VINGT ET UNIÈME DIMANCHE A 'RÈS LA PENTECOTE
La parabole du serviteur à qui le maître avait quitté dix mille talents , qui fait exécuter son conserviteur pour cent deniers , avec une rigueur effroyable
Trois vérités dans cette parabole : l"que tout pécheur contracte une dette envers la justice divine : î* qu’il ne peut jamais lui en faire le payement, ni en être quitte, si Dieu ne la lui remet parpure grâce : 3» que la condition qu'il \ ipposc, c’est que nous remettions aux autres.
I*' Poi.vT. Le péché est unedette : Dimilte nobis débita nostra ‘ : • Remettez-nous nosdettes. » On doit en deux façons : 1“ lorsqu’on ôte à quelqu’un par injustice : 2’ lorsqu’il nous prête volontairement. Il nous a assistés dans notre nécessité, il est juste que nous lui rendions dans notre abondance. Nous devons à Dieu en toutes les deux manières. Contrat avec lut ; si vous l’observez, bénédiction; sinon, malédiction : le peuple l’accepte ; Amen Donc en observant. Dieu vous doit ; autrement vous lui devez. Quoi ? toutes les malédictions. Au Deutér.
lie Point. Si bien que tout ce qui nous reste après le péché, ne nous reste plus que par grâce. Notre évangile : Jussil eum Dominas ejus venumdari, et uxorem ejus, et filios, et omnia que habebat, et reddi* : « Son maître oom- « manda qu’on le vendit, lui, sa femme et ses eo- ■ fants , et tout ce qu’il avait, pour satisfaire à
• cette dette. ■ Le pécheur mérite d’être affligé en sa personne, en ce qui lui est cher, en sa postérité : Insuper et universos languores, et plaças que non sunt scriptee in voluminetegis Atyus * :
• et même tous les maux et toutes les plaies qui
• ne seraient pas marquées dans ce livre de la loi ; k parce que, temporelles. Mais il y a un autre livre, le Nouveau Testament, qui n’a que des promesses, et aussi des menaces spirituelles, plus ter ribles.
Voilà ce que nous devons. [ Noos sommes Insolvables] : preuve , la croix de Jésus-Christ. Innocent, line devait rien : Princeps hiyus mundi in me non habet quidquam^ : . Le prince de
• ce monde n’a rien en moi qui lui appartienne. • pourquoi paye-t-il? Il est caution. On ne discute
’ /rf. Tl, I».
* Deut. XXVII, isetioqq.
* Mntih. XVIII, 25.
* Deut. XXVIII, 61.
* Joan. \IT,30.
la caution , que lorsque la partie principale est insolvable : Jésus est donc contraint par corps. Mais puisqu’il a payé, nous sommes donc quittes. [Nullement : il faut encore que] l'application [ de ses mérites se fasse en nous ; ] autrement c’est comme s'il n’était pas mort. C’est pourquoi le supplice éternel s’ensuit; éternel, parce qu’il doit durer jusqu’à l’extinction de ta dette ; or jamais elle ne peut être acquittée ; donc toujours pourrir dans la prison. Dette gratuitement remise par les sacrements.
Voulez-vous toujours laisser votre caution dans la peine? ne le voulez-vous pas tirer de la croix où vos péchés Tontmis? Tant que le péché est envous , il est toujours en croix ; liursum crucifigentes sibimetipsis Filium Dei > : • autant - qu’il est en eux, ils cruciflentde nouveau le Fils « de Dieu. <>
III' Point. Application de la condition, pour les prisonniers, intiment de vengeance contre ceux qui les font recéler, etc. Imprécations, souhaits. C’est vouloir rendre Dieu complice de nos vengeances : le Père de miséricorde, etc.
PREMIER SERMON
POtR LA PtTE