I. ï, a, 3,0. — * Ibid, xrv, ii, 12 — ‘ Ibid. la
gnerdes Juifs : Hace incrédule et maligne ,jus(ju<i quand serai-je avec vous et vous souffrirai-je*! Mais comme lui , et plus c{ue lui sans comparaison, il conserve toute sa bonté malgré leur malice, et se laisse arracher les grâces, comme il parait dans Ir même lieu qu'on vient de voir : /tore injifielf, serai-je encore longtemps parmi vous, et crmtraint de vous supporter? Mmenez ici votre fis, que je le guérisse !
CVP JOUR.
Lrs Juifs mêmes reoonnalMent Jérémie pour leur Inlcror&seur.
Ce |>euple ingrat sentit enlin que Jérémie hn était donné pour intercesseur; et après la prise de Jérusalem, ils dirent au saint propliète ; (üte t’humble prière que nous faisons a Dieu a rc# pieds , vienne jusqu 'à rous : priez le Seigneur rotre Dieu pour ces restes de son peuple; et qu'U nous annonce la voie où il veut quetujusmarchiotis. Jérémie leur répondit : Je m'en vais prier le .ieigneur votre Dieu selon vos paroles : je ttm déclarerai toutesses réponses , et ne ihjus cacherai rien. Et ils lui promirent d’exécuter de point en point tout ce que le Seigneur lui ordonnerait pour eux. Que le Seigneur, dirent-ils, soit un témoinde vérité et de bonne foi entre vous et nous : nousobéironsau Seigneur à qui nows mus envoyons, soit que l'ousayez à nous dire du bien ou du matdesa part ». Et Jérémie revint après dix jours : et leur défendit de la part de Dieu d'aller en Égypte , où il voyait qu'ils seraient séduits par les idoles de ce peuple, foltà, leur dit-il , ce que vous prescrit k Dieu d' Israël, à qui vous m’avez envoyé, ponr jHrrter vos prières à ses pieds : et il les avertit w toute douceur et patience de se souvenir de l«jr parole, et d'obéir au Seigneur à qui ils ravaieoi envoyé, comme ils l’avaient promis. El après qu'il leur eut tenu ce pressant discours , .4zarias,tt Jolumam , et les autres superbes lui dirent : I bus mentez : le Seigneur ne vous a point envoyé, et nt nous a point défendu d'aller en Égypte ; mais Baruch vous irrite contre nous , jmur nous livrer aux Chatdécns, et nous faire périr à Pabylone^. Après lui avoir fait cette réponse , iis allèrent tous ensemble en Égypte; et ils arrivèrent à Taphnis, et à Memphis , et â Magdalo , et dans toute la terrv de Pbalurès : et sans se rebuter de leurs injures et de leur désobéissance, Jérémie les y suivit avec une patience infatigable , pour les einpécl>er de périr dans leur idolâtrie. Ils s’obstinèrent à adorer les faux dieux de celle nation intidèle : et le saint prophète vit périr encore ces malheureux restes de Juda , dans le lieu qu'ils avaient choisi |>our Nr retraite ; avec Pliaraon Éphrée qui les y avait reçus*.
cvir JOUR.
Dieu rejette notercea-sioii de ce propturto- Une sainte et véritable réHexion se présente ki -
' Mnlth. XVII, 16.— > Jrirm. xLif, 3 , 9, etc. - * XMll, a. 3, t, 6, 6 , 7cl $eq.; XLI>, I, 2, 3, « et S«ï is, 16, 17, lu et heq. , ‘iv, av.
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Mt:i)HATIOiNS StR LÉVANG11-E.
.î^rénii** était donné pour inleri’ftssour à ce peuple : il ne cesse de prier pour lui et de détourner, autant quil peut, la colère de Dieu de dessus sa tête; mais Dieu ne le veut pas écouler : Moise et Samuel étaient aussi d’ajîréables intercesseurs , dont David même avait chanté le pouvoir par ces paroles : Moî$eet iaron sont rvmarfiHubles parmi ses sacrificateurs :et Samuel est renomme entre ceux qui invoquent son nom : Us invoquaient te SeJijneur^ et nies écoutait*. Mais en celte occasion nous avons vu (pie Dieu ne voulait pas les cnUnidre». Qu ya-t il de plus saint que Noé, qni est sauvé du déluge, alin de réparer le monde perdu , et le genre humain anéanti : (pie Job, dont la patience a été vantée de Dieu comme un prodige, et qui pour celte raison a été nommé de Dieu eomme intercesseur de ses infidèles amis : ./liez, disait le Seigneur, et priez mon serviteur Job de prier pour cous : et je recevrai sa Jat'e, afin que votre folie ne tous soit point imputée^ : que Daniel, t'hommede désirs ^ à qui il envoya son ange pour lui déclarer que ses v(ru\ pour ses frères, et pour tout son peuple , et pour la sainte montagne, cl, ce qui est bien plus admirable, pour la venue du !\!essie, étaient reçus devant Dieu^? El néanmoins ces trois hommes ne sont pas jugés dignes dVlre écoutés pour le peuple juif : e’esl Kzéchicd qui leur dll^ : Si res trois hommes t \oé y Daniel et Job y étalent au milieu de ce peuple y iU délivreraient leurs âmes dans leur justive , dit le .Seigneur des armées : ..... Mais Us ne délivreront ni
leurs fils ni leurs filles ; oui , je le dis encore
un coup , Us ne délivreront ni leurs fils ni leurs filles, loin de pouvoir délivrer les étrangers : mais Us seront délivrés seuls : non, i\oé, Daniel et Job y je le dis pour la troisième fois, ne déllrreronl pas leurs propres enfants. Afin que nous entendions, qu i! n’y a qu'un seul saint, et un seul juste; qui cUmt juste pour lui et pour les autres, sera écouté pour tous. Le frère y disait le psalmisle*, ne rachètera jyis son frère y l'homme ne racltèlera pas un auf?r Aowmc, ni n offrira jwur lui une digne propitiation, ou le prix de son rachat et de sa rie. Nul ne |M*ul offrir ce prix , que le juste par excellence, et le Saint des saints, qui est non-seulement homme, mais Dieu et homme; qui donnera son âme pour nous , et expiera nos péchés par son sang.
CVIID JOUR.
(le Jerèmie de iiVlre au monde <|ue pour annoucer des malheurs.
l’n des effets le.s plus remarquables de la douceur et de la bonté de Jérémie , c’est le regret qu'il a\ait de n'avoir à annoncer que des malheurs à ses citoyens et à ses frères. Ma mère, disait-il. /««/heur à moi .* pourquoi m*avez-rous enfanté y homme de querelles que Je suis , homme de discorde fxtr touU ta terre l Je suis séparé de tout commerce : Je. ne prèle a ftersonney et personne ne me
' Pu. xrvm^fl — > Jtretn. xv , I. J>tb. xi.ii, «, — ‘ P'/n. IX, ül, W, 5ï. — » tznh. !uv, II, 10, 18, au. — ‘ Pt. XLVUI, 8,9, lu.
prête ■ ils me chargent tous de malédiction* : et encore avec le trans|K)ri d'un cœur outré : .Maudit
soit Jour où Je sitU né Maudit L homme qui a
annoncé a mon père , Il vous est né un fils , et qui lui a donné cette Joie trompeuse.... Que ne m' a-t-il plutôt donné la mort dans le sein de ma mère, en sorte qu elle mefnt un sépidcre, ou que ne demeura-t-elle grosse éternellement sans enfanter! Pourquoi suis-je .sorti de ses entrailles, pour ne voir que f)eine et que douleur, et passer tous mes Jours en confusion * !
Ce qui lut cau.sait ces transports, c’est qu’il voyait que ses prophéties ne faisaient qu'accroître les péchés du (letiple. Dieu lui mettnit dans In houche’des paroles pressantes, comme si le mal allait arriver : et après , se ressouvenant de ses miséricordes et de sa longue patience , il attendait de jour en jour son peuple à rtisipiscence. Ce peuple ingrat abusait de ses liontés, et insultait à Jerémie, en lui disant : Ou est la parole de Dieu, que vous nous nniumcezdepuis si longtempsf Qu'elle vienne donc^. Le saint prophète s’eu plaignait avec amertume : Seigneur, vous m'avez trompé! Quelle merreille que vous ayez prévalu contre moi! J'ai été en dérision a ce jyeuple tout te long du Jour. Tous m 'insultent y et se moquent de mes prédictions : parce que Je ne Jais que crier iniquité et malheur, et inévitable ravage : et cependant il n'arrive rien ; et la parole du Seigneur me tourne en dérision et en opprobre. F.t J'ai dit en inoi-méme : Je ne veux plus me souvenir du Seigneur, ni prophétiser m son nom, ni exposer sa parole a la moquerie, et aggraver l'iniquité de ce peuple. Mais tous êtes toujours le plus fort : celte parole que je voulais retenir dans mon cœur, y a été un brasier ardent: elle s'est renfermée dans mes os ; les forces me manquent, et Je nen puis plus soutenir le poids* :
I il faut qu’elle sorte. Dieu prévaut de nouveau sur le saint prophète; et après ces agitations il faut qu'il cède.
Les âmes prophétiques qui sont sous la main de Dieu, reeoiventdes impres.sions de sa vérité, qui leur causent des mouvements que le reste des hommes lie connaît pas. Deux vérités se présentent tour à tour à Jérémie : l'une , qu'il fallait aiinoiieer au peuple tout ce que Dieu ordonnait , quelque dur qu'il fût, et quoi qu'il en coûtât, car il est le maître; et qu’il fallait prendre pour cela un front d'airain : l'autre, que propluitiser à un peuple qui .se moquait de la prophétie, à cause que l'effet n'en était pas assez prompt ; loin de le convertir, c'était non- seulement aggraver son crime , et augmenter son supplice , mais encore exposer la parole de Dieif h la dérision et au blasphème. Dans les endroits qu’on vient de voir. Dieu lui imprime celte dernière vérité si vive , qu'il ne peut dans ce moment être occupé d'une autre pensée. Car il imprime tout ce qu'il lui plaît, principalement dans les âmes qu'il s’est une fois soumises par des opérations toutes-puissantes. A la vérité, quand il >eut, il sait
• Jrrem. iv , 10.— * Jbid. \x , U , l». — * Jl/td. xvtl, IS.
‘ Ibi t. \x , 7, 8, y.
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600 MÉDITATIONS SL’H LÉVANGILE.
bien Ire ramener a lui , et les tenir sous le joug ■. mais dans le temps qu'il les veut pousser d'uii cùlé, ils paraissent avoir tout oublié, excepté l'objet dont ils sont pleins. Car Dieu pour certains nionients les laisse à eux-uiéines, et aux grdees ordinaires , pour tout autre objet ; et pour celui dont il lui plait de les remplir, l'impression en est si forte, le earaetère si vif et si enfoncé dans le cœur, qu'il semble n'y rester plus d'attention ni de mouvement pour les autres choses , ni aucune capacité de s'y appliquer. Par un transport de cette nature, Jérémie, qui se voit contraint à n'élre premièrement qu'un prophète de malheurs à tout son peuple , c'est-à-dire au seul objet de son amour et de sa tendresse sur la terre, et, ce qui lui paraissait encore d'une plus insupportable rigueur, à ne faire plus autre chose, en second lieu, qu’en accroître eu quelque façon l'iniquité et le supplice; ne veut plus vivre en cet état : il voudrait n'avoir jamais été, et ne trouve point d'expression assez forte pour expliquer ce désir. Un troisième objet se présente à lui : la prophétie méprisée , la parole de Dieu en dérision, ses prophètes décriés, son nom blasphémé, et sa justice exposée au mépris des hommes, à cause de sa bonté dont ils abusent. C'est le comble de la douleur : et après avoir voulu effacer du nombre des jours , celui de sa nativité ; puisqu’il ne peut point s’einpécjier d'avoir l’étre, il fait un effort secret, pour ne plus écouter la prophétie qui se présente à lui avec une force qu'il ne peut éluder. Il ne faut donc plus s’étonner si ses agitations sont si violentes. C’est Dieu de tous côtes qui le presse ; qui lui donne , pour ainsi parler, des forces contre lui-méme ; et à la lin le réduit , après des tourments inexplicables, à continuer ses funestes et fatales prédictions.
Il ne convient pas au Sauveur d’étre agité de cette sorte : car son àme est tellement dilatée, et d’une capacité si étendue , que toutes les impressions divines y exereent , pour ainsi dire, au large et tranquillement leur elUcace. Mais néanmoins il a dit : Si Je n'était pat venu, et que,Je ne leur eutte point imrlé i si je n avais pas J<iit en leur présence des miracles, qu'aucun autre n'avait jamais faits, ils seraient sans jtéché : mais maintenant ils n'ont plus d'excuse; et ils haïssent gratuitement et moi et mon l’ére ' , ainsi que David l'avait prédit ■. C’est donc lui qui leur ôte toute excuse : sa |>arole les jugera , et les condamnera ou dernier jour. Lui qui venait ôter le péché du inonde, a donné lieu au plus grand de tous les péchés, qui est celui de mépriser et de poursuivre jusqu’à la mort de la croix , la vérité qui leur apparaissait en SB personne. I-es hiasphemes se sont nniltipliés, et on lui a insulté jusque sur sa croix et dans son agonie. Sa passion , sa mort , son sang répandu, sont la matière de l’ingratitude de ses disciples, et leur tourne a mort et à péché. Les crimes s'augmentent par les grâces : c’est la grande douleur du Sauveur; c'est le calice qu’il voudrait
• Jftnn. XV, 2*iet»cf| — • P», xxiv, lo.
pouvoir détourner de lui ; c'est ce qui lui perce le cœur; c’est enfin ce qui l’abat devant son Pere, ce qui lui fait suer du sang, ce qui est le véritable sujet de celle profonde tristesse qui pendre son ôme sainte jusqu’à la mort, et enfin de son agonie.
Cl.Ve JOUR.
Jèremle annonre a ion peuple u dellvraooe.
Il n’en esl pas de Jésus comme des prophètes, à qui Dieu défend de le prier, et à qui il dit, comme à Jérémie : Je ne cous exaucerai pas '. Car an contraire il dit à son Père : Je sais que vous m'écoute:, toujours ■. Kt afin de nous donner en b personne de notre prophète, une figure quoique imparfaite de l’intercesseur qui est exaucé, il Ini parle en cette sorte , pendant qu’il éuit arreté dam le vestibule de la prison ; Crie maintenant, étete ta voix; et je t'exaucerai; et je t'apprendrai des choses grandes, et d'une inébranlable fermeté, que tu ne sais pas C’est que la Judée et Jérus> lem seraient rétablies ; qu’il y ramènerait son peuple ; qu'il en guérirait les plaies; qu’il les purifierait de tous leurs péchés •*. Il répandit alors un esprit de prière ‘ dans tout son peuple, /léjouissez-tous, 6 Jacob ! hennissez contre les gentils et contre bàbglone, qui en esl fe chef; et dites : Saurez seigneur, les restes de votre peuple; et je vous rap pellerai de la terre , où je vous avais envoyés CM captivité Jérémie annonça au peuple ce glorieux rétablissement : il leur en marqua le temps, et leur déclara qu’à la soixante-dixième année de leur servitude , il ferait éclater ce grand ouvrage Car je sais, dit le Seigneur, les pensées que j'ai pour vous , des pensées de paix et non d' affliction , pour i'oi« donner la fin de vos maux, et ta patience en attendant pour les endurer; et vous m'invoquerez, et vous irez en votre /uitrie . et vous me prierez , et je vous exaucerai : et cous me chercherez, et vous me trouverez, lorsque vous m'aurez cherché de tout votre cœur 7. Ainsi k prophète Jérémie n'annonça pas seulement au peuple sa désolation; mais pour être une parfaite figure de Jésus-Christ , il leur annonça encore sa délivrance , qui devait être la figure de celle de son Eglise : et il futclioisi pour la demander à Dieu, et pour exciter dans tout le peuple l’e.'prit de prière. Et s’il annonça à son peuple sa prise, sa ruine, sa captivité, ce ne fut pas pour toujours. Il n’en fut pas ainsi des autres nations , auxquelles Dieu lui ordonna de prophétiser, ta, lui dit le Seigneur des années .- prends de ma main la coupe de ma colère, et présente-la à tous les peuples auxquels je l'enverrai CI je la pris... et
je la portai à Jérusalem et aux villes de Judo ; a ses rois et n ses princes... et à Pharaon , roi d'Egypte, et à ses serviteurs, à ses princes, et a tout son peuple, et généralement à tous tes rois; aux rois d'orient, aux rois des Philistins, et d'.tsvalcm,
• Jrrrm. vil, 16. — * Joan. XI. 42. — > Jerrm. WXIU. I, S, a. — * thiit. 4 ,-t MX|. — > jAich. XII, 10. — • Jert*r. xxit 7, ’ lOid. XIV, 1 1 ; un, 10, 1 1, I3, 13.
MÉDITATIONS SUR L’EVANGILE. 667
fl (le Tasaf et d'Idumée , et de Moab ; et à tous les r(/is de Tyr et de Mdon , et au.c rois des Ues étoitjnées,..,. et à tous les rois d’.irabie, et à tous tes rois d’Oecident , et aux rois de Perse, et aux rois de Médie , et a tous les rois du Mord de prés et de loin.... et le roi de Babyhne boira après eux , lui qui fait boire ce calice de la colère de Dieu à tous les autres : Purez^ buvez, leur dira Uüeigneuri butez, et enivrez vous, et vomissez, et tombez, et vous ne vous relèverez jamais f b ila le tour-
hilton du Seigneur; sa colere }mrt, son orage tombe; et il se reposera sur ta tète de ses ennemis*.
Ainsi sont traités les rois et les peuples idolâtrès. Le prophète, qui leur dénonce leurs maux, ne leur laisse aucune espérance. Sion seule est l'rappée en ses miséricordes, comme un enfant que son père chdtie. Le propiiete lui montre son retour : Ü porte ses yeux plus loin , et lui prédit son libérateur : ce nouveau David dont le règne sera éternel : eet homme parfait en sagesse, qui se trouvera environné des entrailles d'une femme, et renfermé dans son sein : et la nouvelle alliance que Dieu fera parson entremise avec le |>euple racheté A Klevez la voix, 6 Jérémie! prophète sanctifîé dès le ventre de votre mère ; propltèie vierge et figure du grand prophète, vierge aussi, et fils d’une vierge ^ : chantez-nous les miséricordes de notre Dieu : reprochez-nous nos ingratitudes, faites-nous rougir de nos crimes : donnez-nous l'exemple d’humilité, de patience, de douceur : entrez encore à nos yeux dans votre affreux cachot, en figure de la sépulture de Jésus-Christ : sortez-en aussi en ligure de sa résurrection : exprimez ses persécutions dans les vôtres. Kt nous. Seigneur, en attendant que nous méditions plus à loisir les mvslères de votre passion , et de votre résurrection triomphante, npus nous y préparerons en contemplant avec foi les prophètes qui leur ont servi de Ogure.