XXIX. Ces fondemens supposés, il reste deux clioses
peuxfpies- ^ examiner: l'une, jusqu'à quel |emps s'étend
lions a traî- t . . 1 1» • 1 • i
ter jI^Qae8. cette dii^ositiou de 1 ame passive sous ia mam de tion , sur le £>ieu ; et Fautçe , jusqu'à quels actes elle doit être
temps et sur >
la durée de POU«sée.
ceuepassi. Pour le temps, saint François de Sales res- ' treint ceslmpuissances d'agir au temps de l'orai-
son seulement : « Vous ne fadtes rien, ce me dites* » vous, EN l'oraison W : votre façon xl'emAisoH » est bonne (3) , etc. Pourquoi voulez - vous pra- » tiquer la partie de Marthe bnl*oeàison, puisque » Dieu vous fait entendre qu'il veut que vous exer- » ciez celle de Marie? Je vous commande donc » que simplement votis demeuriez en Dieu, oh » auprès de Dieu sans vous essayer d'y rien faire, 2> et sans vous enquérir de lui de chose quel-- » conque , sinon à Mesure qu'il vous excitera (4) ». Ainsi rintiention de l'homme de Dieu est de res>ireindre ce consul au«temps d'oraison. Et pour bien entendre ceci , il faut rappeler en notre mémoire (^) que les spirituels ne connoissent pas de ces amés toujours mues divinement de cette ma*
(0 yie âe Chant. III. part. en. 4" -— (*) ^V. 11, ép. 5i. ^
(3) Ibid. ép. 53 (4) Vie de Chant. IL part, eh, 7. Mifponse d
la 3. 9. — ;5) f^o)^e«ci-deasus, /<V..vii, c. a4-
SUH LES ÉTATS I>'«OEÀtSOir , LIVRE *VIir. 829
nière extraordinaire et passive dont nous parlons* ;
Cest ce que nous avons ouï de la bouche du B. P. Jean de la Croix , le plus expérimenté des spirituels de son temps en cette matière (0. On sait que sa mère sainte Thérèse s'est expressément déclarée contre la longue durée de ces suspen* sions, bien loin qu'elle ait pu souffrir qu'on les reconnût perpétuelles. Conformément à leur pensée y la mère de Chantai éprouvoit aussi que JDieu retiroit son opération par intervalles C^) , qui étoit le premier moyen de la remettre en sa liberté pour agir et pour faire des demandes. L'autre étoit quand Dieu l'excitoit lui*même à agir par ces douces invitations, facilités et ioclinations , qu'il sait mettre , quand il lui plaît, dans les cœurs. Cette dernière façon , qui provenoit d'une excitation spéciale de Dieu , étoit sans doute la plus remarquable dans la sainte veuve, surtout pen* dant l'exercice de son oraison. La consultation de la Mère réduisoit aussi la suppression t< des » actes de discours et de sa propre industricL, » spécialement au temps de l'oraisqh » ; parce qu'encore que Dieu soit le maître . de répandre ^
ces impuissances eif tel endroit delà vie qu'il lui . plaii*a , sa conduite ordinaire est de les réduire au temps spécial de l'oraison.
U est .vrai que son oraison étoit presque per- xxx. pétucUe. C'est pourquoi cette admirable suspen- Mélange sion d'actes revenoit souvent, mais ne duroit pas r*']**^'^^!'
' . T * les de 1 acli-
toujours : ce qui a fait écry^e dans sa Vie w},.cc que yité dans Vé-
(■) Mont, du Carm.iiv, m, ck. i^p. i54. — C>) Ibid, 4* Dem» c. 3y etc. p. 736. F'ie de Chant» IIL part» ch. 4* -* (^) làid.
33o INSTRUCTION
tat passif de „ dans Cet état passif elle ne laissoit pas d'agir en
cetteMèreau . . ^ i t-,^. .• •. 0
sujet de son ^- certaitt temps, quand Dieu retiroit soa operasaint direc- » tion , OU qu il lexcitoit à cela , mais toujours