‹ Œuvres de Bossuet. Tome III, SermonsChapitre 218 sur 273 · LX.XIV JOUR · texte numérisé non relu

LX.XIV JOUR

Réflexions sur les ctrooiulonaes de la fin do monde. U lee rtur de rimpie. La coulianoe du lidéle. MaWt. sur k 31. Lue. XXI, as, 38. ’ '

Voilà ce qui regardait Jérusalem désolée, et dans sa déflation , la figure de l'âme livrée au péché. Ce qui regarde la fin du monde, c'est l'obsoi. rité dans le soleil : celle de la lune : le dérange, ment dans les étoiles : le signe du Fils de l’homme, c'est-à-dire, comme l'interprètent les saints doc' teurs, l'apparition de sa croix ; sa descente sur les nuées, en grande puissance et majesté ,• la trom. pette de ses anges qui citeront tous les hommes a son jugement ; le recueillement de ses élus : l’assemblée de tous les aigles, c’est-à-dire de tous les esprits élevés autour du corps du Sauveur ' : le bruit de la mer et des Ilots , avec la commotion de tout l’univers, et des puissances célestes qui sont préposées à sa conduite : les hommes sccbcs de frayeur, dans I attente de ce qui devait arriver au monde * après tant de mouvements également violents et irréguliers. Pesez toutes cm choses. Kl afin de voir combien est ferme l'espérance du chrétien, et combien il est au-dessus de tous les troubles et de tout le monde; accoisez tous les mouvements de votre intérieur, pour écouter cette parole

Quand toutes ces choses arriveront; quand toute la nature, déconcertée par des agitations si imprévues, ne nous menacera de rien moins que d'une perte inévitable, regardez alors : vous qui n'osiei seulement lever les yeux, levez ta tête; comme pour vous élever au-dessus des Ilots et des tempé- Im; porte qu'alors votre rédemption approche >.

A quelle épreuve ne doit p.Ts être la confiance du clirétien, si la dernière révolution du monde, loin de le troubler, ne lui inspire que de l'espéraoce et du courage .’

LXXV' JOUR

Le même uqet.

Sans lecture, sans raisonnement étudié, je de mande seulement ici que l’on considère, d'un côté, la main puissante de Dieu , qui pousse à bout toute la nature, les astres, les terres, les mers, et le courage de l'homme qu’il fait sécher de frayeur*; et de I autre, la même main, qui dans ce renversement universel relève de telle sorte le courage de ses enfants, que non-seulement ils ne tombent pas dans ce choc que souffre le monde, mais ils s’élèvent au-dessus de scs ruines. Regardez ’ ; loin de vous cacher dans cette tempête, comme un autre Jonas, ouvrez tout, et considérez ce tumulte avec un regard assuré ; loin de vous laisser abattre, levez la tête : et voyez tout au-dessous de vous.

Tel qu'un homme qui lève la tête au milieu des Ilots : tel que celui qui demeure ferme au milieu d'une maison qui tom^ : ou celui qui voit d'un tzil tranquille le chariot où tu es, que des chevaux em-

■ lUatlh. XXIV, 37 , 38, 3S, M, 31. — ■ Llu. XXI, 38, 18. — ■ Ibid. 38. — • Ibid. 38, 3» - • Ibid. 3s.

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MEDITATIONS SUR L ÉVANGII.E.

portés , après avoir secoué les rênes , et brisé leur mors, traînent deçà et delà; tel est le fidèle toujours immobile et inébranlable, au milieu de la nature troublée , et de ses mouvements déconcertés ; parce que le Dieu de la nature le tient par la main. Tu crains, Pierre, au milieu des flots, et tu ne connais pas celui qui te tient! Homme de peu de foi, pourquoi cu-tu douté'}

Celui qui $e fie en Dieu , etl comme la montagne de Sion : celui gui a ta demeure dans Jérusalem , ne terq jamais ébranlé. Comme les montagnes totUàC entour de Jérusalem, ainsi Dieu à T entour de son peuple pour le protéger *. La sainte montagne de Sion, inébranlable par la puissance de Dieu qui l'affermit , communique son immobilité et sa tranquillité à ses habitants.

Chantez aussi le psaume cxx , Lecaoi oculot i et apprenez à ne rien craindre sous la main de Dieu.

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