‹ OEuvres de Berryer. Discours parlementaires (volume 2)Chapitre 43 sur 104 · BUDGET DE 1805. — > LE8 T0ILEHIE · texte numérisé non relu

BUDGET DE 1805. — > LE8 T0ILEHIE

ture, en sorte qu'il va y avoir une disparate monstrueuse entre l'ancienne et la nouvelle galerie.

La saillie qu'on a donnée peut être nécessaire afin que le bâtiment soit d'équerre plus qu'il ne Tétail. Mais enfin tout cela peut, pour le perfectionnement de ces constructions, porter les esprits à entreprendre des travaux beaucoup plus considérables. C'est la limite de ces travaux qu'il importe à l'assemblée de connaître. Le rapport dit qu'il s'agit d'une affectation nouvelle de crédit sur des questions qui n'ont pas encore été développées et expliquées. Le rapport dit que les plans avaient été arrêtés en 1861. Les plans étaient tout autres que ceux qui étaient indiqués dans la loi qui n'a pas été suivie, mais que vous avez votée.

Mais maintenant nous entamons un nouvel ordre de constructions. Il est évident qu'à la manière de construire le pavillon de Flore il va falloir sur la cour des Tuileries refaire le principal corps de bâtiments fort vilain qui a été construit sous Louis XIY par l'architecte Levau, pour relierj'architecture du pavillon de Flore^ et l'ancien pavillon de Philibert Delorme, le château de Catherine de Médicis ; on sera obligé de faire ce corps de bâtiment^ et on aperçoit de la place du Carrousel qu'une partie des murs est déjà étayée. De telle sorte que nous sommes menacés non pas seulement de la reconstruction du pavillon de Flore^ mais de la reconstruction de ce lourd pavillon entre celui de Flore et le château de Catherine de Médicis, œuvre de Philibert Delorme. Voilà des dépenses considérables. Quand on aura fait ce pavillon, nous ferons de même, et dans ce nouvel ordre d'architecture^ le pavillon correspondant. H y a donc devant nous la perspective d'un développement de travaux extrêmement considérables.

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Aujourd'hui on nous dit: Nous allons aborder les travaux de 1865, nous prendrons une partie du crédit d'un million. Je dis que ce crédit d'un million affecté aux bâtiments en cours d'exécution n'est pas excessif, qu'il n'est pas suffisant, et que nous serons obligés de donner encore des crédits pour cette partie des constructions.

Mais, avant de commencer des travaux nouveaux , avant de faire ce qu'on n'avait pas cru nécessaire, ce qu'on déclarait n'être pas urgent, avant de démolir la galerie entre le Carrousel et le pavillon Lesdiguières^ avant d'entreprendre une suite de réparations ou plutôt de constructions dans une nouvelle forme d'architecture, sur de nouveaux dessins qui rompront rharmotiie entre les différents bâtiments qui enveloppent la place, je demande qu'on nous donne un état général ; je demande qu'on nous apporte au commencement delà session prochaine, des plans et des renseignements complets sur l'étendue qu'on veut donner aux travaux.

Vous voyez qu'avec les dépenses successives qu'on nous propose, de 6,500,000 francs un jour, de 7,500,000 francs un autre jour, on arrivera bientôt, par fractions, à des sommes extrêmement considérables.

Eh bien, s'il y a des réparations à faire^ si la sûreté de l'habitation, si le bon goût qui doit régner dans la demeure du souverain^ exigent des travaux et des dépenses considérables, qu'on nous en donne l'état complet, qu'on nous dise ce qu'on croit devoir faire.

J'en demande bien pardon, mais, en voyant ce que Ton fait, je n'ai pas dans le goût des architectes une confiance, entière. (On rit.) Voyez, en effet, ce qu'ils

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