‹ Œuvres de Bossuet. Tome III, SermonsChapitre 137 sur 273 · EXORDE · texte numérisé non relu

EXORDE

POUR LE MEME discours.

Il est écrit, mes sœurs, dans le livre de la Genèse , que ■ l'homme quittera son père et sa mère ■ pour s'attacher A son épouse ' ; » et saint Augustin nous enseigne ■ qu'on ne peut jamais bien entendre ie sens véritable de ce passage , si l'on ne l'applique au Fils de Dieu. Fût effet, dit ce saint évéque , selon l'usage des choses humaines , il fallait dire que c'était l'épouse qui quitte la maison paternelle pour s'attacher à son époux ; et il n'y a, ce semble, que Jésus- Christ seul dont l'on puisse parler en un sens contraire. Car il est cet époux céleste qui a, en quelque sorte, quitté Dieu son Père qui l'engendre dans reternite, et sa mere la Synagogue qui l'a engendré dans le temps, pour s'attacher à son Église , que son sang et son esprit lui ont ramassé de toutes les nations de la terre. Si je vous disais de moi-même que c'est en cette journée que l'Église célèbre ces noces avec son cher et divin Époux , vous croiriez peut-être, messieurs , que c'est une invention que j'aurais trouvée, pour joindre le mystère de cette fête avec la cérémonie que nous allons faire , que tous les saints Pères appellent des noces. Mais il n'en est pas de la sorte , c'est l'Église elle-même qui chante dans l'office de cette journée : Hodie cœlesti Sponso Juncta est Ecclesia ; « Aujourd'hui l'É- • glise a été unie avec son Epoux ; •elle célèbre en ce mystère ie jour de son mariage. Tellement, ma très-chère sœur, que vos noces spirituelles avec Jésus-Christ se rencontrant si heureusement avec celles de la sainte Église dans une même solennité, il ne me sera pas malaisé d'accommoder le sujet que vous me donnez de parler , avec celui de ia fête que nous célébrons aujourd'hui; et j'espère traiter l'un et l'autre , pourvu qu'il plaise à l'Époux céleste , dont je dois raconter Iw louanges , de m'accorder le secours de son Esprit, par l'intercession de sa sainte Mère. Ave.

• rrt nonlr psr.itl avoir Slé destiné poop ce sermon , qui ni tn&nque rffecthemrnt : mnls c»mnic il nr pourrait mit rn létft du diMoiirs sans eo déranger l'ordre et la »uUe. et sans y faire pour celle raison de* rhangfmenla , nous a\oii5 pris le parti de le renvoyer à la fia du Sormoo. ( Edit, de Dr/oris. )

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> Üe VeneM. eont. M-inkh. l\h. il , n* 37 , |. i , col. C80.

SERMOM

POUR UNE PROFESSION

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