‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 2)Chapitre 238 sur 408 · PENSÉES DIVERSES SUR LÉGLISE · texte numérisé non relu

PENSÉES DIVERSES SUR LÉGLISE

ition de rËglfse : c*est là leur attrait, c'est rotion. Elles entrent dans toutes les intritons les mystères : car certain zèle n'agit r mystères et que par intrigues. Elles s'enent dans toutes les affaires. Mais cependant nent à examiner ce qui se passe dans leur , on trouve que tout y est en désordre. Un les enfants , des domestiques eu souffrent ; 'est de quoi elles sont peu inquiètes. Pour ter TÉcriture qu'elles ont si souvent dans ns, et où elles se piquent tant d'être versées ligentes, on peut bien leur dire avec saint Cdui qui ne prend pas soin de sa propre i, comment veut-il prendre soin de l'Église t. {Ad Tïm., 3.)

poar l'Église , zèle qu'on ne peut louer as- . assez recommander. Mais du reste c'est rto , et toute vertu consiste dans un milieu ; un juste tempérament, qui évite toutes les Ités. Vous prenez les intérêts de l'Église, et I vous faites votre devoir, et le dooir de irétien , de tout catholique. Mais ne les preiis point quelquefois plus que l'Église ne id elle-même ? Pourquoi ces abattements , ces ions où vous [tombez? Pourquoi ces inquîéces alarmes continuelles? Pourquoi ces ai- , ces amertumes de cœur? n'omettez rien t ce qui dépend de votre vigilance et de ittention; pariez, agissez: mais au regard xèSj laissez à Dieu le soin de son Église; m affaire plus que la vôtre. Le mal vient de l se glisse dans la plupart de ces disputes up de naturel, beaucoup d*huniain. Si Ton ffld garde, une guerre de religion devient lerre de passion.

l'est pas toujours par la profession que nous i d'être attachés à l'Église, qu'on peut bien ler si nous sommes vraiment catholiques, ou i ne le sommes pas. Il n'y a point.de langage rdinaire aux hérétiques et aux novateurs, que oigner dans leurs discours et dans leurs écrits ind attachement à l'Église , que de prêcher mission à PÉgiise, que d'exhorter les fidèles r pour TÉglise. Mais quelle est cette Égliite aquelle ils semblent si zélés ? une Église a aode, et qu'ils se sont faite; une Église, ou

d'où il était échappé , il vou!ut ei! action de grAces participer au sacrement de l'autel ; et, dans cette pensée, il s'adressa à l'évêqae du lieu. Mais comme c'était un temps de division et de schisme , Il s*înlorma d'abord si cet évêque était catholique : Cest à'dire, ajoute saint Ambroise, expliquant ce ternie de catholique, s'il était uni de communion et de créance avec l'Église romaine. Car sans cela. Satyre ne reconnaissait point la vraie catholicité , et n'en devait point reconnaître.

Tout est subordonné dans l'Église : mais ce grand principe, ce principe si raisonnable et si essentiel pour la conduite et le bon ordre de toute société , nous l'entendons diversement, selon les divers rapports sous lesquels nous le considérons. A fégard de ceux qui dépendent de nous , nous sommet les plus rigides et les plus implacables défenseurs de la subordination. Mais s'il s'agit d'une puissance supérieure de qui nous dépendons nous-mêmes , c'est sous ce rapport que la subordination n'excite plus tant notre zèle : Il se ralentit beaucoup , et même il s'éteint absolument. Ainsi , entendez parler.un supérieur ecclésiastique de ceux qui sont soumis à sa juridiction : ce sont des plaintes perpétuelles du peu de docilité qu'il trouve dans les esprits; ce sont de profonds gémissements sur le renversement de la discipline, parce que chacun veut suivre ses idées et vivre à sa mode ; ce sont les discoinrs les plus pathétiques et les plus belles maximes sur la nécessité de la dépendance , pour éta« blir la règle et pour la maintenir. Tout ce qu'il dit est sage, solide, incontestable : mais il serait question de voir si ce qu'il dit, il le pratique hii-même à l'égard d'une souveraine et légitime puissance dont il relève et à qui il doit se soumettre. Voilà néanmoins ce qui serait bien plus eflicaea et plus persuasif, que tant de gémissements et tant de plaintes, que tant de belles maximes et tant de discours. Peut-être croirait-on, en se soumettant, affaiblir l'autorité dont on est revêtu , et c'est au contraire ce qui l'affermirait. Voulons-nous qu'on nous rende volontiers Tobéissance qui nous est due? donnons nous-mêmes l'exemple, et rendons de bonne grâce rol)éîssance que nous devons.

Dans les troubles de FÉtat, le bon parti est toujours celui du roi et de son conseil ; et dans les trou-

une secte séparée de la vraie Église. Voilà , blés de FÉglise, en matière de créance et de doc

ils entendent sous ce titre pompeux d*Églîse, là ce qui éblouit les simples et ce qui les e. Jm voix est de Jacob, mais Ifis mains sont fi. \Genes,, 27.; Cest donc a la rè;.f1e et au raedistinctif que nous a marqué saint Ambroise, faut s'en tenir. Ce Père pjfîe d.: .Satyr*f, htm et Toici ce qu'il en dit. Apres un mnfrnj^t:

trine le bon parti est toujours celui du Ticalre de Jésus-Clirist, du siège apostolique et du eorpf des évêfjues.

Vn époux infidèle qui quitU son épooH poar a prendre une ou plus noble ou plus riche, Twlà VU dée qii^ je conr/nh d'un bén^cier quf , par on Inté-

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