‹ Œuvres de Bossuet, évéque de Meaux (volume 4)Chapitre 157 sur 189 · XXXV.* JOUR · texte numérisé non relu

XXXV.* JOUR

Manger le corps y et boire le sang de Jésus-Christ, c'esty participer véritahlement et réellement, Ib.

Tout ceci, dites- vous, n'est que mystère et allégorie : manger et boire, c'est croire : manger U chair, et boire le sang, c'est les regarder comme séparés à la croix, et chercher la vie dans les blessures de notre Sauveur. Si cela est, mon Sauveur, pourquoi ne parlez-vous pas simplement, et pourquoi laisser murmurer vos auditeurs jusqu'au scan-^ dale et jusqu'à vous abandonner, plutôt que de leur dire nettement votre pensée ?

Quand le Sauveur a proféré des paraboles, quoiijue beaucoup moins embrouillées que cette longue

allégorie

8VK l'évangile. S6i

allégorie qu'on lui attribue^ il en a si dairement explique le sens, qu'il n*y a plus eu à raisonner ni à questionner après cela : et si quelquefois il n*a pas voulu s'expliquer aux Juifs, qui méritoient par leur orgueil quil leur parlât en ënigme, il n'a jamais refusé à ses apôtres une explication simple et naturelle de ses paroles ; après laquelle personne ne s'y est jamais trompé. Ici, plus on murmure contre lui, plus on se scandalise de si étranges paroles; plus il appuie, plus il répète, plus il s'enfonce, pour ainsi parler, dans l'embarras et dans l'énigme. Il n y avoit qu'un mot à leur dire ; il n'y avoit qu'à leur dire : Qu'est-ce qui vous trouble 7 Manger ma chair, c'est y croire ; boire mon sang, c'est y penser : et tout cela n'est autre chose que méditer ma mort. C*étoit fait ; il n'y restoit plus de difficulté ; pas une ombre. Il ne le fait pas néanmoins ; il laisse succomber ses propres disciples à la tentation et au scandale, faute de leur dire un mot. Cela n'est pas de vous , mon Sauveur ; non cela assurément n'est pas de vous ; vous ne venez pas troubler les hommes par de grands mots qui n'aboutissent à rien ; ce seroit prendre plaisir à leur débiter des paradoxes seulement pour les étourdir.

Quand le Sauveur eut prononcé cette sentence : Ce qui entre dans la bouche nest pas ce qui souille rhomme ; mais ce qui en sort (0 : ses apôtres lui vinrent dire : Sav^ez-vous bien que cette parole a scandalisé les pharisiens? Laissez ^ les ^ dit-il, ce €ont des av^eugles et des conducteurs d'di^eugles.

(0 Matih. XY. Il, et seq,

BosstiET. IX. 36

Mais pour ses apôtres, il leur expliqua teUement rallégorie, quil n'y eut jamais sur cela le moindre embarras, ni dans leur esprit, ni dans Fesprit de ceux qui les ont suivis.

Prenez garde ^ leur disoit-il, au leuain des pharisiens et des sadducéens : et ils pensaient en euxmêmes qu'il leur reprochait quils aidaient aublié a porter des pains : mais connaissant leur pensée, S leur dit: Gens de petite foi, qui croyez que je ne {ionge qu'au pain ; ne vous souvenez-vous pas combicD de milliers d'hommes j'ai nourri premièrement de cinq pains, et ensuite de sept? Comment donc n'ayez-ofous pas entendu que ce n'est pas du pain que je *vous parle? Ils entendirent alors quil parloà de la doctrine des pharisiens (0.

Il les vit embarrassés de cette parole : Encore um peu de temps, et vous 'ne me verrez plus ; et encore un peu de temps, et vous me verrez. Comme il leur vit l'esprit peiné, et qu'ils se disoient l'un à l'autre: Que veut-il dire? Nous ne saisons ce qu'il veut dire: il leur répondit : Hé bien ; il faut donc maintenant vous parler sans allégorie , sans proverbe , sans similitude ; et il leur parla si clairement , qu'ils loi dirent enfin eux-mêmes : Maître, cette /ois vous parlez nettement, et il n'y a point de pras^erbe ni dambiguité dans vos discours (2). N'y a-t-il que cette occasion où les paroles vous manquent ? ^^aviez-vous point de moyen de vous expliquer, ni d^mpécher vos disciples, non pas de s'embarrasser dans vos discoui^, mais de s'y perdre, et de vous quitter tout-à-fait ?

10 Mauk, xTi. 6, 7, 8, 9, la. — W Joan. xri. 16, 17, 18, oq.

sua L^ÉTÀHGILE. 563

La Samaritaine s^embarrasse, et croit que l'eau dont vous lui parlez ^ est une eau de la nature de celle qu'elle vehoit puiser au puits de Jacob, pour ëtancher sa soif; mais vous lui expliquâtes nettement que Teau dont vous lui parliez ^ ëtoit une eau qui devenoit une source inépuisable et intarissable dans ceux qui en buvoient ^ et qui leur donnoit la vie étemelle. Qui depuis a jamais cru après cela^ que Feau que vous donniez à boire à vos disciples f lût une eàu matérielle? Il est vrai que cette femme demeure encore un p^u dans Tembarras , et qii^elle dit encore au Sauveur : Seigneur, donnez-moi cette eau, afin que je ne sois plus obligée de "venir à ce puits. Mais Jésus- Christ , qui sentit qu'il s'étoît assez expliqué y et que ce reste de doute se dissiperoit de lui-même , changea de discours. La femme entre dans d'autres matières ^ et ravie de la doctrine du Sauveur^ sans s'embarrasser davantage de cette eau, elle laisse sa cruche auprès du puits, pour aller dire à ses citoyens : Prenez "voir un homme qui ma dit tout ce que j'ai fait? N'est-ce. point le Christ Wl ce quelle dit, non pas en doutant; mais pour les induire à croire aussi ce qu'elle croyoit déjà. A-t-elle quitté le Sauveur, comme font ici ses propres disciples, sous prétexte de cette eau, qu'elle sembloit n'avoir pas encore bien entendue? Point du tout ; elle sentit bien que ce n'étoit rien : personne aussi n'a relevé son doute, et s'il eût pu rester quelque embarras , il est levé clairement dans un autre endroit par l'évangéliste , lorsqu'après avoir raconté ce discours de notre Seigneur, sem-

(0 /oa/i. ly. 10, II, i3, i4» i5y iG, aS, 39.

564 VÉDITATIOnS

blable à ceux qu'il avoit %enus à la Samaritaine : Celui qui croit en moi^ il sortira de ses entrailles des fleures d'eau wve : ajoute aussitôt après : Ilii" soit cela de l'esprit que ses fidèles déifient recevoir (0-

Mon Sauveur/ vous ne laissez rien sans ezplica» lion : tout ce qui pouvoit donner de fausses idées est clairement expliqué dans votre Evangile : per* sonne ne s y trompe \ personne n'est tenté de von quitter. Je ne vous quitterai pas , à Dieu ne plaise, pom* vous avoir entendu parler de votre chair quil nous faut manger, ni de votre sang qu'il nous faut boire : je ne chercherai non plus à éluder la force de cette pal*ole ; je la prendrai au pied de la lettre, comme vous Favez pix)noncée : s'il le falloit prendre autrement , vous me l'auriez expliqué comme tout le reste des paraboles, des similitudes, des allégories.

XXXVl.' JOUR.

Renaissance spirituelle expliquée par notre Seigneur à Nicodéme. Joan. m. i, 2, 3, etseq.

VEtfOffs enfin à Nicodéme, et au discours que lui tint le Fils de Dieu sur le sujet du baptême. U entendit trop charnellement ce qui lui avoit été dit : qu'il falloit renaître de nouuecui, : et il poussa Tigoorance jusqu'à demander : Comment est-ce que l'on peut renaître étant déjà vieux? Faudra- t-il rentrer dans le ventre de sa mère (a), pour en sortir encore

(«) Joan, VII. 38 , 39. — W lUd. m. 4.

SUR LÉYASTGILE. 5()5

une fois^ et redevenir dans sa vieillesse un enfiint nouvellement né ? Jésus-Christ pou voit ici lui répéter : Oui, je vous le dis, il faut renaître : encore un coup, il faut renaître : si on ne renaît, on n*a point de part à mon royaume : il pouvoit , dis-)e , répéter sans cesse son premier discours, et sans s'expliquer davantage, laisser Nicodéme dans ses grossières idées. Il ne le fait pas : et aussitôt que ce pharisien lui a fait sentir sa difficulté , il la résout par ces paroles : Si vous ne renaissez de Veau et du Saint" JEspritjVOUsn'aurezpointdepartàmonroyaunwi^) : ce qui veut dire manifestement : Ce n'est pas dans le ventre de sa mère, c'est dans Teau qu il faut entrer : ce n^est pas pour y recevoii* une naissance chamelle , c'est pour y être renouvelés par le Saint- Esprit. Il n'en falloit pas davantage, et tonte la difficulté étoit résolue. Mais le Sauveur ne s'en lient pas là ; et pour ôter toute idée d une naissance charnelle, il poursuit en cette sorte : Ce qui est né de la chair, est chair : et ce qui est né de l'esprit, est esprit. Ne vous étonnez donc pas, si je vous dis qu'étant nés selon la chair, il faut encore naître ip) selon l'esprit. Que pouvoit-on désirer de plus sur la difficulté proposée? Etre baptisé, c'est-à-dire, se plonger dans l'eau pour être purifié, étoit chose bien connue des Juifs : et il ne restoit qu'à leur expliquer qu'il y auroit un baptême , oïl le Saint-Esprit se joignant à l'eau renouvelleroit l'esprit de rhomme. Cela est dit clairement ; et Nicodéme n'en revient plus à sa naissance charnelle , ni personne ne se Test jamais imaginée à son exemple.

CO Joan, ui. 5. •— W Ibid, 6,7.

566 XÉDITATIOH8

Il est vrai qu'il lui restoit à entendre ropération du Saint-Esprit , dont Jésus-Christ lui parla d*aiie manière admirable, de laquelle il n*est pas ici question. Mais comme sa difficulté sur la naissance charnelle étoit résolue sans retour, et qu'il n'étoit pas nécessaire de Tinstruire davantage sur la manière dont le Saint-Esprit agissoit en nous et y formoit des pensées, dont la fin comme le principe pa»soient notre intelligence ; Jésus-Christ ne lui parle plus que de la foi qu'il faut avoir à ses paroles : Nous disons ce que nous savons : et nous rendons témoignage des choses que nous avons vues : et on ne veut pas le recei^oir (0 ; et le reste , qu'il serait aisé d'expliquer, s'il en étoit question. Quoi qu'il en soit, il est bien certain qu'il ne reste aucun doute à Nicodéme : il n'est point tenté de quitter le Fils de Dieu ; et la renaissance du corps n'a fait aucune dispute parmi ses disciples. Pourquoi ne parler pas avec la même netteté à un si grand peuple , qui croyoit en lui , jusqu'à dire qu'il étoit vraiment ce propfiète quidevoit venir W ; c'est-à-dire, qu'il étoit le Christ ? Pourquoi ne leur ôLer pas cette peine qui les troubloit tant, d'avoir à manger son corps et boire son sang par la bouche ; et ne leur pas dire en un mot, que tout cela n'étoit rien, et qu'il ne vouloit parler que de la représentation et application qu'il se falloit faire à soi-même par la foi dans son esprit, de la mort et des blessures du Sauveur des âmes 7

(0 Joan, III. II. — («) Ibid. ri. i4-

SUR L*ÉVAlfGILE. 667

XXXVIL* JOUR.

Xt* eucharistie est la participation réelle au corps et au sang de notre Seigneur j en mémoire de sa mort soufferte pour nous. Ibid.

On dira : Mais n*est-il pas vrai qu^il faut se sou-^ venir de cette mort^ la méditer avec foi; croire en cette chair percée et ea ce sang répandu ; et par ce moy enavx)ir la vie ? Il est vrai : mais ce n^est pas là ce qui faisoit la difficulté-, ce n^est pas ce qui fàisoit dire: Comment cet homme nous peut-il donner sa chair à manger : et : Cette parole est dure, qui la peut ouïr (0? Cétoit bien assez pour des hommes ^ de les obliger à croire j que le Fils de Dieu avoit pris une chair humaine , et qu^il la devoit livrer à la mort ; sans ajouter à la peine de voir percer cette chair ^ et verser inhumainement ce sang, la dureté de la manger et de le boire. Car c^est là précisément ce qui les oblige , non pas à dire : Cela est haut, cela est incroyable , cela , si vous voulez , n'est pas possible ; mais , Cela est dur et insupportable , d'avoir . à prendre par la bouche la chair et le sang d'un homme. Et si cette difficulté ne se trouvoit pas en effet dans le mystère du Sauveur, on ne pouvoit expliquer nettement trop ni trop tôt un tel discours.

Quainsi ne soit : mon Sauveur, j'écoute sans peine qu il faut se souvenir de votre mort ; qu'il faut contempler par la foi votre chs^ir blessée, et

(0 Joan, VI. 53 , 6i.

568 • lléDITATIOKS

votre sang répandu ; et que c'est par-là que vous m'avez rachète. Cest ce que je fais en effet dans Teucharistie ^ dont le finiit est de m'imprimer votre mort dans la pensée ^ d'y mettre mon espérance, de m'y conformer par la mortification de mes sens. Il n y a pas là de difficulté particulière ; et si vous vous étiez expliqué ainsi, on n'auroit pas trouvé dans votre discours cette dureté, dont on se plaint J'entends donc que vous voulez dire autre chose; que vous voulez dire, qu'il faut à la vérité se souvenir de votre mort; mais qu'il faut encore s'en souvenir comme d'un sacrifice offert pour nous, dont la chair doit être mangée, même par la bouche, comme on mangeoit celle de l'ancienne pâque , et celle des autres victimes qui vous figuroient, pour nous être un gage certain que c'est pour nous que s'est faite cette immolation, et en imprimer dans nos cœurs un souvenir plus vif et plus efficace. Je le crois ainsi , mon Sauveur ! ce souvenir, où les incrédules veulent tout réduire, est trop humain.

Un homme peut s'immoler pour sa patrie ; je dis même s'immoler au pied de la lettre, et les exemples n'en sont pas si rares que les livres sacrés et profanes n'en soient pleins : il n'est pas difficile aux hommes, qui s'immoleroient de cette sorte , de recommander le souvenir de cette mort, ni d'établir quelque fête, quelque signal pour en perpétuer la mémoire. Mais de laisser à perpétuité sa chair à manger et son sang à boire, afin qu'en se les appropriant de cette sorte on se souvienne plus tendrement qu'ils ont été immolés pour nous ; il n'y a qu'un Dieu qui le puisse faire , et il y a là autant de puissance que d'amour.

8VR L^ÉYÀNGILE. 669

U est vrai y cette parole est duc à nos sens; elle est insupportable , elle est absurde ; mais votre parole est véritable : je croirai cette absurdité ; je dévorerai cette dui-eté; si Vous ne me Fôtez en me Texpliquant. Car je sais que ce çiù est folie selon les hommes^ est sagesse selon Dieu (0 ; et par la même raison , que ce qui est dur et absurde selon les hommes ^ selon Dieu est consolation et vérité.

Je le crois y mon Sauveur ^ je le crois; me voilà prêt à prendre au pied de la lettre tout ce que vous dites de plus dur^ si vous-même vous ne m'apprenez à le prendre d'une autre manière. Mes sens seroient soulagés par une interprétation plus humaine ; mais si je cherche à les soulager de cette sorte, où vais-je, mon Sauveur, oii suis-je entraîné? dans quelle incrédulité? dans quel éloignement de vos mystères? Je veux croire, encore un coup, et non pas raisonner selon l'homme ; et s'il faut rabattre quelque chose de la précise vérité de vos paroles, il faut que vous me l'appreniez vous-même.

XXXVIIL* JOUR.

Scandale des disciples. Joan. vi. 60, 6i , 62 , et seq.

Jésus dit ces clioses à CapharnaUm dans la syna-gogue. Plusieurs de ses disciples dirent donc : Cette parole est dure : qui la peut ouïr. Et Jésus sachant en lui-même que plusieurs de ses disciples murmuroient,

il leur dit : Ceci vous scandalise ? Sidonc vous voyez

(0 /. Cvr. I. a5.

570 MÉDITATlOZfS

le Fils de Vhomme remonter ok il était auparai^anû C'est [esprit gui vivifie : la chair ne sert de rien* La paroles que je vous dis, sont esprit et me: tnais il y en a parmi vous qui ne croient pas. Car dès le comr mencement, Jésus savoit gui étaient ceux gui m crojoient pas , et gui étoit celui gui le de%H>it trahir. Et pour cela, cootinuoit-il^ je vous td dit, gm personne ne peut venir à moi^ s'il ne lui est donné par mon Père (0.

Voilà les paroles où Ton prétend que Jésas tempère son discours. Vous croyez que vous me mangerez de votre bouche : mais il n'en sera pas ainsi ; car vous me consumeriez ^ et je ne pourrois pas retourner entier et vivant au ciel ^ d*où je viens. Vous vous attachez à ma chair et à mon sang; vous croyez, pour avoir la vie y qu'il la faut manger^ qu'il le faut boire au pied de la lettre; mais cest l'esprit gui vivifie, ce n'est point la chair : au contraire elle ne sert de rien. Les paroles gueje vous dis, sont esprit et vie ; ce n'est donc point chair et sang ^ comme vous pensez ; tout est figure et allégorie dans mon discours : et il n'y a rien à prendre au pied de la lettre. Ainsi tout est appaisé ; le scandale s^évanouit ^ les murmures cessent. Lisons pourtant ce qui suit y et voyons.

DeS'lors plusieurs de ses disciples se retirèrent de sa suite , et n alloientplus avec luii^). Dès- tors : nous avons lu ces paroles jusques au ir. 66 ; et sans interruption, celles qui suivent dans le it. 67, contiennent ce qu'on vient d'entendre: ilès-lors : depuis ces paroles qui levoient , à ce qu'on prétend , la dif-

(0 Joan. VI. 60, et seq. — (*) Ihid. 67.

licultét et qui ôtoient le scandale , plusieurs de ses disciples se retirèrent, et n^alloient plus à sa suite. Les voilà perdus ; quest - ce qui les obligeoit à se retirer? Est-ce à cause qu'il avoit dit : Personne ne peut venir à nioi, s*il ne lui est donné par mon Père (0 ? Mab il lavoit déjà dit, sans que personne 8*en fût allé; et il remarque lui-même, qu'il ne fait que le répéter. Est-ce à cause qu'il avoit dit : Jly en a parmi vous qui ne croient pas ? ce n'est pas de quoi s'en aller; et il n'y a rien là de si incroyable ni de si rebutant : car il n'en blâmoit que quelquesuns, et ce n'est pas là de quoi rebuter les autres. Ainsi , ce qui les rebute , c'est précisément ce qui précède : Que sera-ce, si je retourne dans les cieux W ? et : Cest V esprit qui vivifie. Voilà , dis-je, ce qui rebute : c'est ce qu on veut qu'il ait dit pour prévenir le rebut , c'est cela précisément qui le clause ; tant Jésus s'est bien expliqué ; tant il a levé le scandale. Cela n'est pas , mon Sauveur. Ce n'est pas vous qui vous expliquez mal ; à Dieu ne plaise ; ce sont nos murmurateurs et nos incrédules , qui donnent un mauvais sens à vos paroles.

Page 1