DE LA SAINTE VIEIIC ?. 2 (M
au crime, qu'au milieu de tant de pe'chés vous méprisez le remède de la pénitence , ou que vous le tournez en poison par vos rechutes continuelles, amassant sur vous des trésors de haine et de fureur éternelle par vos cœurs endurcis et impénitens; c'est alors, c'est alors que je me sens frappée jusqu'au vif j c'est là, mes enfans^ ce qui me perce le cœur, c'est ce qui m'arrache les entrailles.
Voilà, mes Frères, si vous l'entendez, ce que vous dit Marie au Calvaire. C'est de ces cris, c'est de ces paroles que vous entendrez retentir tous les coins de cette montagne , si vous y allez durant ces saints jours. C'est en ce lieu que je vous invite durant ce temps sacré de la passion : c'est là que le sang etHties larmes , les douleurs cruelles du Fils, la compassion de la Mère, la rage des ennemis, la consternation des disciples, les cris des fanmes pieuses, la voix des blasphèmes que vomissent les Juifs, celle du larron qui demande pardon, celle du sang [qui sollicite miséricorde, celle de vos péchés qui provoque la justice, feront sur vo^ cœurs des impressions propres à vous faire entrer dans tous les sentimens qu'exigent de vous les grands mystères qui s'opèrent pour votre rédemption j et après en avoir recueilli le fruit et les avoir accomplis en veus, vous en recevrez la consommation dans la gloire, que je vous souhaite. ]