‹ OEuvres de Berryer. Discours parlementaires (volume 2)Chapitre 44 sur 104 · BUDGET DR 1805. — LES TUILERIES · texte numérisé non relu

BUDGET DR 1805. — LES TUILERIES

ont fait sur cette admirable partie de la galerie qui s'étend entre le pavillon de Lesdiguièfes et le pavillon de rinfante, là où est la partie construite par Pierre Lescot, là où est cette ravissante fraise entre l'entresol et l'étage de la galerie I On a mis là une ligne^ un •système de cheminées des plus lourds et des plus difformes qu'on puisse imaginer.

Non-seulement nous voyons cet étrange système de cheminées dans la reconstruction que l'on vient de faire aux Tuileries ; mais nous avons vu mettre en face de cette môme colonnade du Louvre, — mon Dieu I je ne voudrais pas me servir d'une expression trop dure^ — je ne dirai pas seulement une contrefaçon, mais une malheureuse parodie de la charmante façade de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois.

Un membre. C'est la ville de Paris qui a fait celai

M. Berrter. .Quand on voit des organisateurs de travaux ou des architectes qui font de pareilles choses, je dis qu'avant d'entrer dans des dépenses qui peuvent s'élever à quarante ou cinquante millions, il faut savoir ce qu'on veut faire. Je n'aime pas, quant à moi, des colonnes comme j'en vois, qui ne supportent rien, ou qui ne supportent que des socles dont le sommet est en bas et la tête en haut. Je trouve cela profondément ridicule.

Mais ce n'est pas seulement ici une question d'art, c'est aussi une question budgétaire. Il faut que nous connaissions quelle dépense ces travaux doivent mettre à la charge de l'État. Nous demandons qu'on ne nous engage pas, en provoquant les travaux par des crédits successifs de 7, de 8 millions, mais qu'on nous présente la dépense totale. 11 s'agit d'un grand édifice, d'un monument qui est un des ornements de la France^ il s'agit de cette longue suite de construc-

tions qui a toujours été la demeure des rois et la résidence des gouvernements successifs de notre pays. Ce monument âoit être réparé, consolidé, complété, mais qu'on nous dise ce qu'on veut faire et jusqu'où la dépense doit s'élever. (Marques d'approbation sur divers bancs: — Aux voix ! aux voix!)

La section du Miui.«tère des beaux-arts, au sujet de laquelle M. Berrjer avait soulevé cette discussion, fut mise aux voix et adoptée.

Projet de loi relatif aux chèques. — Discours de M. Berryer. — Discussion du budget de 1866. — Le gouvernement propose de faire supporter par la caisse de la dotation de ^ l'armée les suppléments de pensions militaires établies par la loi du 20 avril 1855. — M. Berryer parle contre ce projet. — Ses observations sur les travaux du palais des Tuileries. — Son discours dans la discussion générale du projet de loi autorisant la ville de Paris à émettre un emprunt de 250 millions.

Page 1