DU MÊME APOTRE
Son amour pour la vértte, pour ka aourfraucea rl pour rr«llar.
Charilas Chriati urget noa.
La ctiarité de Jèauaè^hrist noua presse , II. Cor. v . 1 4 .
La charité est une huile qui remplit le cœur, et un feu qui le presse. C’est cet effort de la charité pressante que je veux considérer. Ace.
Charilas Chrisli urget nos ; (estimantes hoc, quoniam si unus pro omnibus mortuus est, eujo omnes mortui sunt; et pro omnibus mortuus est Christus : ut et gui vivant, jam non sibi vivant, sed ei gui pro ipsis mortuus est et resurrexit • . • La charité de Jésus-Christ nous presse :
• considérant que si un seul est mort pour tous ,
• donc tous sont morts; et que Jésus-Christ est
• mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne
• vivent plus pour eux-mémes, mois pour celui « qui est mort et ressuscité pour eux ; > la vue de Jésus-Christ mort doit donc nous inspirer le désir de lui rendre autant de vies qu'il y a de cœurs , en ne vivant plus que pour lui ; aussi saint Basile parlant de saint Paul sur ce passage , dit qu'il était insensé d'une folie d'amour: vivant d'une vie d'amour pour celui qui l'avait gagné.
Mais qu’est-ce que vivre pour Jésus-Clirist? C’est aimer ce qu’il aimait, et renfermer, par une parfaite conformité, ses affections dans les objets qui lui ont gagné le cœur, détruisant en nous toute autre chose.
Or nous pouvons déterminer trois choses que Jésus a aimées. Il a aimé la vérité; il a aime sa croix ; il a aimé son Église. Il est venu pour prêcher les hommes; c'est pourquoi il a aimé la vérité : il est venu pour racheter les hommes ; c'est pourquoi il a aimé sa croix : il est venu pour sanetifier les hommes par l'application de sou sang ; c’est pourquoi il a aime son Église.
Paul a vécu pour Jésus, et aimé ce que Jésus aime. Il a aimé la vérité, et il en a fait tout son emploi ; il a aimé la croix , et il en a fait toutes ses délices ; il aaimé l’Église, et il en afalt l'objet de ses complaisances et l’unique sujet de tous ses travaux.
Jésus a aimé la vérité. Engendré par la connaissance de la vérité , vérité lui-même , principe avec le Père de l’Esprit qui est appelé l’Esprit de vérité , parce qu’il procède de l'amour d’icelle, la charité a pressé Jé>us de sortir du sein de s""
■ U eVr. V. II. is.
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PANEOVRigUE
Pèriî pour manifester la vérité, pour la rendre jensible et palpable : Unigenitus Filius, qui est in sinu Patris, ipse enarravit Quiconque aime la vérité, la veut pubner, et la veut faire régner.
• I,a vérité est une vierge, mais sa pudeur est . de u’être pas découverte : » Nihil veritas erubescit, nisi solummodo abscondi >. Quand on est animé de son amour, on est pressé de la publier : CJtarilas Christi urget nos.
FBEMIEB POIRT.
Paul ayant connu la vérité, il ne va point au* ^pôtres, qui la savaient, mais il la prêche en Arabie, à Damas, montrant que celui-ci était Jésus. Voyei comme II est pressé de la découvrir : incitabatur spiritus tgus in ipso, videtis tdolotatriw deditan civitatem * : " Il se sentait ému - au dedans de lui-même, en voyant que cette ■< ville était livrée à l’idolâtrie. ■ Mais Paul montre la vérité toute nue , sans fard , sans aucun de ces ornements d’une sagesse mondaine : il la prêche avec une éloquence qui tire sa force de sa simplicité toute céleste.
Pour prêcher la vérité avec autorité, il la prêche dans un esprit d’indépendance; et pour ceia, il ne veut rien tirer de personne : il Impose à ses propres mains la charge de lui fournir tout ce qui lui est nécessaire. Et, en effet, pour prêcher la vérité il faut on cœur de roi, une grandeur d’âme royale; Egoauiem conslitutus sum rex ab eo super Sion montem sanctum ejus , preedicans prœceptum ejus * : > J’ai été établi " roi sur Sion sa montagne sainte, afin d’annon-
• cer ses ordonnances ; ■ et si cette noble fonction ne demande pas qu’on soit roi par l’autorité du commandement, du moins exige-t-elle qu’on soit roi par indépendance. C’est pourquoi saint Paul se rend indépendant de tout; et s’étant mis en état de n’avoir besoin de rien * , « il va
• reprenant tout homme à temps et à contre-
« temps, • corripientes omnem hominem
opportune, importune 11 s’était mis en état de ne se réjouir du bien qu’on lui faisait, que pour l’amour de ceux qui le faisaient’.
SECOND POINT
Jésus a aimé la croix , et a toujours témoigné une grande avidité pour les souffrances. Paul aimait la croix pour se conformer à Jésus, et pour faire régner Jésus. Aussi ce sont ses souf-
' Joan. 1&.
* TrrtuH. adv. FalcnUn. n® 5.
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* /»*. Il, s.
* Cnfwà. I , W.