XIV, XV, XVI
et x4ii. on a montré la nécessité, et découvrir les évasions des Quiétistes.
Pour éluder l'obligation des désirs de la vision bienheureuse, ils disent que ces désirs sont autant de mouvemens îndélibérés j mais on énonce
(0 Cî-dessiis, 2iV.y, n. 25 et suiy, — (>) Cohss. m. a3, 24-
SUR LES ÉTATS d'oRÂISON^ LIVRE X. ^o3
le contraire dans Farticle x^ et il a été prouvé que la proposition contraire est directement opposée aux paroles expresses de saint Paul, et |ustement qualifiée d'hérétique (0.
Le XV / article combat la mollesse du quiétisme y qui afibiblit Facte de contrition et lasdoctrine énoncée dans le Pater, pour demander la rémission des péchés ; ce qui est plus amplement, établi dans les livres précédens W, où les faux* fuyans des Quiétistes sont réfutés.
Les deux articles suivans, c'est-à-dire, le xvi.» et le XVII.* soTkt destinés aux actes réfléchis, dont la nature et la nécessité ont été expliquées (3).
Comme on ne trouve point sur ce sujet de déterminations de l'Eglise , non plus que dans l'Ecriture des termes exprès pour prescrire nommément les actes réflexes , on en a marqué la prohibition comme erroùée, à quoi on a ajouté qu'elle approche de l'hérésie, à cause que si l'Ecriture ne commande peut-être pas en termes formels les saintes réflexions, elle les commande en termes équivalens, et que tout l'esprit des saints livres nous y porte.
Un des plus mauvais caractères du quiétisme , XL est d'avoir affoibli le prix du remède souvent né- ® "^j
^ ZYiii et des
cessaire de la mortification , et par un discours mortifica- • profane, d'avoir fait servir à ce <iessein la simpli- *^®^*' cité de l'enfance chrétienne. On en a qualifié la proposition d'erronée et d'hérétique, et on a joint ensemble ces deux notes, pour montrer par celle .
(0 Ci-dessus, Uv, m, cA. 8, l'a, etc. — (*) €i-desras, /eV. nr, ck. 9, etc. — • ^) Ci-dessos, Iw» t, ch, i etjfiif.
4o4 IKSTRUCTIOlf
dnérétiqueune expresse contrariété avec ces paroles de saint Paul (0 : /e châtie mon corps j, etc. et avec les autres de l'Ecriture , qui obligent précisément à mater la chair. On a aussi voulu marquer les décisions du concile de Trente en faveur des austérités y même volontaires, contrôles derniers hérétiques (2); mais la qualité d'erroné marque outre cela les copséquences certaines des . grands principes du christianisme; d'où suit la nécessité des austérités, qui sont d'un côté la concupiscence toujours vivante, et de l'autre la désirable conformité avec Jésus -Christ souffrant. XIL Pour rejeter l'acte continu et perpétuel qui
de XIX et sur contienne éminemment tous les autres, et qui Tacte cond- ajQSsi pour Cette raison exempte de les pratiquer nnetperpe- ^^^^ |^g temps Convenables, il suffit de savoir
qu'inconnu à l'Ecriture, à tous les Pères, à toute la tiiéologie, il ne paroit la pi^mière fois qae dans FMconi, ou dans quelque écrivain de son âge, et d'une aussi mince autorité : mais pour en venir à une qualification plus précise, la propo-^ sîtion doit être déclarée du moins erronée , par la conséquence nécessaire que l'on en induit con« tre la pln;:alité et la succession des actes commandés de Dieu, ainsi qu'il a été souvent démontré (3).
xnt. L'article xx, oii il est parlé de la tradition,
Sur 1 aru- pQ^rroit sembler inutile à ceux qui ne sauroient
clexzetsur * ,., , ,, 1 • 1
les tradi- pas qu il va au - devant d une solution des noutions. veaux mystiques. Rien ne les charge tant que le
(«) /. Cor» IX. 27. — (•) Cône, TridenU sess, xir, c. 8 e< 9. — i}) Ci-dessus, 2iV. i, cA. iS, ai, a3^ .
SUR LES JET ATS d'oRAISON, LIVRE X. 4^5
silence éternel de toute Fantiquitë sur leur aote continu et universel, sur la suspension des autres actes expressément commandés de Dieu , et sur la perpétuelle passweté ou ligature des puissant ces; à quoi ils n'ont' de ressource qu'en établissant, s'ils pouvoient, certaines traditions occultes dans l'Eglise , et en sauvant sous ce nom le silence perpétuel de tous les saints sur leur doctrine* Dans la suite, nous apprendrons de saint Irénée, de saint Epiphane et de saint Augustin , que ces traditions secrètes étoient aussi le refuge des Gno^ stiques et des Manichéens. Il n'y a aucune mauvaise doctrine qu'on ne puisse introduire sous ce prétexte /ainsi qu'il est porté dans l'article. Nous montrerons en son lieu plus amplement que TE** glise n'a jamais reçu d'autres traditions que ceUes qui sont reconnues par le consentement unanime de tous les Pères : ce sont celles qui sont établies dans le concile de Trente (0 , et ne peuvent être cachées. Nous nous sommes contentés, en attendant , de marquer en peu de paroles la nécessité de la tradition en cette matière, comme dans toutes les autres de la religion ; à quoi nous ajoutons, avec les saints Pères, ce commandement de notre Seigneur : Ce que vous entendez à ToreiUe, publiez-le sur les toits W ; ce qui prouve que le secret^ s'il y en a eu dans la doctrine de Jésus -Christ, a entièrement cessé dans la prédication de l'Evanrile.