‹ Œuvres de Bossuet, évéque de MeauxChapitre 33 sur 109 · LIVRE Vi · texte numérisé non relu

LIVRE Vi

Oh Ton oppose k ces nouveautés la tradition

de VEglise.

!• Le principal instrument de la tradition de I^<-

de FEeliae'* S^^^ ^*^ i^èiîtfermé dâhs ses prières , et soit qn^on s'explique regarde Taction de la Ikurpe* et le sacrifice ^ ou principale- ^^ repasse sur les hîrmiies , sur les collectes^,

ment par ses * - < : •

prières. sur les secrètes / sur les postcommunions , il est remarquable qu'il ne s'en 'trouvera pas une seule qui ne sôit accompagnée de deniandes expresses; en quoi FEglise a obéi au xu^mmandemétit de saint Paul (>) : Quen toutes vos supplications vos demandes soient portées, à Dieu avec action de grâces. C'est une chose étonnante que TEglise ne fasse pas une seule prière, je dis, encore un coup, pas une seule sans dçinande, en sorte que la demande soit pour ainsi dire le fond de toutes ses oraisons; et qu'ily ait de ses enfans qui fassent profession de ne plus rien demander. La conclusion solennelle de toutes les oraisons de FEglise , par Jésus-Christ , et en Tunité du Saint- Esprit, fait voir la nécessité de la foi expresse ea la Trinité , en llncarnation , et en la médiation du Fils de Dieu. Ce ne sont point ici des actes confus et indistincts envers les personnes divines^ ou même envers les attributs divins ; on trouve

(0 PUl IV. 6.

partout

SU& LES ÉTiTS^BQlUISOII, UTRE TI. II09

partout la toute-puissance , la miséricorde , la éâgesse^ la providence très^distinctement exprimées. La glorification de la divinité dans la Tri* nîtéy et Faction de grâces ne sont pas moins ré- |)andues dans les prières ecclésiastiques ; mais par** tout selon Tesprit de saint Paul , elle se termine en demande y sans y manquer une seule fois ; téâioins ces deux admirables glorifications : Gloria in excelsis, et Te Deum laudamus : tout y a pour but la gloire de Dieu ; ce que TËglise déclare par lies admirables paroles : O Seigneur, nous vous rendons grâces à cause de votre grande gloire : gYaUas agimus Ubi, etc. Les demandes viennent ensuite : ayez pitié de nous, écoutez nos vœux: miserere nobis, etc. Suscipé deprecationem, etc* On revient à la glorification : Parce çue vous êtes le seul sairU, le seul Seigneur, et le reste. * Tel est Fesprit de la prière chrétienne y qui unit en soi ces trois choses., la glorification de Dieu en lui-même y l'action de grâces, et la demande : selon cet esprit , quand même on les sépare dans Texercice, on doit toujours les unir selon rintime disposition du cœur; et en venir à Fexclusion de Fune des trois , comme font les nouveaux mystiques y c'est éteindre Fesprit d'oraison. Quand l'Eglise invoque Dieu, comme elle lisiit partout, sous le titre de miséricordieux ou de tout-puissant, et ainsi des autres, elle montre que les demandes qui suivent se terminent à le glorifier dans ses divines perfections, et plus encore pour ce qui! est quepour ce qu'il donne^ Ainsi c'est une erreur ma- BossuBT. xxvxi. x4

dld ÏSSTWDCXIOTS

nifeste et injurieuse à toute ^Eg^se ^ de regarder

les demandes comme intéressées, et d'en suspen*

dre l'usage dans les parfaits.

i^ Les demandes de FEglise se rapportent à ttbit

de l'E* ull^^ ^^^ > î^® chacun désire obtenir pour soi dan^

convain- Cet^é vie : la rémission des péchés ; la grâce de

qucnt d'er- '^'g^ pj^g commettre , ce qui comprend la per-

reur ceux ..* ., .ii/. -

qui croient sévérance ; 1 augmentation de la justice : et ces que les de- trois fins particulières se terminent à la grande Tté "écfl"* ^° ^ laquelle toutes les autres sont subordonnées^ qui est Taccomplissement des promesses dans la mie future. L'Eglise montre cette intention dans toutes ses prières, et je me contente de la inar-* quer dans celle-ci': ce Donnez-nous, ô Dieu tout«* » puîssant,raugmentationde la foi, de l'espérance » et de 1^ charité; et afin que nous obtenions 43e » que vous avez promis , faites-nous aimer ce qua » vpus avez commandé ». Toutes les autres prières sont du même esprit ; et si ces actes sont inté« ressés , c'est une chose horrible à penser ^ que l'Eglise ; nq songe pas une seule fois ^ nous en faire pcoduire d'autres. Pour s'éloigner de tels actes ^ il iaut renoncer à dire Amen sur la demander qu'on vient d'entendre y et en même temps sur toutes les autres, puisqu'elles sont toutes de même intention. C'est une règle constante de la foi > qu'on prie selon ce qu'on croit, et que là loi de prier établit celie de croire : Ut legem credendi. lex siaUUU supplicàndi. Les papes et les concile», xf ous ont enseigné que la doctrine de la prière est inséparable de la doctrine delà grâce. Za^r<2ce^

«lit le eoticile de Carthage ,%dans $a lettre syno^ dique au pape saint Innocent (0^ est déclarée manifestement par les prières des saints : Gratia Deisanctorum evidentiUs orationibus declaratur. Yoi^à ce qu^on écrit à saint Inndcent y et ce grand. Pape répond (s): « Si nous n avons pfs be- » soin du secours de Dieu, pourquoi le deman* » dons -nous tous leâ jours ;^ car soit que nous » vivions l)ieny nOus dema;ndons là grâce de mieux » vivre; et si nou^ nous détournons du bien, nout » sommes encore dans un plus grand besoin de » la ^âce » • Gomme donc on disoit alors aux Pélagiens , qui nioient la grâce, GcMnment la demandez-vous si vousFaviec? Je dirai à nos faux dévots, Comment cessez-vous de la demander «i vous croyez en avoir besoin ? L'erreur est égale , ou de nier ce (pi*on demande, ou de né demander pas . ce qu'on croit absolument nécessaire.

Pour établir cette doctrine , saint Augustin , III. dans ses derniers livres tant autorisés rar le saint J^ocirmede

, . * s. Augustin

Siège, a dit « qu il étoit constant , constat , que et de toute M comme il y a des grâces que Dieu donne sans l'Eglise ca-

9 1 1 j 11 thoIique,que

)» quon les demande; par exemple, le commenr nuin^obiiem » cernent de la foi, ( et l'esprit même de la prière ) la persévé- » aussi y en a-t-il d'autres qu'il n^a préparées au'à ^^^^^ ^°* '*

* 1 r 1 demander.

» ceu^ qui les demandent, telle qu'est la perse vé- » rance dans le bien (^) » : c'est pourquoi il ét<Ht d'accord avec lès semi-Pélagiens qu'on la pouvoit et qu'on la devoît mériter par d'humbles supplia

C») Ep. Cône. CarL ad Innoc. PP, op. Aug. Ep. clxxt, al, xCy n. 6j tom, ii, col 6ao. — (>) Ihid, Ep, clxxxt, al. xci, n, 0; CO/.636.— i?) Ih don.Perseyer. cap. xYi, n. 39; tom. x, çoLSl^%

^ ai 2 INSTRUCTION

cations : SuppUcifer emereri <*) : d'où il s*ensuit daîrement que ceux qui ne veulent pas la de* mander ne veulent pas l'avoir, et qu'en évitant la demande on perd la grâce. De là vient que ce saint docteur enseigne encore j comme une vérité constante j ft qu'il n'y a aucun des saints qui ne dea» mande la pêrsévéraiice (^} » : ceux donc qui ne la demandent pas , selon lui ne sont pas saints ; et il ajoute y selon la doctrine de saint Cyprien, que^ loin qu'on ne doive pas demander la persévérance^ « on ne demande presque autre chose que ce )> granddon dans l'Oraison dominicale ». i^- > Ces deux grands saints , je veux dire saint Cyrfen* et s! P^^^^ ®^ saint Augustin , nfe connoîssent point le Augustin mystère du nouveau désintéressement , qui pernont jamais ^^^^ ^ ^Qg f^MX m^ystiques a ne rien désirer pour

connulepré- ^ vi 1 ^^ j v

tendu désin- eux-memes J puisqu ils tournent tous deux a eux-

téressement mêmes toutes les demaàdes de l'Oraison domini^

• • Ji«*i calé , et entre autres celle-ci : Que votre fiom soit

veaux m^sU- ' ^

^es. sanctifié; car, disoit saint Cyprien, et saint An-

gastin après lui (^) ; « nous ne demandons pas que

'^ ' » Dieu isoit sanctifié par nos oraisons ; mais que

^ » son nom (saint par lui-même) soit sanctifié

» en nous ; car qui peut sanctifier Dieu , lui qui

10 nous sanctifie? mais à cause qu^ila dit, 6oyex

» saints comme je suis saint : nous lui demandons

'j> qu'ayant été sanctifiés dans le Baptême y nous

TU persévérions dans la sainteté qui a été commen-

'Il qéeen-nous. Nous prions donc nuit et four que

(») 2)e don. Persever. cap, vi, n. lo; col. 826. — ('») Ihid.

cap. II, f»; 4 ; coi. fti4" '— ^'^ OT"*» ^* ^''' ^om. p. 207* ^b^* ' |pc. moxn ai.

Sun LES ÉTATS liO^ÂJSf^y LIVRE TI, 21 3

^> cette sanctification. demeure. en nous ». C'est donc pour nous que nous demandons : cette ^e-» mande y Voire nom soit sanctifié, regarde Dieu en nous, et ne Ten r^arde pas moins en. lui-même^ parce que toute notre sanctification se rapports à lui.

Ainsi y encore une fois , ce désintéressement y* tant vanté par les faux mystiques , qu'on fait cout documc-^d* ^ster à ne rien demander pour soi, est inconnfi S. Augustin à saint Cyprien et à saint Augustin: il Test. à «^^«Î.EgliM

*' ' caUioiic[ue.

jTésuS'Christ même qui nous commande de dire y Pardonnezrnpus j ne nous induisez pas, délivre^* nous : c'est à nous que les pécl^^s doivent être pardonnes ; c'est nous qui voulons être délivrés ^u mal ; et comme l'Eglise lintei-prète à la fin de Tomaison dominicale , du mal passée, du mal présent et du futur : Ab omnibus malis prœteritis, prœsentibus etfuturis : ce qui. enferme la persévérance dans le bien , puisque y comme dit saint Augustin y si nous gommes véritablement délivres flijL niai y nous persisterons dans la sainteté que nousk apons reçue par la grâce j^O. Non-seulement nous y persisterons , mais^ encQve npus y croî- \xouSy en disant avec les apôtres (^} : Augpiente^Sr uu>us lajbi; et en cela^nous aurons reffet de cette demande : TTotre volonté soit faite y parce que la volonté de Dieu,c'estnotre sanctification, commç dit saint Paul (3) , dans laquelle nous d^ons croître^, selon cet esqprès. commandement : Que celui gui est fuste se justifie encore, et que celui qui est

(0 De don. P^tseytr. atp. v, m^.\coL 8aô. — (*) Luc xTii. Ç. r- (3) /. The$s, IV. 3.

$fdnts€ sanctifie encore (0 : c^est pour cela ^ CôO^

iinue saint Augustin , que DieU commande à ses

Èainis de lui demander la perséi^érance C^) ; el

nos faux contemplatifs osent 4ijt*e qu'il ne le coni'^ ^

ma^de pas aux parfaits , conune si les parfaits

• n'étoient pas saints*

^^* . ^ Ce qu'a dit saint Augustin de cette demande ^

««précédent ^* expressément éé&ni ^dans le second concile

te expiréss^- d'Orange par ce chapitre : « Il fàîit que les saints

™*", "' » implorent sans cessé le secours de Dieu, afin

p»r les coQ'A ^ '

ctlcA. » qu'ils puissent pervenir à une sainte fin y et per-

» sister dans les bonnes œuvres (3) » : et en dernier

lieu par le coneile de Trente , lorisqu'après avoit

défini qu'on ne peut avoir ce grand don que de

Dieu'seul, il conclut que nous ne pouvons l'obtenir

« que par des travaux , des veilles^ des àumftneSy

» dés prières y des oblat^ons et dés jeûnes (4) ».

"^^I- On vbit eqcore , par cette doctrine , que l'O-

var^les con- ^^^^^'^ dominicale est supposée être Toràison d'o-

cilesquero bligatiou de tous les fidèles ; ce qui est confirmé

raison domi- p^^^ \^^ décisions du concile de Cartbage (5) , oà

nicale est *, • . j /. • i

d'obligation * ®^ stipposc , commc uu pfinape de foi, que ys&

pour les plos plus grands saints , et fussent^ils aussi saints que

par lis. saint Jacques, que Job et que' Daniel, dnt besoin

de faire cette demande ; « Pardonnez - nous nos

» péchés, et que ce n'est point par humilité , mais

» en vérité qu'ils la font : NonhunUliter sedve^

» raciter*».

Le concile de Trente suppose aussi (Q que cette

(0 Apoc, xxir. 1 1. — W De don. Pertever, cap, vi, n. 1 1 ; col: 817. --, (3) JhiéU 'cap. 10* -* (4) Scmm, vi , c i3. — (5) C^n*. Carih, cap. yii, viii.— (ft 5e#*. Ti, c. il.

SUA LES ÉTÀtS D*OBÀISONy LIVRE TI* 21 S

demande n^est pas « senletnefnt humble y mais en* b core sincère et véritable » , et que TOraison dominicale oh elle est énoncée ^ est d'une oom«* mune obligation pour tous les chrétiens , même pour les plus parfaits , puisqu'elle Test pour tous ceux qui n'ont plus que de ces péchés de fragi* Uté , dont personne n*est exempt.

Telle a donc été la doctrine définie par toute TÊglise contre les Pélagieris ; et par-là on voit qu'il est delà foi catholique d'éviter ce prétendu désintéressement, qui empêche nos faux parfaits de rien demander pour eux , parce que ce n'est qu'orgueil et une manifeste transgression des exprès' commanderaens de Dieu.

Pour entendre tnaintenant que cette foi est ' "^'"laussi ancienne que l'Eglise , il ne faut que lire aes^Pétls quelquë&passages de saint Clément d'Alexandrie, précédens , dont l'autorité est considérable par deux endroits ; *^' nonamé-

1, , -, * *■ . , ment de S.

un , qu elle a été révérée dès la première anti- ciémentd'A-

quité , puisqu'il a été dès le second siècle , après lexandriele grand Pantenus, et devant le grand Origène, le théologien et le docteur delà sainte et savante Eglise d'Alexandrie : et l'autre, qu'il noiis propose ce qui convient aux plus parfaits, qu'il appelle les Gnoslîques; c'est-à-dirè, selon le langage assez commun de son temps, et dérivé^ de saint ftiul, les parfaits et lès spirituels qui sont parvenus à thabitude consommée de la charité»

Des hommes si parfaits et si devés , dit saint Clément (0, au-dessus de Vétat commun des

(0 Strom, lib. lY^p. SiQ» e<c. edU. 1629.

2l6 . , IBrSTFRVCTIOIf

fidèles, demandent à Dieu , non pas les biens ap^ pareps , comme font les imparfaits ; mais, les vrais Jbienf qui sont ceux de Vame (Or ainsi les deman^ des qu'il met en la bouche de son gnostique sont les demandes des parfaits. Aussi quand il vient à spécifier ses demandes particulières ^ il n'y XQet rien que d'excellent.- « Car il demande, dit-^ilC^), » là rémission de ses péchés , de n'en faire plus, » d'accomplir tout. le bien, d'y persévérer, de » n'en point déchoir, d'y croître, de .le rendre 3» éternel , d^entendre tdute la dispensation d^ » Dieu , afin d'avoir le cœur pur et d'être initt^ / » au mystère de la vision de face à face ». Voil^ ce que le gnostique , c'est-à-dire le spirituel et le • parfait , {demande pour lui-même , selon ce Père ^ qui est aussi précisément tout ce qu'on a vu dans les prières de l'Eglise; et pour les autres, il de* fnande leur conversions leur élévation, leur per^ sévérance : pour ses ennemis , le changement de leur cœur. Il n'y a rien là que d'excellent et digne d^un homme parfait. Aussi saint Clément ^)oute<; t-il, que rbommé spirituel et parfait, qui esf dans la profession et dans l'habitude de la piété, demande à Dieu tout cela ( natu rellexoent ) comme rhomme vulgaire demande la santé ^ et le demande sur ce fondement de l'Ecriture , que Vot. raison est bonne avec le jeûne ; fondement eom** mun à tous les états , et aux plus parfaits comme aux autres.

ïX- Ce qu'il y a ici à remarquer , c'est que toutes

(0 Strom, lih. vu, pa^, 731. .— (•) Lib» YiÇ c, 665. 1(3. vii, 715, 716.

SUR LES ÉTATS s'oftAlSON ^ LITRE TI. ftl^

Ces demandes-sont attribuées au spirituel, par sain( ^* Client Gléménty non comme desr choses encore impar^^ ^^..^ ^^^J! fkitesy dont il tâche de se dëlivror, mais comme montrer que des choses qui dëmontreut sa perfection. C'est «'«»*P'^P"-

* , * , ment aux

pourquoi loin de penser qu'il ne soit pas de Tétat plus parfaiu de rhomme par&it de demander , ce Père dit au ^^'^ appar-

• , » , . X 1 /. . *i«nt de de-

contraire que cest a Im proprement a le taire; mander.

car pour les autres , dit*il ( 0 , <c ils ne peuvent pas

» même prier Dieu pour en. obtenir les biens ,

^ parce qu'ils ne connoissent pas les biens véri-

» tables y et n'en sauroient pas le prix, ni l'usage

» qu'il en faudroit £aure quand ils les auroient

;> obtenus ». D'où il conclut que. ceux à qui il

^convient le plus de faire à Dieu des demande)

spi]ft le& parfaits; les GnqstUjues ,^ ceux qui con^ .

Boissent vraiçient' Dieu, <c parce qu'ils S9iven|b

» quelç sont les yrab biens / et ce . qu'il fout de-

» mander, et quand et comment » . Il dit , dans le

même esprit C^) , « que le propre ouvrage du gno-

» stique est de demander , et qu'il ne s'amuse pas

» à de longs discours dans la prière, jparce qu'il

» sait ce qu'il faut demander ».*

Qu'on vienne dire après cela que ce ne sont pas les parfai^ et les plus parfaits, les plus éclairés, les plus spirituels ; et selon le langage de ce Père , les plus.gnostiques q^i doivent demander, ou qu'il ne leur convient pas de le faire, eux à qui il convient tout au contraire de le faire préf^rablement à tous les autres. C'est pourquoi ceux à qui ce saint met la prière à la bouche (3) , après

(>) Slronu Ub. vi. 670. — C*) lUd. 736. *- C^) IM. lih. iv.

3l8 mSTRTJCTlOH

rEcriture , sont les plus parfaits : un Moïse , une Esther, une Judith, une Marie sœur de Moïse qui étoit une prophétesse : dans le nouveau Testament , un saint Barnabe , homme juste et rempli du Saint-Esprit^ dont il rapporte cette prière (0 ; « Dieu nous donne la sagesse , Tintelligence , la » science y la connoissance de ses justifications , « la patience » ^ et ainsi du reste.

Page 1