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mime affection qae son oncle ^ au soin de votre salut. Mettez ce don du saint ëvéque entre les plus précieux qu'il vous a faits.
Mais les compagnes de l'Agneau, les vierges consacrées à Dieu ne rompront-elles pas le silence de leur solitude , pour informer tout le monde chrétien de sa profonde intelligence à leur faire connoitre et aimer l'esprit propre de leur état; à les conduire sûrement dans les voies les plus sublimes; à leur développer les secreu de la vie mystique; \ leur ouvrir tous les trésors du véritable amour de Dieu?
Joignes donc tous vos voix pour rendre k sa vigilance ce témoignage public. Faites comprendre à ces esprits bornés, à qui la composition de tant d'ouvrages savans sembloit s'accorder mal avec l'assiduité des fonctions de l'épiscopat ; fidtes-leur comprendre qu'un homme accoutumé à ne perdre aucun moment , a du temps pour tous ses devoirs; qu'un homme dont tons les plaisirs et le sommeil même est une étude , a des années plus éten* dues, une plus longue vie que le commun des vivans; qu'une mémoire aussi fidèle , à qui rien n'échappoit de ce qu'il avoit appris; un esprit aussi pénétrant, pour qui les obscurités étoient des sources de lumière; nn cœur aussi spacieux , où le citoyen , l'étranger, le maître et le serviteur, le juif et le gentU avoient leur place et leur rang, comme dans celui de saint Paul, trouve pour tant de soins divers des feicilités inconnues aux petites âmes.
Cétoit ainsi que , sans lever les yeux de dessus son cher troupeau, Augustin étendoit sa vue aux extrémités du monde, qu'il poursuivoit l'erreur au»delà des mers, et que , par des écrits innombrables et immortels , il s'est rendu F oracle de tous les siècles et de toutes les nations* Si un génie d'un même rang fait un pareil honneur à notre nation et à notre siècle , c'est aux siècles suivans et aux nations étrangères à nous envier cet honneur. Nous
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qui goûtons les fruits de ses veilles et de ses vertus^ jouissoDs-en sans jalousie , et tâchons de l'imiter; non-seule « ment dans sa bonté , dans sa droiture, mait aussi dans son zèle pour la vëritë : Opcratus est bomun, et rectum j et verum ; et prosperatus est»