ELU 1* PASSIO
bien pliisclaii*cment, (jnand j'aurai établi par ordre ces trois vérités proposées , (jai feront le sujet de a discours.
premieh point.
Jr, ne pense pas, chWlTenS, qu'il y ail 1111 KomnM assez insensé' pour ne pas aimer les liiens étemels, s'il «voit pu se résoudre à mépriser les biens périssables. Sans doute noire inclination iroit droite* ment U Dieu, si elle nV'toit détournée par les atUclies divei-ses que les sens font naître pour nous arrêter en dicmin : d'où il est aise de conclure, que le premier pas dans la droite voie, et anssi le plus diflicile, c'est de mépriser les biens qui nous environnertt ; et par une suite infailhble , que 1« fondement le pins nécessaire de la science dont nous parlons, c'est de savoir discci-ner au juste ce q(ù est digne de notre mépris.
Mais comme pour acqnéiir celte connoissance par la force du raisonnement, il fandroit un travail immense, Di«>u nous onVre un livre aujourd'hui où toutes les questions sont déterminées. En ce livre^ les décisions sont indubitable:;, parce que c'est U sagesse de Dieu qui les a écrites ; elles y sont claires et intelligibles, parce qu'il ne faut qu'ouvrir les yeui pour les voir : enfin elles sont ramassées en abi'<^éy parce que, sans partager son esprit en des études infinies , il suffit de considérer Jésus-Chrisl en croix.
El il n'est pas nécessaire de faire de grandes présuppositions, comme dans les écoles des philosophes, ni de conduire les esprits à la vérité par un long cil-
BE JÉSUS-CflRIST. 44^
cuit de conclusions et de principes ; il n*y a qu'unje chose à présupposer, qui n'est ignorée d'aucun des fidèles : c'est que celui qui est attaché à ce bois infâme y est la sagesse étemdle, laquelle par conséquent a pesé les choses dans une juste balance.
Et certainement y chrétiens, si nous Voulons en juger par lés efiets, le Fils de Dieu a toujours estimé ce qui méritoit de Festime : la foi de la Canan^ et [celle] du Centenier ont trouvé en sa botiche leur Juste louange (0. Non -seulement il a distingué hs mal et le bien , mais il a fait à point nommé le discernement entre le plus et le moins : par-là il a su connoitre la juste valeur du denier de la pauvre veuve W; et de peur de rien oublier, il a mis fc prix jusqu'au verre d'eau qui se donne potir son service (^) : enfin tout ce qui a quelque dignité , est pesé dans sa bàlatade jusqu'au dernier grain. Qui ensuite ne conclura pas, que ce qu'il a rejeté avé'c mépris , n'étoit digne par conséquent d'aucune es^ lime?
Que si vous voulez savoir maintenant quéilies sôUt les choses qu'il a méprisées , il n'est pais besoin qu\s je parle : ouvrez vous-mêmes le livre, lisez de vos propres yeux ; les caractères en sont assez grands et assez visibles ; les lettres en sont de sang , pour.frapper la vue avec plus de force : on a employé le fer et la violence, pour les graver profondément sur lé corps fide Jésus-Christ crucifié.
Toute la peine. Messieurs, c'est que dans ce déluge de maux infinis qui viennent fondre sur notre Sauveur, on ne sait sur quoi arrêter la vue : mais
• (») Matih. XV. 28. Tiii. 10. — («) Marc. xii. 43. — (') Malth. x. 4a-
poar liser nos regards, deux choses principalement sont capables de nous faire entendre rdtat où il «t réduit. C'est que dans celte heure destinée à ses souffrances, pour les faire monter jusqu'au comble; Dieu , par l'eiTet du même conseil , lâche la bridt sans mesure a la fureur de ses envieux , et resserrt dans le même temps toute la puissance de son Fils: il déchaîne contre sa personne toute la fureur des enfers , et il retire de dessus lui toute la protecUon du ciel. Il veut être traité de la sorte, pour rompre avec violence les [liens] qui nous empêchent d'aller au bien véritable ; « et afin que nous pussions » acquérir le bien que nous désirons, il nous a ap- » pris en souffrant, à mépriser ce que nous crai- » gnons » : Et ut possemus bomtm asseffui quod Optamus, perpeliendo docuit contentnere tjuod timemus. Ses ennemis sont en état de tout oser, et.lià réduit dans le même temps à la nécessité de tout soullrir.
Le souvenir de ses bienfaits miraculeux , qu'il avoit répandus à pleines mains sur ce peuple ingrat, devoit apparemment, chrétiens, sinon calmer toutà-fait , du moins tempérer un peu l'excès de leur haine ; mais c'est la haine au contraire qui eQace la mémoire de tous les bienfaits ; et je ne m'en étonne pas. L'un des plus grands supplices du Fils de Diea devoit être l'ingratitude des siens : c'est pourquoi les douleurs de sa passion commencent par la trahison d'un de ses apôtres. Après ce premier effet de la per^ fidie, tous SOS miracles et tous ses bienfaits vont être couverts d'un épais nuage : toute la mémoire en est abohe ; l'air ne retentira que de ces cris furieux :
C'est un scélérat , c'est un imposteur ; il a dit qu'il détruiroit le temple de Dieu : et là-dessus la vengeance aveugle se précipite aux derniers excès ; elle ne peut être assouvie par aucun supplice. « Méchans, 3> dit saint Augustin (0^ quand ils lui rendroient le M mal pour le mal , ils ne seroient pas innocens ; >> s'ils ne lui rendent pas le bien pour le bien , ils » seront ingrats : mais pour le bien ils lui rendent le » mal »y pour de tels bienfaits y de si grands outrages; il n'y a plus de nom parmi les hommes qui puisse exprimer leur fureur.
Mais afin que noias entendions combien Jésus- Christ méprise tout ce que peut lui arracher la haine des hommes , et tout ce qu'elle peut lui faire souffrir ; en même temps que ses ennemis sont en la disposition de tout entreprendre, il se réduit volon* tairement à la nécessité de tout endurer. Chrétiens, réveillez vos attentions; c'est ici que le mystère commence.
Pour en concevoir une forte idée , je vous prie de considérer que l'heure dernière étant venue, en laquelle il avoit été résolu que le Fils de Dieu se mettroit en un état de vi(^time , il suspendit aussitôt tout l'usage de sa puissance ; parce que l'état de victime étant un état de destruction , il falloit qu'il fût exposé sans force et sans résistance à quiconque méditeroit de lui faire injure : et c'est ce qu'il a voulu nous faire connottre par ces paroles mémorables . qu'il adresse aux Juifs dans le moment de sa capture : tt Vous vene? à moi comme à un voleur; cependant M j'étois tous les jours au milieu de vous, enseignant
CO In PsaL ulstii, /i. aS, iom. ir, çoL 307.
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u au temple, et vooâ ne m'avez point arrêté; nuù K c'est que c'est ici votre heure et la puissance des > téncbres » : Sed btec est Itora vestra , elpolestat terte&ranon^^). Jusque-là, maigre' leur fureur, ils ne pouvoient rien coutie sa personne, parce qne a volonté toute-puissante leur lioit les maîns : mais 3 est maintenant à» conseil de Dieu , qu'il resserre raloDtaircment et qu'il retire en lui -même toute h puiâsaccc , pour donner la liberté toute entière it k puissance oppose'c.
Il liiul ici observer que cette suspension surptenante de la puissance du Fils de Dieu , ne resti-einl pas seulement sa puissance extraoï'dinaire et di^ÏDe; mais que, pour le mettre plus paiTuitementeii l'état d'une victime qu'un va immoler, elle resserre la puissance même naturelle, et eu empêche tellement' l'usage, qu'il n'en reste pas la moindre appareoce. Qui ne pt.'ut résister à I;i force , se peut quelquefois sauver par la fuite; qui ne peut éviter d'être pris, peut du moins se de'fendre quand on l'accuse; celui à qui on ôte la juste défense , a du moins la voix pour gémir et se plaindre de l'injustice. Mais Jésus ne se laisse pas cette lilieité : tout est lié en lui jusqu'à la langue; il ne répond pas quand on l'accuse; il ne se plaint pas «juand on le frappe ; et jusqu'à ce cri confus que forme le gémissement, triste et unique recours de la foibiesse opprimée, par lequel elle tàcbe d'attendrir- les cœurs, et d'empêcher par la pitié ce qu'elle n'a pu airêter par la force; il neplatt pas à mon Sauveur de se le permettre ; bien loin de s'emporter jusqu'aux murmures, on n'entend pas
DB J.É«V»-CHIIST. 4}^
mène le spn de sa voùt ; ». U n'ouvre pas seulement » ]« bouche s : Non ape^t os suum ('). O exemple; fie patience , mal suivi parles ckcétiens, quisevAutei^ dfâtre ses dùcîples ! U est si abaDdooaé aux insuites, qu it ne peuse pas méoie avoir aucun droit de détojorner sa ^ce des cot^s. Un ver de terre que l'onSoiak aux pieds , fait encore quelque Ibible effort pou^ M retirer; et J^Ms, comme une victime qui attend le coup., n'en veut pas senlement diminuer la force par le moindre mouvement de tète : Faeiem meamiwnai>ertiabittcrepanti6usetconspuentièusW. Ge visage autrefois si majestueux, qui ravissoit en admiration le ciel et la terre , il le présente droit et immobile & toutes les indignités dont s'avise une canaille furiense. Pour queUe ^ison, chrétiens? Parce qu'il est dans un état de victime, toujours attendant le coup; c'est-à-dire dans un état de dépouillement qui l'expose nu et désarmé, pour être en butte k toutes les insultes , de quelque côté qu'elles puissent venir , m^e des mains les plu^ méprisables.
L'étrange aban dénuement de cette victime dévouée nous est très-bien expliqué par un petit mot de saint Pierre , ensa première épttre canonique, oik i-emettant devant nos yeux Jésus-Cbristsoufiraut, il dit qu' « il ne rendoit poii^t opprobres- pour (^ro- » bres t ni malédiction pour malédiction , et qu'il M n'uBoit ni de plaintes , nt de menaces » : CUm par teretur, mm comminabtUur. Que faisoit-il donc, çbrétiens, dans tout^ le cours de sa passion? Voici une belle parole: Tradebatautemiufiicantiseinjuttè^): «Use livroit, il s'abandonnoità celui qui le jugeoit
(0 /#. ini. •}. — W I'. 1. 6. — <?) I. Pttr. IJ. 93.
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» ioiusteiiKDt » : et ce qui se dit de son )agê ^ se d eoteodre conse'quemment de tous ceux iqoi entr^ | preDOient de lai faire insulte : Tradebat auXem ; fl ae donnée eux pour faire de lui à leur volonté. Unpo^ fide le veut baiser, il donne les lèvres ; on le veut Ker, il présente les mains } frapper ii coaps de bâton , Q tend le dos ; on veut qu'il porte sa croix , il tend !■ , fpnnin:. nnlTriirmrhrlrpril, r r'iwtnn«gwiiir jjt ^* rEcritnrc(0,qiiiwiaîne tïïnflrn r Tifaii «llûiilii TOtts, dirëtiens , qna )e vous représmle «n p tootaa les diverses cdrcoostances ds catte i tr^édie ? &ut-il que j'en bsse paroUra a ■ ment tons les différent perscmoages? on HaklaBinà lof frappe la loue; un Hérode qni le tni^.CHiuM munsenflé; nn pontiiè qui blaqJiénie contakhùj na juge qui reconnott et qui condamne néaMmtmt Mb
DS JÉam-CHsisT. 449
Sensé; de votre forear, comme us scâérat : Tra~ dabat outem Judicaïui se ; il s'abandonne h vont sans réserve } îl est prêt & sonteoir tout ensemble tout ce qu'il y a de dur et d*iB8apportable dans one raillerie inhnmane, et dans mre cmanté malicieuse. ' Après cela, chrétiens, qw reste-t-îl antre chose, ainoD qne nous apprenons ponr lire ce hvre ? Gontemfdn Jésus à la croix : voyez tons ses membre» brisés et rompus par une suspension violente : contidém cet homme de douienrs, qui, ayant les Biainset les pieds percâ, ne se sontient plus que mr ses Uessnres , et tire ses mains déchirées Àe tout te poids de son corps afiâissé et abattu par ta perte dn $ang et par nn travail inconcevable ; qui , parmi ces douienrs immenses, ne semble élevé si haut, que ponr découvrir de loin un penplie inlîni, qui se nK>que, qui remue la tête, qui' fut nn sujet de risée ^nne extrémités! déplorable.
Après ces décisions si sanglantes contre towg les biens de la terre, le monde a-t-il encore quelque Attrait caché qui puisse mériter votre estime? Non, tens doate : il n'a plus d'éclat. Saint Paul a raison ée £re « qu'il est mort maintenant et crncifié (■) », Jésus a répandu sur sa &ce toute l'horreur de sa croix : dans le moment de sa mort , il fit retirer le wleil , et couvrit de ténèbres pour nn peu de temps le monde, qni est l'onvrage de pieu ; mais 0 a obscurci pour iamais tont ce qui brille, tout ce qui «nrprend, tont ce qui ébïouit dans ce monde de vanité et d'illusion, qui est le chef-d'œuvre du diable;
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il Ta détruit piincipaleinent daDS la parliti la pliu éclatante, dans le tropLee qu'il e'rige, dans l'idole qu'il fait adorer , je veux dire dans le faux honneur. C'est pourquoi son supplice, quoique très-cruel, est encore beaucoup plus infâme : sa croix est un mystère de douleurs ; mais encore plus d'opprobres et d'ignominies. Aussi l'apôtre nous dit, qu' « il a » souffert la croix en m^risant la honte et l'igno- » minie»: Sustùadtcrucem confusione co7ttempld(*). Et il semble même réduire tout le mystère de sa passion à cette ignominie, lorsqu'il ^oute que Moïse jugea que « l'ignominie de JésDS-Christ étoit un plus . » grand trésor, que toutes les richesses de l'Egypte •: Majores Jiuitias œstùtums thesauro ^gypOonanf improperium ChrisU i''). Rien de plus infâim que le supplice de la croix, mais comme l'infamie eu étoit
ni ■
BE l£ettS-CBItlST. ^il
et moqueurs : cruels , parce qu'iU sobt envieux ; moqneui's, parce qu'ils saut superbes : car ou voit assez, sans que je le dise , que l'exercice, le plaisir de l'en- TÏe, c'est I9 cruauté ; et que le triomphe de l'orgueil, cest la moquerie. Cest pourquoi, eu cette journée où régnent les esprits moqueurs et cruels , il se fait un àëtrange assemblage de dérision et de cruauté» qu'on n« sait presque laquelle y domine : et toutefois la risée l'emporte; parce qu'étant l'efTet de l'orgueil qui règne dans ces esprits malheureux, au jour de leur puissance et de leur triomphe, ils auront voulu donner la première place à leur inclination dominante. Aussi étoit-ce le dessein de notre Seigneur , que ce flkt un mystère d'ignominie ; parce que c'étoit l'honneur du monde qu'il entreprenoit à la croix, comme son ennemi capital : et il est aisé de conoottre que c'est la dérision qui prévaut dans l'esprit des Juîls ; puisque c'est elle qui a inventé la plus grande partie des supplices. J'avoue qu'ils sont cruels et sanguinaires; mais ils se jouent dans leur cruauté, ou plutàt la cruauté est leur jeu.
11 le falloit de la sorte, afin que le Fils de. Dieu « fût soûlé d'opprobres a , comme l'avoit prédit le prophète (0 ; il falloit que le roi de gloire fût tourné en ridicule de toutes manières, par ce roseau, par cette couronne et par cette pourpre j il falloit pousser la raillerie jusque sur la croix , insulter à sa misère jusque dans les approches de la mort, en&n inventer pour l'amour de lui une nouvelle espèce de comédie, dont la catastrophe fût toute sanglante.^
Que si l'ignominie de notre Seigneur est la prin-
(') Thftn. III. 3o.
45s EUR LA PASSIOir
cipale partie de sa passion , c'est celle par conséquent dont il y a plus d'obligation de se revêtir. Eaxamus igitur ad eum extra castra, impropcriam ejtu portantes. Et toutefois, clirétiens, c'est celle que Yaa. veut toujours retrancher : dans les pins grandes disgrâces, on est à demi consolé, quand on peut sauver rhonneor et les appai ences. Mais qu'est-ce que cet faonnear, nnon use opinion mal fond^? 'tt cette opinioB trompeuse ne s'évanonira-t-eUe )nnais en fumée, en présence des déciûoDS clsires et fbrmeDei que prononce Jésus-Christ en croix? Nous sommes convenus, Messieurs, que le Fifs de Dîeo a pesé les choses dans une juste bahnce; mais il n'est phu question de délibérer ; nous avons pris mr nons toute cette dérision et tous ces opprobra; nous avonS' été' baptisés dans cette infamie : In morte ip-
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àbles et des prétextes artifici< 'tix , pour excuser left nsurpatioitf de ce tyran , et même potMr autoriser jusqu'à ses dernières 'violences ; tant la discipline est corrompue, tant le sentiment de la croix est éteint et aboli parmi nous. Chrétiens , lisons notre livre ? que la croix de notre Savvenr 4£fliq>e an)ourd'bii| ces illosioiis; se sacrifions plus à rkoniiear du monde^ et ne rendons pas à Satan , pour si peu de chose ^ nos âmes qui sont rachetées par «m » grand pri!x *. pest ma seconde partie.
SECOND POINT
Cbst une chose asset surprenante, que dans trettè Tanité.qui nous aveugle, et qui nous fait adoret toutes nos pensées, 'A fiiille nous donner des leçtMM pour nous apprendre à nous estimer , et h faire cas de noos-mémes. Maïs c'est que l'homme est un grand abtrae dans lequel on ne conpott rien ; on plutôt l'homme est un grand prodige, et un amas confus de xiïOÊtê contraires et mal assorties : il n'établit rien qu'il Jie renverse, et il détruit Inî-méme tous ses sentimens.
. Une marque de ce désordre , c'est que l'homme se cherche toujours, et ne veut pas se connottre; il s'admire, et ne sait pas ce qu'il vaut. L'estime qu'9 dit de lui-même , fait qu'il veut conserver tout té qui le touche ; et cependant , par le plus indigne de tous les mépris, il prodigue son ame sans peine, et ne daigne pas seulement penser à une perte si considérable.
Cette ame est en effet un trésor caché, c'est un or très-fin dans de la boue, c'est une pierre précieuse