XIII.» JOUR
Trouble de Jésus. Combat et victoire j.. notre
modèle. Ibid.
AtjiNTSNJNT mon ame est troublée : et que dirai-^ je (^)? Voilà le'trouble : l'esprit flotte comme incertain de lui-même. Et que dirai-je ? Voilà , mon Sauveur, mes incertitudes et mes agitations, que vous portez. Mon Père , sauuez-moi de cette heure ? Dirai-je cela à mon Père ? lui demanderai-je absolument de me délivrer de cette heure, 4,e cette ignominie , de ces peines si affreuses à la nature ? Mais je suis venu pour cette heure. Voilà Thommc foible qui s'excite, qui s encourage lui-même : Je suis venu pour cette heure. Je suis venu allumer un fou par ma passion : et que désiré-je : sinon qu'il prenne bien vite ? J'ai un baptême ou il me faut être plongé : Ah combien suis-jc pressé en moi-même jusqu'à ce
(') //. Cor. XII. 9. — C») Joam. xii. 27, 23.
l64 MÉDITATIONS
4jiue je V accomplisse (0 ! Voilà ce que dit Jésus dans sa force. Mais Jésus dans sa foiblesse dit : Que feraije? à quoi me résoudrai-)e ? Demanderai- je à Dieu ma délivrance particulière, ou celle du genre humain ? Ecouterai-je la nature infirme parelle-même^ ou la gloire de mon Père dans le salut des hommes perdus? Mon Père, votre gloire l'emporte : gforifiez votre nom : votre nom de Père , gIorifiea4e en glorifiant votre Fils. N'en ma volonté, mais lava' tre W : non mon repos, mais votre gloire, et la rédemption du peuple par qui vous voulez être glorifie. Voilà le combat , voilà la victoire. Jésus a afiermi son ame invincible, ou plutôt, parce qu* elle étoit absolument invincible, et n'avoit à combattre que pour nous, il nous a appris à combattre et à vaincre. £t voilà encore, dans la victoire de Tame de Jésus, l'image de nos combats^ et le caractère d'humiliation qui devoit accompagner le Sauveur.