XXIX.- JOUR
Ce fue c'est que rendre des fruits en son temps j et cette parole : L'héritage sera à nous. Matth. xxi. 4i. Marc. XII. ^.
Pesoits en particulier cette parole : Qui rendront k fruit dans le temps (0. Autre est le fruit de Fenfance , autre est celui de la jeunesse et de Tâge phs avancé : autre est le fruit d'un qui commence , antre le fruit de celui qui est consommé dans la piété : autre le fruit d'une novice, autre celui d'une religieuse : autrç le fruit de la cléricature , autre celui du sacerdoce y autre celui de l'épiscopat. Songe^, non -seulement au fruit , mais encore à la maturité qu'il doit avoir ^ autrement le père de famille ne le recevra pas.
Pesons encore ceci : Ehéritage sera à nous (s). C'est l'indépendance qu'on cherche. Le prodigue veut qu'on lui donne son partage en pleine possession : il se lasse d'être en tutelle sous la conduite d'un bon père. En faisant mourir Jésus-Christ , les pontifes s'imaginèrent qu'ils secoueroient un joug im^ portun, et se déferoient d'une censure incommode. Qui désormais oseroit troubler la domination qu'ils exerçoient sur les consciences , et les pillages qu'ils faisoient sur ces prétextes 7 Mais la prudence de la chair est confondue même sut* la terre; et ils per^ dirent , non-seulement les fruits, mais jusqu'au fonds
(») Mauh, XI. 4x* — (*) Marc. xii. 7.
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de rhéritage qu ils vouloient avoir. Leur puissance leur fut ôtée ; leur ville , leur temple furent renver-ses ; et les voilà Topprobre éternel des nations.