DE SAINT THOMAS DE CANTORBÉRY
• souffrir la ftiitn , à £tre dans l'abondance et A
• être dans l'indigence : • Scio et humiliari, scio et atmndare; ubigue et in omnibus institutus sum, etsatiari etesurire, etabundare et penuriampati Et cependant cet homme tout céleste, si indifférent, si dur pour lui-méme, ressent le contre-coup de tous les maux, de toutes les peines que peut souffrir le moindre des fidèles. « Qui
• est faible , s'écrie-t-il , sans que je le sois avec
• lui?qui est scandalisé sans que Je bnllc? > Quis infirmatur, et ego non infirmor? quis scandalizatur, et ego non uror*? Sa tendresse pour ses freres est si grande qu'il ne peut les voir dans les larmes et dans l'amiction , qu'il n'en soit pénétré d'une vive doujeur : > Que faites-vous de
• pleurer ainsi, et de me briser le cœur? • Quid facitis /lentes, et afjligentes * cor meum ? C’est en vain que vous me fendez le cœur par vos larmes : • car pour moi Je sols tout prêt de souffrir
• non-seulement les chaînes , mais la mort même
• pour le nom du Seigneur Jésus : > Ego enim non solum atligari, sedet mori paratussum ^ Ce cœur de diamant , qui semble délier le ciel , et la terre, et l’enfer de l'émouroir, peut souffrir la mort et les plus dures extrémités; il ne peut souffrir les larmes de scs frères. Combien a dû être touché saint Thomas, de voir les siens affligés et persécutés à son occasion I II se souvient de Jésus, qui n'est pas plutôt né, qu'il attire des persécutions A ses parents, qui sont contraints de quitter leur maison pour l’amour de lui. Il a reçu sa loi d'en haut, et ne peut rien faire pour les siens, sinon de leur souhaiter qu'ayant part aux persécutions ils aient part A la grâce.
Le prophète Zacharie semble avoir voulu nous représenter l’immuable et éternelle concorde qui doit être entre l’empire et le sacerdoce. • Celui-
• IA, dit-il parlant du prince, sera revêtu de - gloire, il sera assis et dominera sur son trône;
■< et le pontife sera aussi sur son trône, et il y
• aura un coaseil de paix entre ces deux : ■ /pse portabit gloriam, et sedebit, et dominabitur super solio suo ; et erit sacerdos super solio suo, et consitium çaeis erit inter illos duos*. Vous soyez que la gloire, et l’éclat, et l’autorité dominante sont dans le trône royal. Mais quoiipie le Fils de Dieu ait enseigné A ses ministres qu'ils ne doivent pas dominer A la manière du monde , le sacerdoce néanmoins ne laisse pas d’avoir son trône : car le prophète en établit deux; il reconnaît deux puissances, qui sont, comme voua
* Phit. IT , la.
■ II. Cor. Il, ao.
* (*rec> fomnMMiiriitrt, contertiUe».