POUR L
tO'S-intimpinciit uiii« a Dii'u par ^olrr-Scigncur Jréus-Christ : unie premièrement , par l'union du ><ant; ; unie en second lieu , par la société des souffrances; unie cniln aujourd'hui, par la plénitude de la gloire.
Pour unir Jésus-Christ avec Marie, nous voyons concourir ensemble tout ce que la nature a de plus tendre , tout ce que la grâce a de |ilus puissant. Il l'appelle à sa croi.x pour partiel per à ses peines ; un même martyre pour le (Ils et pour la mère ; une même croix et les mêmes clous ; une même lance pour percer leurs coeurs.
Sur ces deux fondements. Jugez de leur union dans la gloire : il partagera son trêne avec nous, combien plus avec sa mère! AsiitU Regina a (lexlris luis ' : Jésus-Christ est assis à la droite du Père , Marie , à la droite de son fils. Être assis est une marque d'autorité suprême. Il fautpercer tous tes cœurs des anges [ pour découvrir Marie , environnée de tout l’éclat de la gloire de son fils. ] Qui doute donc, mes frères, que la piété de nos vœux ne cherche Jésus-Christ dans Marie? Malheureux , qui veulent mettre de la Jalousie entre le fils et la mère! C’est cette sainte union , (|ui noos attire à Jésus-Christ , qui nous attire en même temps, par un même effort, à Marie; la regardant dans la gloire de son dis , dans cette exaltation que nous célébrons.
L’imitation des vertus [ de Marie est un des moyens les plus efficaces, pour nous unir â] Jésus-Christ : car il est tout entier dans les saints, et par conséquent dans la sainte Vierge. Saint Paul disait aux fidèles ; ■> Soyez mes imitateurs,
. comme Je le suis de Jésus-Christ : • Imitatons mei estole,sicutetego CAri'sff '.Imiter les saints, c’est donc Imiter Jésus-Christ. Où voyons-nous une image plus accomplie des vertus de Jésus- Christ, qu’en sa sainte mère?
Sa pureté, le secret et la retraite, [dans lesquels elle passe sa vie, sont autant de leçons (pi’elle fournit aux vierges chrétiennes.] « Les
- vierges, qui sont vraiment vierges, ont cou- « tume d’être toujours tremblantes, et Jamais « elles n’ont de sécurité : pour éviter les pièges
- qu'elles doiveut appréhender, elles craignent ,
- même lorsqu’il n’y a point de danger pour
• elles : • Soient virgines, quœ vere virgines .sont, semper pavidœ et nunquam esse securœ; H ut caveant limida, etiam luta pertimeseere.
• Elles doivent être même émues à la vue d’un
• ange; regarder comme autant de pièges tout
• ce qui parait de nouveau, tout ce qui survient . d’iuophié : » Quidquii novum, quidquid su-
• P». \UT, l«.
> 1. Cor. IV, 10.
.A l’ÊTE
bitiim orlum fuerit, totum contra se (pstimanl machinatum. C’est ainsi que Marie se conduit; « elle est troublée, mais clic ne dit mot : son trou- > ble est un effet de sa pudeur virginale ; son assu- • rance vient de sa fermeté; son silence et ses . réflexions sont une marque de sa prudence : • Turbuta est, non est tocuta : quod turbala est, verecundiœ fuit virginatis; quod non perturbata, fortiludinis ; quod tacuit et cogitavil , prudentiœ' .
Combien elle est éloignée de ces malicieuses ambiguïtés , de ces pièges subtils , de ces dangereuses complaisances, de ces malicieux détours par lesquels l’impureté consommée tâche de s’insinuer dans les âmes innocentesi Le trouble , la pudeur, le silence [c’est là le partage des vierges chrétiennes qui veulent prendre Marie pour leur modèle. ]
SERMON