LIX.* JOUR
Docteurs juifs > conducteurs ai^eugles et insensés.
Ibid. i6y et suiv.
JusQXJ*iGi il ne les a appelés qu hypocrites : parce qu ils meitoient la piété dans Textérieur seulement Voici une autre qualité qu'il leur donne : condw> leurs aveugles : Et encore : insensés et a\feugles (0.
Marquez la liaison de ces deux paroles : oonduc* teursj et aveugles : guides aveugles , et insensés : Hélas! en quels abîmes tomberez-vous, et ferez-vous tomber les autres ? Car tous deux tombent dans labîmCy et Taveugle qui mène, et celui qui suit.
L*aveuglement qu il reprend ici est, lorsque Tintérêt fait oublier les maximes les plus claires et les plus certaines.
Il est bien manifeste ^ que le temple et VaxMtel qui sanctifient les présens W^ sont de plus grande dignité que le don qu'on met dessus pour les sanctifier. Et cependant ces guides aveugles étoient asseï insensés pour dire que le serment qu'on faisoit par le don y et par Tor qu'on avoit consacré dans le temple et sur l'autel , étoit plus inviolable que celui qu'on faisoit par le temple et par l'autel même. Pourquoi 7 parce qu'ils vouloient qu'on multipliât les dons et l'or dont ils profitoient : et c'est pourquoi ils en relevoient le prix , et ils poussoient leur
(OiR/aoA. uni. i6» er#EMV. — k^)lbid. i8, 19.
aveuglement,
SUR l*£tangile. 3o5
euglement; jusqu'à préférer le présent au temple à lautely oà on le consacToit.
Lorsqu'il dit que le temple et i'autel sanctifient le n, il parle pour Tancienne loi, où en effet tous i dons et toutes les victimes, qui n'étoicnt que oses terrestres , étoient bien au-dessous du tem- 3 et de lautel, qui étoient le manifeste sjrmbole
la présence de Dieu. Mais dans la nouycUe al- Luce, il y a un don qui sanctifie le temple et Tau- L Ce don c'est l'eucharistie ; qui n'est rien de oins y que Jésus-Christ et le Saint des saints : et ce m est en même temps un temple. Détruisez ce mph , dit- il : et il parloit du tetnpte de son ^rps..% i})j okladii^initéhdhitoiti:orporeltehientW.
est donc le temple, et plus que le temple : Celui-
est ptui ^ràhd que le temple même (^).
n ert fàuicl , en qui et par qui nous offrons dès îcUniei spirituelles j agréables par iésus- Christ^ jTùïhé dit sdint Pierre (4).
Cèilk ()ui estiment le don plus que lé temple et ïtsè que l^àutel , âont encore ceux qui donnant quelnë dboâe à Dieu , ïé font valoir en eux-mêmes ; au ett dé songer qu'on né peut rien donner à Dieu ^ iA né âôit beaucoup au-dessous de la majesté de yh temple y et de la sainteté de son autel.
Comtne il élève l'esprit ! du don , à l'autel et au bmple : du temple , au cièl dont il est l'image : du iel, à Dieu qui y est assis , qui y règne , qui y tient elâplre de tout l'univers.
Apportez voti-e don : apportez-vous vous-même
(0 Joan. II. 19, ai. — V») Coloss, ii. 9. — ? W Matth, zii. 6. — <) /. Pu. II. 5.
3o6 XÉDITATIOJBTS
à Tautel ; et ne faites cas de vous-même qu'à cause que vous êtes consacré à Dieu. Tirez de là tout votre , prix : attendez de,là tout ce que vous espérez de sainteté.
O le grand don que vous ayez à offrir à Dieu! son k corps et son sang que tous les jours vous pouvez offrir à Dieu en sacrifice : don qui sanctifie l'autel et }e temple y et ceux qui s'offrent dans le temple. 1