‹ Œuvres de Bossuet, évéque de MeauxChapitre 61 sur 109 · ADDITIONS ET CORRECTIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS ET CORRECTIONS

On a corrigé dans cette seconde édition les l. fautes des citations qui étoient dans la première : O» corrige mais il reste des fautes dans les choses mêmes, », n. i, la dont j'ai été averti par mes amis : et comme il y fow^e oùron en a quelques-unes qui sont considérables , je ne ^^ ,, xcuser sache rien de meilleur que d'avouer franchement nos faux que je me suis trompé. mystiqucsde

T» • j-^ 1- 1 Fart. VIII des

J ai dit, au livre x, n. i, que la viii.» propo- Béguardj. sition des Béguards rapportée dans le concile œcuménique de Vienne ne regardoit pas les faux

^0 AcL XVII. aS. V

464 IMSTRirCTIOV

mystiques de nos jours, non plus que la y.« et la TU.* : encore qu'elle les regarde dtrectement, comme il paroît par la simple lecture de la Clémentine Ad nostrum : de hœreL approuvée dans ce saint concile. Il est vrai y quant à la vin.*" proposition, que je n'en ai considéré qu'une partie y et que j'ai manqué d'attention pour l'autre. Voici la proposition toute entière, comme elle est couchée dans la Clémentine : « qu'ils ne doi* 9 vent point se lever à l'élévation du corps de » Jésus- Christ, ni lui rendi*e aucun honifeur : » assurant que ce seroit en eux tme imperfection^ X 9 s'ils descendoient. de leur sublime contempla* » tion, pour penser au ministère ou sacrement » de rEucharistie, ou à la passion de Thuinsmite » de Jésus-Christ ».

Dans cette proposition des Béguards je n'ai remarqué que ce qui regarde l'Eucharistie; et la crainte que j'avois d'imputer aux nouveaux mystiques ce qui n'étoit point de leur sentiment, m'agfait dire que cet article ne les toucheit pas. Mais j'ai fait voir dans tout le livre ii de cette Ins^ truction, que nos &ux contemplatifs ne croyoient que trop, que Jésus -Christ Dieu et homme, et les mystères sacrés de son humanité, dégradoient la sublimité de leur oraisoo, et lui étoient un obstacle; et qu'ainsi de ce côté là ils adhèrent trop visiblement à l'erreur des Bégoards. n. On m'a aussi averti que je ne devois pas laisser

Doctrine ^^^ preuve ce que j'ai dit au livre vi , n. 34 , que saini Augusr c'étoit <c une doctrine constante de saint Augustin

» et

Stm L£S ÈTkTS JiOKknoVf ADDltriOlîS. 4^5

j». et de tous les Pères, qae Jësus- Christ^ en ^^^ <ar le M nou^ proposaat TOraison dominicale comme le feu^^' ^-^ » motdèle de la pi:ièré chrétienne ^ y a renfermé ajoutëe au » tout ce. qu'il falloitd^nander à Dieu : en sorte ^^»v^»'34. « qu'il n'est permis ni d'y ajouter d'autres de-> Ji mandes , ni ^lussi de se dispenser en aucun état » de faire celles qu'elle contient ». On a désiré que je soutinsse de quelque passage un point si fondamental de la matière que je traitois. Et pour ^tisfaire à un si juste désir, je rapporterai la doctrine de saint Augustin ddns l'exposition *de l'Oraison dominicale à ceux qu'on appeloit Com^ petentes^ parce qu'ils demandoient ensemble le l>aptême, et qu'étant admis pur l'éyéque à ce sacrementy ils dévoient prononcer la première fois .cette divine Oraison , à la face de toute l'Eglise ^ ^1 sortant des fonts baptismaux* . Dans le premier sermon que ce Père a fait sur ce sujet, qui est le lti.*" de la nouvelle édition, nous lisons ces mots (0 : « Les paroles que notre M Seigneur Jésus - Christ nous a e^iseignées dans » l'Oraison dominicale, sont le modèle de nos » désirs : forma est desideriorum : il ne nous est . n pas permis de demander autre chose que ce qui » est écrit dans ce lieu i.j^oi» licef tibi aUquid . n petere, quhm çuod ibi scriptum est »*

Il importe donc de bien prendre l'esprit de cette divine prière ; et saint Augustin, continue à nous y &ire entrer, en examinant chaque demande en cette sorte» « Que votre nom soit sano*

(>J Serm* lvi, n. 4$ tom, T, co/. 3^.

BoSSTTET. XXTII* 3o

» tifié (0. Pourquoi demandez-TOus que son nom » soH sanctifié ? il est déjà saint. Quand vous de^ » mandez que son nom soit sanctifié , est*ce que y vous allez prier Dieu pour Dieu et non pas pour » vous T Entendez^ et vous priez pour vous-néme) » car vous demandez que ce qui est toujours saint » en soi soit sanctifié en vous ^ qu'il soit réputé ^ saint, qu'il ne soit pas fiiéprisé. Yous voyez » donc que c'est à vous que vous désirez du bien; )) car À vous méprisez le nom de Dieu, c'est un » mal pour vous et non pas pour Dieu » .

Remarquez cette façon de parler : ce n'est pas pour Dieu que vous ofirez des prières; c'est pour vous : vous vous désirez du bien à vous-même : est*ce un désir intéressé ? U n'y songe seulement pas y et nous en verrons la raison. Il poursuit W : ce Que votre règne arrive : quoi 7 si vous ne le de* » .mandiez pas, le règne de Dieu ne viendroit pas? » U parle de ce règne qui arrivera à la fin des » siècltes : car Dieu règne toujours, et n'est jamais » sans régner, lui à qui toute créature obéit 31 Mais quel règne déûrez^vous^ sinon cekii dont » il est écrit : Venez , vous qui avez été benb par )». mon p^e , et recevez le royaume. Voilà ce qui » nous fait dire , Que votre royaume arrive. Noas >^ prions qne ce royaume soit en nous :< nous de- » mandons d'être unis dans ce royaume , car ce 3> règne viendra sans doute : mais que vous ser- ^ vira qu'il vienne, s'il vous trouve à la gauche? » Ainsi, en cet endroit de la prière comme à l'au-

<«) Serm. *iri, n. 5. — («) Ibid. n^ 6.

SUR LES ÉTATS d'oRÀISOIT, ADDITIONS. ^6'}

0» tre, c'est à vous que vous souhaitez du bien : n c'est pour vous que vous priez ; et ce que vous » désirez , c'est de vivre de la manière qui est né- » cessaire pour arriver à ce royaume , qui sera » donné k tous les saints »•

On dira peut » é|re qu'il nous attache trop à notre intéi'ét , et qu'il ne nous fait pas assez reconnoître l'excellence de la nature divine en^Ue^ même. Au contraire il la suppose: il suppose^ dts-je^que le nom de Dieu est saint en lui-même: que le règne de Keu ^st éternel et insépa|*able de lui : enfin, que Dieu est si grand ^ qu'il n'y a rieh à lui désirer, et qu'il ne nous reste qu'à prier pour nous , afin que nous soyons pleins de lui : Biais la demande suivante le fait encore mieux en* tendre (i) : 4c Que votre volonté soit faîte : quoi, » si vous ne le demandiez pas, Dieu ne fera point » sa volonté ? Souvenez-vous de l'article du Sym- » bole que vous avez rendu , c'est-à-dire que vous » avez professé à la face de toute l'Eglise, après » l'avoir appris en secret : Je croîs en Dieu le .» Père tout-puissant r s'il est tout-puissant, pour- » quoi priez-vous que sa volonté soit faite? Que » veut donc dire cette demande, Que votre vo- » lonté soit £aâte? c'est-à-dire, qu'il se fasse en » moi que je ne résiste pas à votre volonté. Ainsi, » en cette demande comme dans les autres , c'est 3» pour vous que vous priez, et non pas pour n Dieu ; car la volonté de Dieu se fera en vous , » quand même elle ne se fera pas par vous. La

(0 Serm, lvi, ». 7 5 col SaS.

» volonté de Dieu se fait dans les justes ^ à qui il » dit yVeaez, 6 bénis de Dieu ! et recevez le royau- » me f puisqu'on effet ils le reçoivent : elle se fera » aussi dans ceux à qui il dira , Allez y maudits. 9» La volonté de Dieu se fera en eux, puisqu'ils i> iront au feu étemel ; mais c'est autre chose que » la volonté de Dieu se fasse par vous» Ce n'est » donc pas sans raison que vous demandez qu'elle » s'accomplisse en vous, et par -là vous ne de- » mandez autre chose, sinon que vous spyez heu- » reux; nisi ut bene sit tibi^ mot à mot, qu'il » vous soit bien : que vous soyez aussi bien que I» vous le déàrezy mais en quelque état ou heu; » reux ou malheureux que vous soyez, la volonté » de Dieu se fera en vous, et vous avez encore à 0 demander qu'elle se fasse aussi par vous : fai ^ in te : sedfiat et àien t afin , comme il vient de dire, que votre état soit heureux, «C bene sit Ubi.

Cette parole de saint Augustin , vJt bene sit €ibi, est répétée de l'endroit du Deutéronome, où se lit le. commandement primitif du saint amour (0 : « Ecocfte , Israël, et prends garde à ob- » sei^er les commandemens que . t'a prescrits le » Seigneur, et afin que cela te tourne à bien: et » bene sittibi » ; afin que tu sois heureux : comme s'il disoit , Ce n'est pas pour être heureux luimême que le Seigneur ton Dieu veut étve aimé de toi :' c'est afin que tu le sois; à quoi il ajouter fç Ecovte , Israël \ le Seigneur notre Dieu est un

(») DeuL VI. 3.

su» LÈS ET AÏS ï/oKAlSOH, ADDITIOWS. 4^9

» seul Seigneur (0 » : ce qui appartient à Texcellence incommunicable de la nature divine : d'où après avoir posé, comme on a vu, les motifs fondamentaux de notre amour, il conclut : «c Tu » aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton » cœur, etc. W » ; ne dédaignant pas d'expliquer dès ces premiers mots, que le Dieu qu'il nous faut aimer est un Dieu qui est notre Dieu ; ce qui comprend que c'est un Dieu qui se donne à nous : Dominum Deum tuum.

n ne faut donc pas s'étonner que saint Augustin ait tarit inculqué que ce Dieu qu'il nous faut aimer n'a pas besoin de notre amour, et qu'il veut que nous l'aimions, parce qu'il veut que noti^ amour nous tourne à bien et non pas à lui : ut bene sit tibis ce qui marque la plénitude infinie et surabondante de sa nature bienheureuse au^ tant que parfaite.

C'est ainsi que l'Eglise chrétienne, bien instruite des préceptes de l'ancien et du nouveau Testament, faisoit expressément remarquer, par la bouche de ses plus grands évêques, aux en&ns qu elle alloit engendrer en Jésus - Christ , que même dans les demandes où il n'étoit point fait mention d'eux , c'étoît néanmoins peur eux qu'ils prioient, et non pas pour Dieu qui n'a besoin de rien. Elle ne vouloit leur inspirer, en sortant des eaux du baptême, qu'une sainte et pure charité , pour le nouveau père à qui elle venoit de les enfanter, c'est-à-dire pour notre Père qui est dans

(») Deut Ti. 4. — W Ibid. 5.

les cieux : et cet amour filial, qai leur faisoil désirer d*étre pleins de Dieu , comme d'une nature excellente pour laquelle il nj avoit tien à demander, n'étoit ni impur ni imparfait.

Saint Augustin répète la même leçon dans une semblable occasion au sermon suivant (0 , et il enseigne encore aux enfans de Dieu : <c Que nous » prions pour nous et non pas pour Dieu : pro i> nobis rogamuSj non pro Deo : car~^ dit-il, ce y> n est pas à Dieu que nous souhaitotis du bien , » lui à qui il ne peut jamais rien arriver de mal ; 7> mais c'est à nous que nous désirons ce bteo , » que son nom qui est toujours saint soit sancti- » fié en nous ». Et Un peu après W : « Deman- » dons, ne demandons pas : petamus, non pe- » tàmus : que son règne vienne ; il viendra : le » règne de Dieu est éternel. Mais cette demande » nous apprend que c'est pour nous que nous y> prions et non pas pour Dieu , notre intention » n'étant pas de.|»oiihaiter du bien à Dieu, comme » en désirant qu'il règne : mais nous entendons » que nous-mêmes nous stt'ons son règne, si nous » profitons dans la foi que nous avons en lui i>« Et encore un peu après (3) : ^ Que votre volonté » soit faite j c'est pour nous que nous faisons cet » heureux souhait : car pour la volonté de Dieu » elle ne peut pas ne se pas accomplir ».

Il ne se lasse point d'inculquer cette vérité, et U dit encore dans un troisième sermon (4) : <r La

(«^ Serm, lyii, n. 4, co/. 33a. — («) ÎHd, n. 5. — P) ibid. n. 6. — W Serm, lvhi, n.3icoL 338. - ^

SVK LES ÉTÀT9 d'oRAISOK, ADDITIOITS. 4^1

31 sanctification du nom de Dieu , que nous de* ]» mandons , est celle par laquelle nous sommes 1$ faits saints $ car son nom est toujours saint : et » de même quand nous demandons que son règne B arrive , il viendra quand nous ne voudrions 31 pas : mais demander et désirer qu*il vknne ^ ce n n'est autre cliose que lui demander qu'il nous » en rende dignes, de peur qu^il ne vienne , et ne 3> vienne pas pour nous ».

La même 'doctrine revient encore au sermon suivant (0 , et toute la distinction que saint Augustin y fait entre les demandes , c est que les unes se font dans le temps seulement, comme celle du pain de tous les jours , celle du pardon des péchés y et ainsi du reste : au lieu que les autres s'étendent k toute l'éternité comme les premières : mais toutes ont cela de commun , que c'est pour nous et pour notre bien que nous les faisons.

C'est donc ainsi qu'il faut prier, puisque l'O-^ raison dominicale est la forme de toutes les autres , coiame oh a vu que ce Père l'a présup-» posé dès le commencement du sermon lvi. On sait qu'il a montré^ en d'autres endroits (^), que cette doctrine étoit celle de saint Cyprien , et qu'il n'a fait que la r^éter après ce saint martyr. C'est ceUe de tous les saints : et c'est une illusion de croire qu'en quelque état que ce soit , on doive se détacbeir de tels désirs ou n'en être pas touché.

Ce n'est pas qu'il ne soit ^uste et excellent de se complaire dans la grandeur de Dieu, et de se

(>) Sêrm. uz, n. S, etc» coL 339. — (>) De don. Ptn. cap* 11^ n. 4 8^ ^7* foiTf. z, coh 823 tt seq^

47 a IH8TRUCTI0N

réjouir du bien divin : mais ce n*e$t pas là une demande y et ceseroit un acte stérile si Ton n'en venoit à la pratique de se remplir de Dieu en le servant. Il faut aussi désirer la gloire de Dieu dans FaccompIiBsement de sa volonté : mais cette gloire, cette volonté dont on demande Taccom^ plissement y est celle de nous rendre saints et heureux : et la gloire qui arrive à Dieu pour faire sa volonté dans ceux qu'il damne, n'est pas Tobjet de nds vosux , mais de nos terreurs : que si nous aimons sa justice comme un de ses attnbuts, ce n'est pas pour nousique nous Taimons, et au contraire nous avons démontré que c'est chose abominable de former en nous akie volonté par rapport à cette justice qui réprouve (0. Il demeure donc pour constant, que tous lès désirs et toutes les demandes que nous faisons dans le Pa^ ier^ se doivent faire pour nous; que s'éloigner de cet esprit, c'est s'éloigner de l'esprit autant qae des paroles de cette divine oraison ; et que c'est là le premier désir que le Saint-Esprit produit dans les âmes nouvellement régénérées, lorsqu'il leur inspire le pur et chaste désir de crier pour la première fois : Notre Père, notre Père («). m. En enseignant cette sainte et saluÊtaire doc-

Que la doc- tri:ne, à Dieu ne plaise, que saint Augustin ait dente n'cn^- ^^^^ ^^^ q^î déroge à la pureté et au désintérespéche pas sèment inséparable de la charité : car il savoit

curtin^n'au" ^^^^ ^^^ ssÂnt Paul avoit pronoucé, non-«euleexcellem- ment de la charité parfaite, mais encore de la méat enten- charité en tout état : qu'elle ne recherche point

^ (0 Ci-dessus, Uv» m et iv. «*• (*) Rom. nu. t5. Go/. ir. ^

Sun LES ÉTATS D^aAISOITy ABDITIONS. 4?^

50n propre intérêt : non quœrU quœ sua sunt (^) ; da la nataet c'est pourquoi, tout en disant que « la charité " î*"?*

* * ' * . amoar de la

» veut jouir, et qu'elle est le désir de jouir d'une charité. » ^ckose pour Tamour d'elle-même {^) » ; il enseigne en même temps « qu'on doit se rapporter 3» soi-même à Dîea, et non Dieu à soi ; qu'on doit » s'aimer soi*méme pour l'amour de Dieu, et con- » séquemment aimer Dieu plus que soi-même ; et » qu'on ne satisfait jamais à ce qu'on lui doit^ » qu'on ne lui rende sans réserve tout ce qu'on » a reçu de lui (5) ».

Selon la doctrine perpétuelle de ce Père , l'espé-^ rance loin de diminuer le saint et parfait amour^ ou d'y apporter un mélange de bas et foible in^ t^rét; n'a au contraire, quand elle est parfaite, d'autre fondeo&ent que l'imaoûr, puisque l'espé^ rance qui reste dans les pécheurs ne peut être , que faussé ou foible : fausse, s'ils espèrent les biens éternels sans se coniger ; foible, si l'espérance des biens étemels ne les porte pas à garder par dbarité les commandem^is : mais, dit-il, « la » vraie esp^ance est celle où la diarit^ nous fait » tellement aitner^ qu'en faisant bien et obéissant » aux préceptes des bonnes mœurs, on puisse es- » pérer enswite de parvenir à ce qu'on aime (4) ».

C'est dans cette vue que ce Père et les autres saints rangent. souvent l'espérance après la cha« rite, dont ils rendent ces deux raisqns : l'une,

(") /. Cor. XIII. 5. — C») De Doct. christ, lih, i, ». 3, e£ Uh. m, n. i6; iom, m , col. 6 et 5o. r— C^) Ibid, lib, i, n. ao, a8 ^ col. ii ef iS^ -* (4) Ihid. lih. ly /i. 43} coL i8. £nchir, cap. ii^^ n. 3i j t0m. Yi, coL a4o.

4*74 IKSTKUCTIO»

que Tespérance est vaine , quand elle n'est pas fondée sur les bonnes œuvres qui sont faites en cbarité : l'autre , que celui dont on espère le plus, est celui qu'on aime.

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