SUR L’ASSOMPTION DE LA SAINTE VIERGE
monde ne peut entendre, et qui est le propre effet de ce sacrement? qui ne voit que la paix est le fruit de la charité, qui lie, et tempère, et adoucit les esprits? Or n’est-ce pas ici le mystère de charité? car par le moyen de la sainte chair de Jésus nous nous unissons à la divinité qui en est inséparable, et notre société est avec Dieu et avec son Fils dans l’unité de l'Esprit'. Ayant donc la paix avec Dieu , quel calme et quelle aimable tranquilité dans nos imes ! C’est pourquoi songeons, chrétiens, en quelle société nous avons été appelés. Pensons que nos corps sont devenus et les membres de JésusUhristet les temples du Saint-Esprit Ne les abandonnons point à nos passions brutales, qui comme des soldats aveugles et téméraires profanent les choses sacrées; mais conservons en pureté ces vaisseaux fragiles dans lesquels nous avons notre trésor*. Ne parlons désormais que Jésus , ne songeons que Jésus, ne méditons que Jésus : Jésus soit notre joie , nos délices , notre nourriture , notre amour, notre conseil , notre e^>érance en ce monde et notre conronne en l’autre. Sauveur Jésus , en qui nous sommes bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles; lorsque vous verrez demain vos en^ts , surtout ceux qui sont associés à cette confrérie pour la gloire de votre nom ; lors, dis-je, que vous les verrez rangés devant votre table attendant la nourriture céleste A laquelle vous les invitez , daignez leur donner votre sainte bénédiction par l’intercession de la bienheureuse vierge Marie. Amen*.
PREMIER SERMON
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