Eh ! mon Dieu ! ce sera longtemps: d'après la convention de Miramar et les conditions qui y sont écri« tes, ce mot « le plus tôt possible n est si insignifiant, que je crains bien que notre occupation i^ soit con^tinue, et qu'on n'ait eu raison de préparer le commandement par des chefs français des expéditions qu'il faudra faire, au nom de l'empereur Maximilien, sur l'immense territoire mexicain. Mais en admettant qu'il va falloir prolonger plus que nous ne le voudrions, et plus qu'il n'a été promis^ notre occupation dans le Mexique, je crois que pour l'Algérie, pour les troupes qu'il faut garder à Rome, 16,000 hommes, en Gochinchine 1,800 hommes, pour ce qu'il faudra garder, maintenir au Mexique, pour arriver à la réalisation de quelques-unes des promesses qui nous ont été faites, je crois, dis-je^ que 100^000 hommes en tout sont parfaitement suffisants!

Or, je le demande au gouvernement, 250,000 hommes pour le service intérieur de la France, ne seraitce pas suffisant ? Ne pourrait-on pas, par conséquent, faire une réduction? N'ayant plus pour le service intérieur que 250,000 hommes, ne gardons que 100,000 hommes disponibles pour le service étranger, et nous aurons une dépense de 50,000 hommes de moins au ministère de la* guerre.

Je ne demande rien de pareil pour la marine. Je n'ignore pas les besoins, les nécessités de notre marine; nous aurons occasion, dans une autre circonstance, de nous occuper de ce qu'il y a à faire encore pour la marine française. Et puis, la marine est le

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poiut sur.lequel se portent mes regards jaloux, quand je considère la situation de notre voisine. (Mouvement.)

Je ne demande donc aucune réduction pour la marine; mais, pour l'armée de lerre, je crois qu'une réduction est possible. Je supplie le gouvernement de la faire; il peut la faire impunément; il peut la faire sans s'affaiblir et sans rendre autrement difficile pour lui le passage du pied de paix au pied de guerre. (Mouvements divers.)

Il n'y a personne d'assez audacieux pour le provoquer en Europe.

Voilà, messieurs, mon opinion sur le budget. Je crois que nous devons demander des annulations de crédits, que nous devons l6s attendre du gouvernement, en présence des ressources sinon chimériques^ au moins très-incertaines, qu'on nous fait entrevoir.

Je m'arrête et je termine en émettant pour mon pays ces trois vœux, qui sont dans mon cœur et qui doivent être dans le cœur de tout bon Français: la paix^ Tordre dans les finances et la liberté. (Trèsbien I — Applaudissements sur plusieurs bancs.)

(La séance est suspendue pendant quelques minutes.)

Discussion DU BUDGET. — TRAVAUX DU PALAIS DES TUILERIES.

Séance du 27 mai 1864.

A Toccasion de la section IV du chapitre du budget des beauxarts, contenant allocation d'un crédit de 8,700,000 fr., M. Berryer fit les observations suivantes :

M. Berrtbr. Messieurs^ je ne veux faire, à l'heure qu'il est, qu'une simple observation.

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