VOIX
lxiv' jour.
Vices des docteurs de.la loi : osleoUllon , supentitloil.ai ruplioo : erreurs marquées par saint Mare et pu siM
LXIII' JOUR
lameotations, pleurs de Jésus sur Jérusalem. MaUh xiin ■J7, an. ’
Jérusalesn, Jérusalem, qui tues tes prophètes, et qui lapides ceissc qui ont été envoyés vers toi, combien de fo'ts ai-je voulu rassembler tes enfants , comme une poule rassemble ses petits sous ses ailes, et lu ne las pas voulu! Comme il a pleuré Jérusalem! avec quelle tendresse il a présenté ses ailes maternelles à ses enfants qui voulaient périr' Une poule, c’est la plus tendre de toutes les mères. Elle voudrait reprendre ses petits , non pas sous ses ailes, mais dans son sein , s’il se pouvait : digne d être le symbole de la miséricorde divine.
Je trouve trois lamentations dans notre Sauveur, dont celles de Jérémie n’égaleront Jamais la tendresse. A son entrée : Ah! si tu savais au moins en ce jour qui t'est encore donné, ce qui peut t'apporter la paix « ! Ici : Jérusalem , Jérusalem s ! etc. Allant au Calvaire : Pilles de Jérusalem , pleurez sur vous-mêmes.... Heureuses les stériles; heureuses les entrailles qui n ’ont point porté d'enfants, elles mamelles qui n'en ont point allaité^! O malheureuse Jérusalem ! O âmes appelées et rebelles ! que vous avez été amèrement pleurées ! Revenez donc aux cris empressés de celte mère chari-
' Vr.lKli. \XIII, .35. — • 75, rf. 36. - J /,. i.w 0 7 —
/.or. XIX , 12, —i.VallJl. XXhl,37. —‘Luc. XXIl’l, Iw, 33
Voyez eu saint Marc et en saint Luc, la sub sUncc de tout ce discours de Notre-Seigneuri. Ils remarquent tous deux principalement raff«lation des premières places, et cet artiûce de piller les veuves sous prétexte d’une longue oraison, comme les choses les plus odieuses, comme te plus ordinaires dans la conduit* des parisiens, dont aussi il se faut le plus donner de garde. Dieu nous en fasse la gr«1oel
Tout ce que Jésus*Ctirist blâme sc réduit à ostentation, superstition, hypocrisie, rapine, avance, corruption; en un mot, jusqu’à altérer U Mine doctrine ; et en préférant le don du temple ri de I autel , au temple et à l'autel même.
Mais comment donc vériQer ici ce qu’il a dit : Faites ce qu'ils vous diront? car ils leur disaifflt cela qui était mauvais ; et ils avaient encore beaucoup de fausses traditions , que le Fils de Dieu reprend ailleurs. Tous ces dogmes particuliers n'avaient pas encore passé en décret public, en dogmes de la synagogue. Jésus-Christ est venu dans le moment que tout allait se corrompre. Mais il était vrai Jusqu'alors, que la chaire n’était pas encore infectée, ni livrée à l’erreur, quoiqu’elle filt sur le penchant. Qui nous dira , s'il n’en arriven peut-être pas à peu près autant à la fln des siècles.’ Qui sait où Dieu permettra que la séduction aille daus les docteurs particuliers.’ Mais avant que «s
' Szrch. XV3M , 31. — ' -Viiilft. XXIII, 33. — a/xr. xill. 31. 35. —* .Varc. XII, 3a, 33, lil.
- <Ic
MÉDITATIONS SUR L’ÉVANGILE. 03S
mauvais dogmes aient passé en décret public, le second avènement se fera. Prenons garde cependant à ce levain des pharisiens , et ne le faisons pas régner parmi nous.
O combien disent dans leur cœur : Le temple n’est rien , l’autel n’est rien : le don , c’est à quoi il faut prendre garde; et non-seulement ne le retirer jamais , mais l’augmenter, comme ce qu’il y a de plus pr^ieux dans la religion!
Prenons un esprit de désintéressement, pour éviter ce levain des pharisiens.
Prenons garde , tout ce que nous sommes de supérieurs, de ne nous réjouir pas de la prélature ; mais de craindre d'imiter les pharisiens dans ce point , que saint Marc et saint Luc ont observé comme le plus remarquable.
Nous porterons la peine de tout le sang juste répandu, de tous les canons méprisés, de tous les abus autorisés par notre exemple : et tout sera imputé à notre ordre depuis le premier reldcliemeiit.
La prodigieuse révolte du luthéranisme a été une punition visible du relâchement du clergé. Et on peut dire , que Dieu a puni sur nos pères , et qu’il continue de punir sur nous, tous les relâchements des siècles passés, à commencer par les premiers temps où l’on a commencé a laisser prévaloir les mauvaises coutumes contre la règle. Nous devons craindre que la main de Dieu ne soit sur nous , et que la révolte ne dure jusqu’à ce que , profitant du châtiment , nous ayons entièrement banni du milieu de nous tout ce levain pharisaïque; cet esprit de domination, d’intérêt, dostentation; cet esprit qui fait servir la domination au gain et à l’intérét , soit que ce soit celui de l’ambition , soit que ce soit celui de l’argent.
Pour mieux entendre notre devoir et notre péril, considérons le même sermon de Notre-Seigneur, déjà fait dans saint Luc une autre fois et avant son entrée.
LXV' JOUR
Ln r*, ou le» malheur» prononcé» par Nolre-SelRncur contre le» docleur» de la loi. Eu saint Luc. xi. 37» 3a et iuiv.
L’occasion de ce discours fut l’orgueil de ce pharisien qui blâmait le Sauveur, en son cœur, pane qu'il ne M'était pas lavé avant le repa*. Il commence, à cette occasion , à leur reprocUer qu’i/f louaient le dehors , et négligeaient le dedans ■ .
La comparaison du sépulcre est tournée ici , au 44, d’une manière différente de saint âlatthieu : car, au lieu que dans saint Matthieu Jésus-Christ propose des sépulcres reblanchis : ici on parle de sépulcres cachés f lorsque les hommes marchent^ dessus sans le savoir* : ce qui fait voir des hypocrites tout à fait cachés , avec qui on converse sans les connaître pour ce qu’ils sont, tant leur malice est profonde. Mais tout cela se révélera au grand jour : et plus leur désordre était cache , plus leur honte, qui paraîtra tout d'un coup, sera éclatante.
■ lue. ji, a?, as, 39. — ■ .Vatih. «VUI.J7. lue. Il, <«.
Un docteur de la loi interrompt cette pressante invective contre les pharisiens , et présuma assez de lui-même pour croire que le Sauveur se tairait, quand il lui aurait témoigné la part qu’il prenait à son discours ; Mailre , lui dit-il ’, roiu nous faites injure à nous-mêmes. Son orgueil lui attira ces justes reproches : Malheur à vous aussi, docteurs de la loi*! et le reste.
Ce qui est dit dans saint Matthieu , Je vous envoie clés prophètes^ , est expliqué en saint Luc; La sagesse de Dieu a dit* : pour montrer que le Sauveur est la sagesse de Dieu.
f'ous avez pris la clef de la science^. On distingue la clef de la science d’avec celle de l’autorité. Les docteurs voulaient s’approprier la clef de la science : que n’ouvraient-ils donc au peuple? Mais ils se trompaient eux-mêmes, et trompaient les autres ; et non contents de se taire, ce qui suffirait pour leur perte, ils étaient les premiers à autoriser les fausses doetrines.
Dés lors les pharisiens et les docteurs de la loi commencèrent à le presser et à F accabler de questions, en lui dressant des pièges pour exciter contre lui la haine du peuple Ils sont pris dans
les pièges qu’ils tendaient au Sauveur, et ils croient n’en pouvoir sortir qu’en le perdant. Ainsi périt le juste pour avoir fait son devoir à reprendre les orgueilleux et les hypocrites.
LXVI' JOUR
Quel est le vrai prix de l’argent. Veuve donnant de son Indigence. A/arc. xil , SI , SS. lue. xxi , I , S.
Jésus-Christ venait de parler des pharisiens, et de leur artifice à tirer l’argent des veuves : il va montrer ce qu’il faut estimer dans l’argent , et quel en est le wai prix.
Jésus s’assit, et regarde ceux qui metlairnt dans le tronc ou dans le trésor ; Une pauvre veuve donna deux petites pièces d'un Uard : Elle a plus donné que tous 7. Que l’homme est riche ! Son argent vaut tout ce qu’il veut ; sa volonté y donne le prix. Un liard vaut mieux que les plus riches présents. Manquez-vous d’argent, un verre d’eau froide vous sera compté; et on ne veut pas même vous donner la peine de la chauffer. N’avez-vous pas un verre d’eau à donner; un désir, un soupir, un mot de douceur, un témoignage de compassion : si tout cela est sincère, il vaut la vie éternelle! O que l’homme est riche, et quels trésors il a en main!
Heureux les chrétiens d’avoir un maître qtii sait si bien faire valoir les bonnes intentions de ses serviteurs! Aussitôt qu’il voit cette veuve qui n’a que deux doubles, ravi de sa libéralité , il convoque ses disciples , comme à un grand et magnifique spectacle.
Elle a donné plus que tous tes autres ; quoique tous les autres eussent donné largement : Mais
• lue. XI, 45. — ' IM. 16. — > -Ve//*. XXIII, 31. — ■ Ijie jl, JP, i IbiU. 52.-6 r,3, H. — • Wiir. vu. 1 1.
ii Lue XXI, !, 2, a. - ’ .werr. XII, 13, 11. /.Me. xxi, t
iniztiu uy x,jOOgIc
MÉDITATIONS SUR L’ÉVANGILE
antres ont d<mné le superjlut et le reste de leur abondance, sans s’apercevoir d’aucune diminution ; QU lieu que celle-ci a donné tout ce qu'elle arait, et tout son vicre ' : s’abandonnant avec foi à la divine providence.
Voilà les aumônes que Jésus-Christ loue : celles où on prend sur soi : car de telles aumônes sont les seules qui méritent le nom de sacriüce.
LXVIP JOUR.
Ruine de JeruMlem, cl du temple. Malth. kxiv , I S!l.
Man. XIII, 1 , 2S. Luc. xxi, &, 29.
Ce que Jésus-Christ avait préilit de la ruine de Jérusalem, est ici plus particulièrement expliqué, et Jésus-Christ y déclare ce qu'il n'arait pas encore dit ' que le temple ne serait pas excepté d'un malheur si prochain, et périrait comme le reste. Il ne voulait pas laisser ignorer à ses disciples un événement si important ; et il choisit pour s'en expliquer les jours prochains de sa mort, dont il devait être la punition.
Maître, voyez quelles pierres, et quelle structure ■ ! C'est ainsi que parlent les disciples en montrant le temple au Fils de Dieu ; ces deux paroles en font la peinture : Quelles pierres, de quelle beauté, de quelle énorme grandeur! Quelle structure, quelle solidité, quelle ordonnance, quelle correspondance de toutes ses parties ! Saint Luc ajoute la richesse des dons, dont le temple était rempli >. Il n’y avait donc rien de plus solide, ni de plus riche, et néanmoins il périra; tant de ricliesses , une si belle structure, tout sera réduit en cendres.
t'oyez-rous tous ces grands bâtiments? Kn vérité, je vous le dis ; il n'y demeurera pas pierre sur pierre >. Enorgueillissez-vous de vos édifices , ô mortels ; dites que vous avez fait un immortel ouvrage, et que votre nom ne périra jamais! Ce grand politique Hérode croyait s'étre immortalisé, en refaisant tout à neuf un si admirable édifice, avec une magnificence qui ne cédait en rien, pour la beauté de l'ouvrage, à celle de Salomon. Si quelque chose devait être immortel, c’était un temple si auguste, si saint, si célèbre : tout semblait le préserver des injures du temps ; sa structure, sa solidité. On épargne même dans les villes prises , ces beaux monuments comme des ornements, non des villes, ni des royaumes, mais du monde. Mais sa sentence est prononcée ; Il faut qu'il tombe. En effet Tite avait défendu surtout qu'on ne touchêt point à ce temple : mais un soldat animé par un instinct céleste, comme Joséphe, historien juif, qui était présent à ce siège et qui a tout vu , le témoigne , y mit le feu ; et on ne le put éteindre *. Les Juifs avaient voulu le rebâtir sous Julien l’Apostat : le feu consuma les ouvriers qui y travaillaient Il fallait que tout filt détruit et à jamais ; car Jésus-Christ l’avait dit. Dieu voulait punir les
■ Mare, xri, (.1, 4t. lue. xxi. 4.— • Varr. XIII, I. —
• Luc. XXI, S. — • v„rr. xili, S. — > Jmeijh. lih. rfr ici. /wrf. c.tp. le. — ‘ .imm. .Varccll. lib. xxill, init.
Juifs, et en même temps par un excès de miséricorde leur montrer qu’ils devaient cherdier daas I Eglise un autre temple , un autre autel , et un sa* crilice plus digne de lui. Ainsi les justices de Dieu sont toujours accompagnées de miséricorde; et il instruit les hommes en les punissant. Il instruit les Juifs en deux manières : il leur fait seotir leur crime en frappant jusqu’à sa maison : en la détruisant, il les détache des ombres de la loi, et les attaehe à la vérité.
I-e temple avait accompli, pour ainsi parler tout ce à quoi il était destiné. Le Christ y avait para, selon les oracles d’Aggée et de Malachie ■. Qu il périsse donc, il est temps : quelque sainl que soit celui-ci pour tant de merveilles, et par le Mcrifice qu’Abraham y voulut faire d'Isaac son llls , Il faut qu’il cède aux temples , où l’on offrira, selou le même Malachie» un plus excellent sacrifice, depuis le soleil levant Jusques au couchant.
LXVIIIe JOUR
La ruine de Jéroialcm , et celle du monde : pourouol prMito eosemble? Jbid.
Dites - nous quand arriveront ces choses, et quel est le signe de votre avènement et de la hs des siècles >. C’est la demande que firent à Jesu.< ses principaux apêtres, J'ierre, Jacques, Jean et André, pendant qu’il était assis sur la montagne des Olives '
Rem.arquez que, dans leur demande, ils confondaient tout ensemble la ruine de Jérusalem et celle de tout l’univers à la fin des siècles, Cest ce qui donne lieu à Jésus -Christ de leur parler ensemble de l’une et de l'autre.
On demandera pourquoi il n’a pas voulu distinguer des choses si éloignées. C’est , premièrement, par la liaison qu’il y avait entre elles; l'une étant figure de l’autre : la ruine de Jérusalem, figure de celle du monde, et de la dernière désolation des ennemis de Dieu. Secondemeot, parce qu’en effet plusieurs choses devaient être communes à tous les deux événements. Troisièmement, parce que, lorsque Dieu découvre les secrets de I avenir, il 1e fait toujours avec quelque obscurité; parce qu’il s’en réserve le sticret; parce qu’il ne veut pas contenter la curiosité, mais édifier la foi; parce qu’il veut que les hommes soient toujours surpris par quelque endroit. C'est pourquoi en les avertissant , pour les obliger à prendre des précautions, et encore pour leur faire voir que l'événement qu'il leur prédit est un ouvrage de sa main, préparé depuis longtemps, il ne laisse pas de réserver toujours quelque chose qui surprenne, et qui inspire une nouvelle terreur lorsque le mal arrive.
Voilà pourquoi la prédiction de la ruine de Jérusalem , est en quelque sorte confondue avec celle
' -ésj II, 8, Kl. .Wn/aç*. m, l. • 14, rf. i, ||. - > Vallh. XXIV, a. Warr. xill, 4. Lu'. Ill, 7.-4 ,Vorr*. <4 .Vf»rr. Ibid.
Digilizeu uy vjuu^It
MÉDITATIONS SUR L’ÉVANGILE
du inonde. Apprenez , 6 hommes ! par l'obscurité que Jésus-Christ même veut laisser dans sa prophétie , apprenez à modérer votre curiosité , à ne vouloir pas plus savoir qu'on ne vous dit , à né vous avancer pas au delà des bornes, et à entrer avec tremblement dans les secrets divins.
Quoique Jésus-Christ confonde ces deux événements, il ne laisse pas dans la suite, comme nous verrons, de donner des caractères pour les distinguer.
Voilà de grandes choses , mais encore en confusion. Considérons-les en particulier : et tâchons de tirer de chacune toute l'instruction que Jésus- Christ a voulu nous y donner.
LXIX’ JOUR
même chose ; Quand nous verrez fabomlruillon (le la désolation dans te lieu saint, où elle ne voit pas (Ire : sachez que sa perte est prochaine ', et et sauvez-vous. On pouvait donc se sauver de ce triste événement. Mais pour l’autre , qui regarde la fln du monde; comme ce sera, non pas ainsi que dans la chute de Jérusalem, un mal particulier, mais un renversement universel et inévitable; il ne dit pas qu’on s’en sauve, mais qu'on s’y prépare. Ce qui .sera commun à l’un et à l’autre jour, sera l'esprit de séduction , et les faux prophètes , la persécution du peuple de Dieu ; les guerres partout l’univers, et une commotion universelle dans les empires , avec une attente terrible de ce qui devra arriver ».
Considérons toutes ces choses dans un esprit d’humiliation et d'étonnement. U Dieu , que votre main est redoutable! Par combien de terribles effets déployez - vous votre justice contre les hom- I mes! Quelles misères précèdent la dernière et inexplicable misère de la damnation éternelle! Qui ne vous craindrait , 6 Seigneur! qui ne glor\fiera votre nom! O Seigneur tout-puissant, vos œuvres sont grandes et merveilleuses! vos voies s(mt justes et véritables, ô Roi des siècles! vous seid êtes saint, et toutes les nations vous adoreront'. Tout genou se courbera devant vous^;' les uns en éprouvant vos miséricordes; les autres .se sentant soumis à votre implacable et inévitable justice.
LXXr JOUR.
la^ marques de distinction tie ces deux événements expliques encore plus en détail en saint Mattljieu , en salut
Marc et en salut I.uc. Ibid.
En continuant la même lecture, nous avons à considérer les marques de distinction des deux événements qui nous sont données dans l'Evangile. La distinction parait assez clairement dans saint Luc. Ce qui regarde en particulier Jérusalem, commence au chapitre xxt, f. 50, et se continue jusqu’au f. 24; et ce qui regarde le dernier jour de l'univers, commence au f. 24, et se termine au t- 31 . La même chose paraît à peu près en saint Matthieu, chap. XMV, ÿ. 14, à ces paroles : Lorsque vous verrez l'abomination de la désolation, d'où se continue le récit des maux de Jérusalem jusqu'au f. 27, où l'on commence à parler de l'avénement du Fils de l'homme ; ce qui se continue principalement depuis le E. 29 , jusqu’au 34. On voit encore la même chose en saint Marc , chap. xtii , depuis le E- IJ. où l'abomination nous est montrée où elle ne doit point être : d'où se continue la ruine de Jérusalem jusqu’au E- 24 : et là commence la prédiction de la dernière catastrophe de l’univers jusqu’au E- 30.
Il nous sera maintenant assez aisé d'arranger la suite des événements, premièrement dans la ruine de Jérusalem , et ensuite dans celle du monde. L’a-
< Mutiti. XXIV, IS. Mure. XIII, M. Luc. ibid. — s Siaith XXIV, 4. .Vtirc. XIII, 6. Luc. XXI, S et xeqq. — » dpse. XV, 3, 4. — * />. XI.V, 34.
Les marques particulières de la ruine de JériLsalejn , cl de la
Un du rooiule. .tfuH*. xxiv, I, 33 Marc. Illl, I, 3S.
Luc. XXI, S, 3».
Selon ce que nous venons de dire, il faut qu’il y ait dans ces deux événements, dans le dernier jour de Jérusalem, et dans le dernier jour du monde, quelque chose qui soit propre à chacun, et quelque chose qui soit commun à l'un et à l’autre.
Ce qui est propre à la désolation de Jérusalem, c’est qu’elle sera investie d’une armée : c'est que l’abomination de la désolation sera dans le lieu saint. C’est qu'alors on pourra encore prendre la fuite, et se sauver des maux qui menaceront Jérusalem : c’est que cette ville sera réduite à une famine prodigieuse, qui fait dire à noire Sauveur; Malheur aux mères; malheur à celles qui sont grosses; malheur à celles qui nourrissent des enfants ' ! Cest que la colère de Dieu sera terrible sur ce peuple particulier, c’est-à-dire sur le peuple juif; en sorte qu’il n’y aura jamais eu de désastre pareil au sien. C’est que ce peuple périra par l'épée , sera traîné en captivité par toutes les nations, et Jérusalem foulée aux pieds par les gentils. C’est que la ville et le temple seront détruits , et qu’il n'y restera pas pierre sur pierre, comme nous avons déjà vu. C'est que cette génération , celle où l'on était, ne passera point, que ces choses-ci ne soient accomplies, et que ceux qui vivent les verront ».
Ce qui sera particulier au dernier jour de l'univers, c’est que le soleil sera obscurci, la lune sans lumièra, les étoiles sans consistance , tout l’univers dérangé ; que le signe du Filsde l'homme paraîtra ; qu’il viendra en sa majesté ; que ses anges rassembleront ses élus des quatre coins de la terre , et le reste qui est exprimé dans l’Évangile^ : que le jour et l'heure en sont inconnus; et que tout le monde y sera surpris 4.
De là résulte la grande différence entre ces deux événements, que Jésus-Christ veut qu'on observe. Pour ce qui regarde Jérusalem , il donne une marque certaine. Quand vous verrez Jérusalem investie^ : et ce qui est, comme nous verrons , la
' Luc. XXI, Malth. XXIV, .Varc. Xlll — » Marc, xill. — » Luc. XXI . MaUh. XXIV, — Marc. Xlll. — • .Mallh. xxiv, 37, 34, 37. — » Luc. XXI, 20.
MÉDITATIONS SUR L’ÉVANGILE
bnmlnaiion de la desulm'wn dans te lieu saint, selon saint Matthieu , et où elle ne doit pas être, dans saint tiare, est visiblement la même chose, que Jérusalem environnée d'une armée , dans saint Luc, comme la seule suite le fera paraître à un lecteur attentif. Mais ce qui ne laisse aucun doute , c'est ie rapport de ces mots ; Quand vous verrez l'abomination de la désolation dans le lieu saint; avec ceux-ci : Quand Jérusalem sera investie tï une armée. V abomination , selon le langage de l’Écriture|, signifie des idoles. L'abomination de la désolation, ce sont donc des idoles désolantes, tant à cause de l'aflliction qu'elles causent par leur seul aspect au peuple de Dieu, qu’à cause de la dernière désolation dont elles leur étaient un présage. Or on sait que les armées romaines |>ortaieiit dans leurs étendards les idoles de leurs dieux, celles de leurs empereurs, qui étaient du nombre de leurs dieux, et des plus grands; l'aigle romaine qui était consacrée avec des cérémonies qui la faisaient adorer el|einéme. Ainsi investir Jérusalem d'une armée romaine, et en porter les étendards aux environs de cette ville, c'était mettre des idoles dans le lieu saint; aux environs de Jérusalem, qui était appelée la cité sainte; auprès du temple, qui était appelé par excellence le lieu saint; dans la Judée, dont la terre était consacrée à Dieu, sanctifiée par tant de miracles, et pour cela appelée la terre sainte. Selon les ordres do Dieu, les idoles n'y devaient jamais paraître. Et c'est pourquoi ce que saint Matthieu exprime par ces mots ; L'abomination , c’est-à-dire l’idole , dans le lieu saint, saint Marc l'exprime par ceux-ci : L'abomination et l'idole où elle ne doit pas être : c'est-à-dire dans un iieu et dans une terre dont la sainteté la devait éternellement bannir de son enceinte : ce que saint Luc a expliqué plus particulièrement, lorsqu'il a marqué. Une armée autour de Jérusalem; une armée de gentils, puisque c’était par les gentils que Jérusalem devait être foulée aux pieds ' ; par conséquent une armée rétnpiie d'idoles, puisque même elle les portait dans ses étendards; et en un mot, une armée romairte.
Ainsi le premier présage de la ruine de Jérusalem, C'est d’étre environnée d'idoles. Car auparavant on voit dans Josèphe, que lorsqu'une armée romaine traversait la Judée , on obtenait des princes qu'on n'y passât point avec les étendards, de peur de souiller d'idoles une terre qui n'en devait jamais voir aucune. Mais à cette fois l'armée étalait ses idoles : on n'avait plus de ménagement pour la terre sainte : c'était là le commencement de la dernière hostilité contre Jérusalem, et le prochain présage de sa chute.
Chrétien, ton corps et ton âme sont la terre vraiment sainte, où jamais les idoles ne doivent paraître. Toute créature mise à la place du Créateur, c'est une idole abomin.'ible, une idole désolante : tout ce que tu aimes plus que Dieu , ou avec Dieu , ou au préjudice de Dieu , renverse son
trône , ou le partage : c'est là le premier présage de ta perte. Toute désobéissance, tout ce qui le>e l'étendard contre Dieu , c’est le eommencrmeot de ton malheur. De quelle affreuse désolation sera suivi ce désorde! de quels maux ne sera-t-il pas le présage!
LXXI' JOUR
D«x Ilégn de lénualeni prédits pu ISotie-Srigimr. le , premlrr en saint Mslth. xxiv, IS, l«. Vnrr. xui, 11. isc.
XXI , su. Le second en sstnt Luc , xix , 13 , 41.
Ces paroles de saint Matthieu et de saint Mare : L'idole dans le lieu où elle ne doit pas être; et relies de saint Luc : Jérusalem environnée d'une armée; ne marquent pas encore le dernier siège de Jérusalem sous Tite, ou elle périt sans ressource. Car les évangélistes disent ici : Quand vous verrn ces idoies , ce siège ,/ugez dans les montagnes. Or depuis ie siège de Tite, il n'y avait pas moyen de fuir, ni de sortir delà ville; car elle était tellement serrée de tranchées, de murailles et de forteresses, qu’il n’y avait plus aucune issue. C’est ce siège par Tite que le Sauveur avait prédit en entrant dans Jérusalem, lorsqu'il disait avec larmes : Ville infortunée, tes ennemis t'environneront de tranchées, et te fermeront de toutes parts'. Aussi ne leur parle-t-il pas alors, comme ici, de prendre la fuite ; car il savait bien qu’en cet état il n'y aurait plus aucune espérance : mais d'une perte totale et d’im entier renversement, et pour la ville et pour ses enfants'. Ici donc il parle d'un autre siège , qui arriva à Jérusalem quelques années avant celui de Tite, lorsque Cestius Florus l'investit. Ces deux sièges sont bien marqués dans Josèphe, et très-nettement distingués dans l'Évangile. Dans le premier, dont il est parlé dans les chapitres que nous méditons t , on ne voit ni tranchées ai forts mais seulement une armée qui se répand aux environg : et ce qu'elle avait de plus détestable, c'était ses idoles. Dans le second, on voit des forts, des tranchées , et un siège dans toutes les formes. Ou pouvait échapper dans la première occasion; car les troupes n'arrivent pas tout à coup , et la garde n'est pas si exacte : dans la seconde , il n'y a rien à attendre qu'à périr.
On voit là deux états de l'âme. Lorsque le péché commence à l’investir, pour ainsi dire, et à répandre de tous côtés, comme des idoles, les mauvais désirs; cette armée impure ne fait que nous entourer, de manière que nous pouvons encore échapper. Les tranchées, les forts, le siège en forme, c'est le vice fortifié par l'habitude. Fuyons des le premier abord, des que nous voyons paraître fétendard du péché ; car si nous lui laissons élever ses forts , et former ses habitudes , il n'y a presque plus rien à espérer.
LXXII' JOUR
Réllexions sur les msQx extrêmes (le en deux siég». ILé
Si à ce premier abord de l'armée roiiuinc, à
' Luc. XIX, la. — • Ibid. 44. — 3 t/aUk. IXIT, ÙJ'-'- Xlil, Luc. XXI.
> Luc. XXI. au, îi.
MÉDITATIONS SUR L’ÉVANGILE
rpllc preiniire apparition de ses étendards et de ses idoles autour de Jérusalem, on ne prend la fuite vers les montajtnes : si, sans en faire à deux fois, on n'emporte d’abord tout ce qu’on pourra, et de la ville et de la compagne : si l’on ne sort promptement de cette ville réprouvée , ou que ceux qui sont dehors osent y entrer; on sera ravagé par r épée ; on sera traîné en captivité /lar toute la terre'. la famine sera si horrible, que les mères malheureuses verront périr leurs enfants entre leurs bras. C’est en effet ce qui arriva à Jérusalem dans un si grand excès, que l’univers n’avait jamais vu rien de semblable.
Jésus-Christ prédit encore la'méme calamité allant au supplice. Filles de Jérusalem , ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous et sur vos enfants : parce qu'il viendra des Jours où l'on dira : Bienheureuses les stériles ! bienheureuses les entrailles gui n'ont pas engendré , et tes mamelles qui n'ont pas nourri", qui est précisément la même chose qu’il marque ici par ces mots : Malheureuses les mères ! malheureuses les nourrices ’ ! et, pour montrer l’excès de cette misère, il finit par ces paroles : dlors ils commenceront à dire aux morUagnes : Tombez sur nous ; et aux collines : Couvrez-nous ; car si l'on fait ainsi au bois vert, à la Justice, à la sainteté, à Jésus-Christ même, que fera-t-on au bois sec*, qui n’est plus bon que pour le feu; aux pécheurs destitués de tout sentiment de piété , qui n’ont plus à attendre que le dernier coup.’
Méditons ceci en tremblant, pécheurs malheureux ! Pesons les maux qui nous sont prédits. Tout l’univers renversé sur nous , en sorte que les montagnes nous écrasent, et que les collines nous enterrent, ne sont rien en comparaison. Ce renversement, qui en lui-niénie parait si affreux, devient désirable, à comparaison des maux qui nous atten- <lent. Tombez sur nous, montagnes; enterreznous, coteaux. PIdt à Dieu que nous en fussions quittes pour cela! De plus grands maux nous sont préparés : Dieu déploiera sa main vengeresse par des coups plus insupportables. Et en voici la raison : Si JésusChrist a tant souffert pour avoir seulement porté la ressemblance du péché ; que sera-ce de nous, en qui il a versé tout son venin, qui en |>ortons au dedans de nous toutes les horreurs’
O Seigneur! chantait le psalmiste, roux avez donné un signe à ceux qui vous craignent, afin qu'ils pussent éviter Tare tendu contre eux O .Seigneur! vous avez aiguisé vos flèches, elles ne respirent que le sang : votre arc est prêt à tirer, et nos cœurs seront percés de vos coups : mais avant que de Idcher la main, vous menacez, vous avertissez, afin qu’on fuie votre colère menaçante : c'est le signe de salut que vous nous donnez. Mais vous ne le donnez qu’à ceux qui vous craignent : les autres , endormis dans leurs péchés , ne veulent pas seulement voas entendre, ni écouter d’autre voix que celle qui les porte au plaisir : mais ceux
' /.IM*, su, CI. — ' f.ur. XSIII, as, as. — * /,wr. sxi, 23. — * Lur. SXIII, au, SI. — * Pi. lu , ü.
à qui il reste encore quelque crainte de vos jugements , d Dieu ! qu’ils tremblent à vos menaces , afin qu’ils évitent vos coups.
.Serjsents, engeance de vipères, qui vous apprendra à fuir la colère qui vous poursuit ‘ ? C’est ce que saint Jean disait aux Juifs. Jésus- Christ leur en dit encore beaucoup davantage ; et il redouble ses menaces à la veille de sa mort, qui devait causer tous ces maux à son peuple ingrat. Il leur avait montré tant d’amour, il avait conflnné sa mission par tant de miracles; il leur dénonce en core le terrible châtiment qu’ils avaient à craindre pour n'aroir pas profité du temps où il les avait visités ■! Il leur prédit ces maux avec larmes, afin de leur faire voir qu’il n’en faisait pas seulement unesèeheprédiction.Ils sontinsensihies : nous nous en étonnons ; mais notre étourdissement n’est pas moins grand que le leur ; étonnons-nous de nousmêmes.
LXXIll* JOUR.
Sulle dn réfleiioiu sur les méinn calamité». VU iiipru.
Ce sont ici les jours de vengeance, pour accomplir tout ce qui a été écrit : Malheur aux femmes grosses, et à celtes qui nourrissent ! car il y aura de gramlcs nécessités, cl une grande colère se déploiera sur ce peuple : ils passeront par te fil de Tépée : ils seront emmenés captifs par toutes les nations : et Jérusalem sera foulée aux pieds parles gentils , jusqu'à ce que le temps des gentils soit accompli ’. Après que cette ville aura été investie , après qu’elle aura été assiégée régulièrement , et environnée de tranchées et de forteresses , trois plaies tomberont sur elle : l’épée, la famine, la captivité.
L’epée ; c’est la blessure de l’ame, la division entre ses parties, nulle continuité, nulle union : ie sang de l’dme s’écoulera par cette ouverture, toutes ses forces se dissiperont, elle n’aura plus de résistance. Ah! quel état! On ne résiste plus aux tentations, le péché emporte tout. Cest la faiblesse de l’.lme A qui tout échappe, et qui s’echap|>e à elle- même.
Les chutes sont continuelles et irréparahles ; on ne se peut plus relever. Telle est la plaie de l’épée : le cœur est ouvert, et ne retient plus ni la grâce ni la vérité.
La famine : c’est la soustraction des aliments : non-seulement quand ils manquent; mais encore, ce qui est bien pis, quand le principe pour en profiter manque tout à fait. Tout abonde autour du malade; les restaurants sont tout prêts : mais on ne peut les prendre; ou l’estomac contraint par force à les recevoir, ni ne les digère, ni ne les distribue, ni n’en profite. Au milieu des svmons . des bons exemples, des saintes lectures, des observances d’une vie toute consacrée à Dieu , on périt , on demeure sans nourriture. La vérité ne fait plus rien à cette âme : elle ne s’en nourrit pas : elle n'en vit
• MaUh. et Luc. ni, 7. — ’ Luc. Xl> , «I , va, v3, tl. . ’ Lue. XXI, 23, 23 , 2».
MEDITATIONS SUR L'ÉVANGILE
pas. Sf^s œuvres, qui sont tes enfants qu'elle nour> rit, tombent en langueur; tout y dépérit visiblement : ou elle ne produit rien de bon : ou , si elle produit, ce bien ne se soutient pas. Hélas! hélas! qu'y a-t-il de plus déplorable que cette famine.’
La captivité : Jérusalem sera foulée aux pieds par tes gentils ; l’âme abattue par tous les vices, accablée de fers , qu’elle ne peut porter ni rompre ; elle est traînée en captivité d’objet en objet ; toutes les passions la dominent et la tyrannisent tour à tour. Elle pense être en repos contre l’amour des plaisirs ; l’ambition la met sous le joug, l'avarice l'assujettit, et ne lui laisse pas le temps de respirer; tant elle l'accable d’affaires, de soins, de travaux. Hélas! hélas! où en es-tu, âme raisonnable, faite à l'image de Dieu ? blessée , percée de tous cotés : outre cela affamée : pour comble de maux , captive : sans force, sans nourriture pour te rétablir, sans liberté : ah! quel malheur est le tien!
Il faut remarquer ce dernier mot , Jusqu'à ce que les temps des nations soient accomplis '. Il y a un tenips des nations : un temps que les gentils doivent persécuter l’Église : un temps qu’ifs y doivent entrer. Après ce temps, les Juifs que les nations devaient jusqu’alors fouler aux pieds, reviendront ; et après que ta plénitude des gentils sera entrée, tout Israël, tout ce qui en restera , sera sauvé ’. L'aveuglement d'Israël n’a été permis que pour préparer les voies à raecomplisseraent d'un si grand mystère.
Ame pécheresse! il y a pour toi, malgré tes péchés , une ressource infaillible : l'excès même de ton malheur peut être , comme à Israël , le commencement de ton retour. Israël fatigué de scs révoltes, de ses malheurs, de sa vaine crédulité, et de ses frivoles espérances ; las de toujours attendre sans rien voir, de soupirer après un Messie qui ne vient point, parce qu’il est déjà venu, se réveillera : il commencera à connaître combien il avait tort de se consumeren espérances frivoles, au lieu de jouirde son Christ, qu’il avait si longtemps méconnu; et déplorantl’excèsde son aveuglement, il ouvrira enfin les yeux à la véritable lumière. Fais ainsi, âme chrétienne! Le péché a eu son temps : Le temps que tu y as consumé te suffit pour contenter des désirs frivoles, et nourrir des espérances trompeuses. En un mot, comme dit saint Pierre te temps passé est plus que suffisant pour accomplir la volonté des gentils i pour mener une vie païenne, selon les désirs de la chair, comme si on n’avait point de Dieu, et qu’on ne connût pas Jésus-Christ. Nous avons pas.sé assez de temps dans la débauche, dans la eonroitise, dans le vin, 'dans la bonne chère, dans l'ivresse, dans le culte des idoles : non-seulement de celles que la gentilité adore, mais encore de celles que nos passions érigent dons notre cœur. 11 est temps de revenir de si grands excès : l'égaremeul a été assez grand, pour être enfin aperi;u : il f.ai't maintenant revenir à soi , et qu’où le péché a abondé , la grâce surabonde < à son tour.
I Lur. m, IJ. • Bôm. Il . M. M. — I 1. Pr! iv 3 — Rom. V , ïO. ’