‹ OEuvres de Berryer. Discours parlementairesChapitre 4 sur 62 · VOTE DES DEUX CENT VINGT ET UN · texte numérisé non relu

VOTE DES DEUX CENT VINGT ET UN

Ce discours fit une vive impressiou. C'était la première fois qu'on eutendait Berr) er à la tribune ; on subit l'effet de son action oratoire. La droite tout entière et un grand nombre des membres des autres parties de la chambre s'empressèrent autour de lui pour le féliciter ; c'est à cette occasion que M. Boyer-Collard, dit- on, prononça ce mot, souvent cité, en réponse à un assistant qui s'écriait : a Quel beau talent I » — « Ne dites pas un talent, dites une puissance. »

L'amendement de M. de Lorgeril fut rejeté; l'adresse fut. volée dans la même séance par 221 suffrages contre 181 : le cliiffi*e de 221 est resté célèbre.

Le 18 mars> M. Uoyer-Gollard, à la tête de la députation de la chambre, vint présenter l'adresse au roi.

Le roi répondit :

(c Messieurs, j'ai entendu l'adresse que vous me présentez au nom de la chambre des députés.

« J'avais droit de compter sur le concours des deux chambres pour accomplir tout le bien que je méditais ; mon cœur s'afflige de voir les députés des départements déclarer que, de leur part, ce concours n'existe pas.

« Messieurs, j'ai annoncé mes résolutions dans mon discours d'ouverture de la session. Ces résolutions sont immuables; l'intérêt de mon peuple me défend de m'en écarter. '

A Mes ministres vous feront connaître mes intentions. »

Le lendemain 19 mars, à l'ouverture de la séance, le ministre dû l'intérieur remit au président de la chambre une ordonnance du, roi prorogeant la session des deux chambres au 1*' septembre.

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