‹ OEuvres de Berryer. Discours parlementairesChapitre 43 sur 62 · I. !• il · texte numérisé non relu

I. !• il

258 DISCOtiRS PAELËMENTAIliES. — 1852.

prétends attaquer, accuser vos opinious.- Personne n'a le droit de pétiétrer dans votre conscience ; mais il est permis de vous demander une réponse précise sur le but de Votre voyage, sur votre conversation avec madame la duchesse de fierry.

R. Je crois avoir répondu à la question en disant que J'avais besoin d^ezprimer des opinions à Son Altesse Royale , et que je m'étais bbrné à exprimer ces opinions.

M. LE Présideut. Pouvez-vous déclarer quel a été le résultat de votre mission ?

R. Je n'avais pas de mission.

D. Je dirai alors de votre démarche?

R. Je n'avais d'autre but que de dire ma pensée entière à Son Altesse Royale; mon but a été rempli.

D. Il parait que vos conseils n'ont pas été suivis. En quittant madame la duchesse de Berry, aviez-vous la conviction que vos conseils ne seraient pas suivis?

R. C'est sur ce point que je m'impose le devoir de garder le silence. L'impartialité, Texquise loyauté que vous montrez , monsieur le président , dans les questions que vous m'adressez , explique assez ce qu'il y u de sacré dans mon silence.

M« LE Président. M. l'avocat général veut-il ponsser plus loin ce débat ?

M. l'avocat GÉNÉRAL. U cst clalr qu'il est impossible d'obliger l'accusé à répondre.

La suite des débats, la nature des pièces produites contre M. Bertyev, le caractère apocryphe des unes, les altérations comnûses après coup sur les autres, les dépositions incohérentes et mensongères du priucii)al témoin à charge» le sieur Tournier, eK-lieutenant-coIooel des volontaires de la charte, qui finit par feindre une maladie pour se soustraire à la publicité de l'audience, tout concourut à mettre eu nleine lumière Tinnocence de M. Berry er.

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