XLVI.' JOUR
La communion est la préparation à la mort de Jésus-Christ. I. Cor. xi. a6.
Toutes, les /bis que vous mangerez ce pain de vie, et que "vous boirez ce calice^ 'vous annoncerez la mort du Seigneur , jusqua ce. quU ^vienne (4). Vous Tannoncerez comme une chose déjà accomplie pour le saint du genre humain : vous lannoncerez comme une chose qui se doit continuer en quelque façon jusques à la fin des siècles. La mort de Jésus-Christ est toujours présente dans Feucliaristie, par la séparation mystique de son corps et
(0 CoL j. ao. — (») Htb, XII. 3 j. — (') /• Jaan. m. i5. — . \S) L Cor- XI. 26.
SUR L*ÉVANGILE. Spg
de son sang : Timpression de la mort de Jésus-Christ se doit faire sur tous les fidèles , qui, à Timitatioa du Fils de Dieu y se doivent rendre eux-mêmes des yictimes. Toute la vertu de la croix est dans ce mystère; on 7 annonce par tous ces moyens la mort du Sauveur.
Quelle est la vertu de la croix ? Quand je serai élevé de terre, je tirerai tout h moii}). L'effet a suivi la parole : tout est venu à Jésus crucifié : telle est la vertu de sa croix. Cette vertu est toute vivante dans Feucharistie : ceux-là y croient , ceux-là en profitent^ et la reçoivent dignement, que le Père tire à son Fils. Jésus - Christ dit qu'ils vivent par lui y quils vivent pour lui, comme lui-même il vit par son Père et pour son Père ; ils n]ont d'autre vie . que la sienne. Sa chair est toute pleine de Tesprit qui nous communique cette vie; tout est esprit, tout est vie dans ce mystère ; toute Tefficace de la croix pour nous tirer à Jésus , pour nous faire vivre en lui et de lui , y est renfermée. Quelle violence souffre le Sauveur, quand on ne répond pas à son amour ; quand on ne se laisse pas posséder à lui ; quand on résiste à la force avec laquelle il nous tire ! Si on lui refuse son cœur, pendant que non-seulement il le demande, mais qu'il fait, pour ainsi parler, de si grands efforts pour se Funir ; c'est un époux méprisé qui entre en fureur contre son épouse insensible; il ' n'y a plus pour elle que la damnation et la mort. Hélas! hélas! tout est perdu; de toute la force dont il nous tiroit , il nous repousse et nous détruit.
(0 Joan* XXI. 3a.