‹ Œuvres de Bossuet. Tome III, SermonsChapitre 14 sur 273 · UE LA TRÈS-SAINTE TRINITÉ · texte numérisé non relu

UE LA TRÈS-SAINTE TRINITÉ

Bxcdlcutf ima^ que nous porlon* en noua-ménips de ce mystère int^fable. Autre troa^e de ce grand mystèn* daiM l'u* niléde r^^Use. Pourquoi faut-il que le Père eiigeiulti* en liitinème le Verbe ; ceUe génération du Verbe , repiésiiitée dans la bienheureuse fécondité <le n^4(lise. Ommit'iil le Fils et le Saint-Ksprlt rrçolvenl du Père conlinuelUioent en ruxmémea la \ie et notelllgenre. Tous les tidéles unis dans la vie de rintelligence. Quelles doivent être les lois de leur charité mutuelle: combien Ui y sont infidèles.

Pater sanrte , wnra eo« in nomioe tuo quo« dedisti niilii , ti l

sint unuin sicut et nos.

!*ère saint, gardez en votre nam ceux q%te. vous m’nivî

donnas, qu'ils soient «m comme nous. Joan.

KTII, 11.

Quand Je considère en moi-méme l'étcmcMc félicite que notre Dieu nous a préparée; quand je songe que nous verrons sans obscurité tout ce que nous croyons sur In terre , que cette lumière inaccessible nous sera ouverte, et que la Trinité adorable nous découvrira ses secrets : que là nous verrons le vrai Fils de Dieu sortant éternellement du scinde son Père, et demeurant éternellement dans le sein du Père; que nous verrons le Saint- Esprit , ce torrent de flamme , procéder des embrassements mutuels que se donnent le Père et le Fils, ou plutôt qui estlui-méme l'embrassement, l'amour et le bais«'r du Père et du Fils : que nous verrons cette unité si inviolable, que le nombre n'y peut apporter de division ; et cc nombre si bien ordonné, que l'unité n'y met pas de confusion : mon âme est ravie , chrétiens , de l'espérance d'un si beau spectacle, et je ne puis que je pc m'écrie avec le prophète : « Que vos tal)crnaclcs . sont beaux , A Dieu des armées I mon coeur lan- ' guit et soupire après la maison du Seigneur '. . Et puisque notre unique consolation dans ce misérable pè'lerinago, c'est de penser aux biens étemels que nous attendons en la vie future; entretenons-nous ici-bas, mes fréri«, d«.s merveilles que nous verroiu dans le ciel, et parlons, quoiqu'on bégayant, des secrets et ineffuliles

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