DE SOS 8 1 ET
qu'à fomenter rerreur 7 Gomnient se récria-t-il dans rassemblée du Oergéy « sur le malheur d'être obligé de » nommer encore le Jansénisme, et d'arrêter le cours » des libelles scandaleux , qui renouveloient ouyerte- 9 ment les questions si souvent et si bautement déci- » dées (i) ».
Et quand œs esprits inqniets^^ comme pour insulter aux ordonnances et aux lumières du Clergé , eurent semé ce captieux écrit où rerreur, sous un noureau fard, paroissoit en quelque manière innocenté, et se faisoit même souscrire à ceux qui la détestoient ; de quelle force appuya-t-il la censure du grand cardinal , qui fit retomber sur l'erreur même, l'orage qui sembloit menacer la vérité.
Avec qudle sévérité, quelle précision de doctrine et d'expressions, voulmt-il que Ton reconnût le droit antique et perpétuel de l'EgUse de Jésus-Christ pour juger des faits dogmatiques, pour déterminer le vrai sens des livres suspects , et pour exiger des fidèles sur ces sortes de jugemens, « une persuasion entière et absolue, une » soumission sincère de cœur et de jugement , sans ré« » serve et sans restriction ».
Ce n'étoit pas asses pour lui qu'un seul adversaire à la fois. Tout autant que l'eUfer en soulevoit contre l'Eglise, éprouvoient en même temps sa vigilance et sa vigueur. Qud plus habile défienseur la divinité de Jésus-Christ a-t-eUe eu de nos jours contre les Sociniens? la divinité des prof^éties, et l'autorité des livres saints, contre la témérité des critiques?
Combien de fois, tout affable et tout modéré qu'il étoit^ a-t-il pris comme le Sauveur, le fouet, pour ainsi dire, à la main, dans le temple de la doctrine, k
(0 Procès» Verbal de VA$êenMh de 1700, p. 498. Vojez cidessus» tom. VII 9 p. 5alS.
7^ ORÀISOir PVNEBEE
la vtie des docteurs de la loi, pour corriger publiquement ht licence des faux savans, hardis à débiter leurs conjectures , au mépris de l'ancienne foi ? Ce fut à combattre l'orgueil de leur bon sens prétendu, qu'il passa les deïrnîères années de sa vie ; à découvrir à l'oeil leur intelligence secrète avec les ennemis publics de la religion; l'insolence du tribunal qu'ils érigent au raisonnement humain y à l'érudition pre£mey à la conjecture, à la grammaire, au gdùt même naturel, contre la tradition des siècles passés et les décisions de l'Eglise. A<^t-il enfin crié moins fortement que Jérémie : Siate super vias vestras ; Prenez garde on vous marchez : interrogâte de semùis antùfuis (0; informez-vous des anciennes routes, et ne vous en écartez jamais?
A cette règle de vérité solide et invariable . il rappeloit non -seulement la doctrine des dogmes, mais la doctrine des moeurs : également ennemi de ceux ' qui comptent pour rien le relâd>ement dans la foi, et de ceux qui, trop fiers de la fermeté de leur foi, an lieu d'élever sur ce fondement l'édifice d'or, d'argent, et de pierres précieuses, ne craignent point d'y employer le foin et la paille, foible jouet de l'orage et du feu (>). Juge éclairé, ce n'étoit pas par prévention ni par entêtement, mats sur des principes certains, qu'il cendamnoit les maximes trop indulgentes. Juge équitable et modéré, c'étoit sans étendre la censure du particulier au général, ni du coupable à l'innocent. Juge édifiant et exemplaire, c'étoit en appuyant la sévérité de ses décisions par la régularité de sa conduite* Sa vertu Tau* torisoit à réfermer les abus , encore plus que sa dignité; et quand on eût eu droit d'appder de ses jugenens, il eât fallu se rendre à la force de ses exemj^es.
(0 Jerem. vi. i6. — (*) Si qais aatem «dificat super fundamentnin hoc, aamm, argentum, lapides preliosos, ligua, fœnum, stipulam, etc. /. Cor. m. ia.