SUR LE RENOUVELLEMENT DES VŒUX
vous répondre à vous-mêmes, ni servir aux autres detémoios des avantages inestimables de la religion , et des miséricordes infinies du Seigneur qui vous y appelait. On vous en foisait des peintures qui vous touchaient; on vous en disait des choses dont vous étiez édi6ées , dont vous étiez pénétrées ^ dont vous étiez charmées. Tout cela était vrai , et vous vous en laissiez aisément persuader : Gloriosa dicta stmt de te, cipUas Dei. {PscUm. 86.) Mais aujourd'hui que vous renouvelez la cérémonie de votre première eonsécration , vous n'y êtes plus attirées par ce qu'on TOUS dit, mais parce que vous avez vu, parce que TOUS avez connu , parce que vous avez vous-mêmes éprouTé et senti : Nunc cognooL {Exod., 18.) Ah! Seigneur, ceux qui nous parlaient en votre nom ne nous ont point trompées, et vous ne nous avez point trompées vous-mêmes. On ne nous a rien fait espérer que nous n'ayons trouvé, et l'effet répond pleinement à notre attente. Oui , mon Dieu , le plus doux repos d'une âme est en vous ; son bonheur le plus solide est de s'attacher à vous. Or, il fout, pour fotre gloire, que le monde en soit instruit; et c*est pour eela qu*î la vue du monde nous venons ici le publier. On peut bien nous en croire, Seigneur, puisque nous ne nous en expliquons qu'avec la plus parfaite connaissance; et notre témoignage aura d'autant plus d'efficace , qu'il est fondé sur une expérience personnelle. Puissions-nous engager ainsi k monde à vous bénir comme nous, et puisse-t-il apprendre de nous à vous connaître et à vous glorifier ! n. Ce n'est pas là , mes chères sœurs , le seul avantage du renouvellement de vos vœux ; et s'il honore Dieu, il n'est pas moins propre, ni ne contribue pas moins à vous sanctifier. En voici la preuve : c'est que par ce renouvellement, de la manière que vous le pratiquez, vous entretenez dans vous le salutaire et précieux souvenir de vos obligations. Au lieu que les chrétiens du siècle, dissipés et emportés par le torrent du monde, vivent dans un profond oubli de ce qu'ils doivent à Dieu comme chrétiens; au lieu qu'ils n'y pensent que très-rarement et que très-superficiellement ; votre occupation continuelle, surtout aux approches de ce saint jour, est de rappeler dans vos esprits ce que vous devez à votre Dieu comme religieuses, de le repasser, de l'étudier, de le considérer, de vous en rafraîchir la mémoire; afin d'en remplir vos cœurs et de les affectionner. Ainsi, dans le renouvellement de vos vœox, vous gardez à la lettre ce que Dieu, dans l'ancienne loi, recommandait si expressément aux Israélites, lorsque, après les avoir fait passer à la tene de promission , il leur disait, par la bouche de Moïse : Mémento, Israël, etneobUoUcaris{Deut., 9, y. 7); Sou venez- vous-en, ô Israël, etneFoubliez jamais. Souvenez- vous que je vous ai choisi, parce que je veux être votre Dieu , et parce que je
veux que vous soyez mon peuple, et mon peuple particulier. Or c'est vous, mes chères sœurs, qui accomplissez aujourd'hui cette figure, et qui allez dire à Dieu : Oui« Seigneur, je m'en souviens; et malheur à moi si , dans le cours de ma vie , je venais à l'oublier ! Car j'ai encore plus d'intérêt que David , et plus de sujet de m'écrier : Si obliius Jitero tui, oblivioni deturdextera mea : adhxreat linguamea faueihus meis, si non meminero M {PscUm, 186) ; Si je vous oublie jamais , ô mon Dieu! que ma main droite s'oublie elle-même; que ma langue demeure attachée à mon palais, si je ne me souviens pas toujours du choix que vous avez fait de moi, et du choix que j'ai fait de vous. Mais tandis. Seigneur, que je renouvellerai ce sacrifice de la profession de mes vœux, je m'en souviendrai et je ne l'oublierai pas, puisque c'en est pour moi comme un monument sensible et perpétuel.
Or, ce souvenir, mes chères sœurs, conservé de la sorte, et renouvelé , est le pins excellent moyen , le plus puissant et le plus sûr, pour ne pas tomber dans le désordre et le relâchement d'une vie tiède et languissante. Souvenez-vous, disait le Sage , de votre dernière heure, et vous ne pécherez plus. Mais moi, je médis à moi-même aussi bien qu'à vous : Souvenons-nous des promesses que nous avons faites à Dieu , et nous lui serons éternellement fidèles. Souvenons-nous-en dans toutes nos actions, et toutes nos actions seront parfaites. Souvenons-nousen dans les occasions importantes où il s'agit de remplir les devoirs les plus pénibles de notre état, et nous les remplirons sans peine. Souvenons- nousen dans les épreuves où Dieu de temps en temps nous expose, et ces épreuves ne serviront qu'à nous rendre encore plus fervents. Car avec un tel souvenir, comment pourrions-nous une fois nous relâcher dans l'observance de nos règles, dans l'amour de la pauvreté, dans le détachement de nous-mêmes, dans Fesprit ôfi mortification , dans la pratique de la plus soumise et de la plus aveugle obéissance i^ J'en appelle à vous-mêmes, mes chères sœurs, et à vos connaissances particulières. Ce souvenir retracé et fortement imprimé dans vos âmes par le renouvellement de vos vœux , ne vous a-t-il pas cent foip relevées après certaines chutes presque inévitables? et ne vous a-t-il pas fait, si je puis parler ainsi, redoubler le pas pour vous avancer dans les voies de la sainteté?
Vous n'avez donc qu'à profiter d'un souvenir si utile et de la religieuse cérémonie qui vous l'inspire, pour être assurées de conserver Tesprit de régularité et de piété. Ces deux paroles. J'ai choisi le Seigneur^ et le Seigneur m*a choisie, vous soutiendront et vous fortifieront. Avec cela, il n'y aura point de difficulté que vous ne surmontiez, point de tentation à quoi vous ne résistiez , point d« cli^^\tc& t ^^ ^^^^\3iS^
sua LE BENOUVELLEMENT DES VOEUX.
au-dessus desquels vous ne vous éleviez. J*ai cboisi le Seigneur, et le Seigneur, en acceptant mes vœux, a mis le sceau au choix que f ai fait de lui ; le Seigneur m*a choisie, et par un libre copsentement , j*ai agréé le choix qu'il a fait de moi : voilà, dis-je, ce qui vous fera goûter tout le bonheur de votre état, et travailler avec une constance infatigable h en acquérir toute la perfection.
Oui , mes chères sœurs , par le renouvellement de vos vœux, vous vous affermirez de plus en plus dans la volonté de satisfaire à tout ce qu*il vous impose , et que vous vous êtes imposé vous-mêmes ; c'est-àdire dans la volonté et l'inviolable résolution de vous dépouiller de tout ce qui pourrait avoir quelque apparence de propriété; de crucifier votre chair, qui ne peut être sans cela Thostie vivante du Seigneur ; d*être sans exception et sans réserve obéissantes jusqu'à la mort, et jusqu'à la mort de la croix : (Jsgue ad morUmy mortem avtem crucU, {PhiUp., 2.) Par le renouvellement de vos vœux, vous vous maintiendrez dans la disposition la plus sainte où puissent être sur la terre des créatures mortelles, puisque sans vous comparer avec l'apôtre, vous pourrez dire comme lui : Qui nous séparera de la cliarité de Jésus-Christ? ce ne sont ni les richesses du siècle , ni ses plaisirs : Quls nos separabit a dtaritcUe Christi f {Hom., 8.) Par le renouvellement de vos vœux, vous vous ferez dans la religion une heureuse habitude de persévérance ; vous donnerez chaque fois à ces vœux mêmes un degré nouveau de stabilité; vous vous attacherez toujours plus étroitement à Dieu par ce triple lien dont il est dit : Funiculus triplex difficile rumpitur, {EccL, 4.) Par le renouvellement de vos vœux, vous reprendrez des forces pour fournir toute la carrière où vous marchez ; et ce sera à votre égard comme le renouvellement de l'aigle, qui, selon le texte sacré, semble renaître et rajeunir. Quel redoublement de ferveur, quel feu, quelle émulation va-t-on apercevoir dans toute cette communauté! quelle édification pour le public! Cest la grâce visible que Dieu dans tous les temps, depuis votre institution, a répandue sur l'ordre de Sainte- Marie, et qu'il ne cessera point d'y répandre : /tenovabitur ut aquilx Juventus tua, ( Psalm, 102.) Par le renouvellement de vos vœux , vous réparerez avec avantage jusqu'aux moindres brèches que l'ennemi peut avoir faites dans vos cœurs. Si le soin des commodités de la vie avait donné quelque atteinte à l'esprit de pauvreté; si le plus léger attachement à des objets créés avait terni tant soit peu réclatet le lustre d'une entière pureté; si l'abondance du propre sens, ou l'ennui de la dépendance, avait rendu le joug un peu plus incommode, et porté à quelque sentiment contre l'obéissance et son aveugle simplicité, vous allez tout régler et tout réfor- /w/; eu réformant l'intérieur de vos âmes, tellement
que vous sortirez de ce f aint lieu comme des créatures toutes nouvelles en Jésus-Christ : In ChrUio nova creafura. (2. Cor., S.) Enfin, par le renouvellement de vos vœux, vous imiterez l'Église dans l'usage qu'elle observe de célébrer chaque année la dédicace des temples consacrés à Dieu : car vous êtes, mes chères sœurs, les vrais temples du Saint- Esprit; et la solennité de ce jour est la fête particulière de la dédicace ou de la consécration de vos personnes. Or, vous voyez combien tout cela doit contribuer à votre sanctification.
m. Ce renouvellement, il est vrai, mes dières sœurs, vous coûtera : mais Dieu , dans l'état où je vous le présente, n'a-t-il pas droit d'exiger et d'attendre tout de vous ? Le voilà sacrifié pour vous; le voilà, non pas en figure, mais véritablement et réellement immolé pour vous ; le voilà sous ces adorables espèces, qui renouvelle actuellement tout œ qu'il a fait pour vous sur la croix. Que vousdemandet-il? Sacrifice pour sacrifice, renouvellement pour renouvellement; c'est-à-dire, qu'il vous invitée renouveler pour lui le sacrifice de vos vœux, comme il renouvelle ici pour vous le sacrifice de son humanité sainte. Jamais vous demanda-^il rien de plus juste, et peuMl jamais vous rien demander qui lui soit de votre part plus légitimement dû?
Pour faire en esprit et en vérité ce renouvellement^ il vous fallait un grand exemple qui vous animât; le voici : c'est Jésus-Christ, l'auteur et le consomm»> teur de votre foi ; c'est Jésus-Christ, l'époux de vos âmes et votre Sauveur. Il a les yeux actuellement attachés sur vous, et il est témoin des plus secrets sentiments de vos cœurs. Disons plutôt qu'il se présente lui-même à vos yeux, et qu'il veut que je vous le montre dans l'état de victime où il s'est réduit sur son autel , dans cet état où il s'est offert, et où je viens moi-même de l'offrir en votre nom. Que vous dit-il , et qu'avez-vous à lui dire? Car il vous parle, mes chères sœurs; et sans les accents de la voix, par sa seule présence il se fait entendre. Il vous témoigne dans le secret de la conscience, combien votre sacrifice lui est agréable; mais en même temps il vous donne à juger s'il ne le mârite pas bien de vous. Vous lui dévouez vos personnes ; et lui , il se livre tout entier à vous. Ce qu'il reçoit de vous lui appartenait déjà par un droit inaliénable comme au souverain Être : et ce que vous recevez de lui , son corps , son sang , son âme , sa divinité contenus dans cette hostie, ce sont de purs dont de son amour. Vous consentez pour lui et vous vous engagez à demeurer jusqu'à la mort cachées dans la retraite et sous le voile : et lui, pour vous, s'engage à se tenir jusqu'à la consommation des siècles renfermé dans son tabernacle, et enseveli dans la plus sombre obscurité. Vous vous faites pour lui pauvret et sounrHses : et lui, pour vous, il se dépouille ea.
SUR LE BENOUVELLEMENT DES VŒUX. î4t
ne sorte de tout Téclat de sa majesté, il se re- prêt , Seigneur; mon cœur est prêt. Voilà h quoi
9Splu8 viles apparences; il se soumet, si j*ose vous vous êtes appliquées dans les exercices de la
5, à ses ministres, à des hommes qu'il a formés sqlitude. Mais je dis plus : Si vous venez ici renou-
main. En quittant pour lui le monde , vous vêler votre premier dévouement à Dieu, c*est après
roulu vivre avec lui dans sa sainte maison , et vous être purifiées par une revue générale de toutes
s de lui ; vous le voulez encore : et lui , sor- vos actions et de toute votre conduite, par une con-
i eette heure même de son sanctuaire , il vient fession exacte , par une déclaration sincère et dou-
s non-seulement pour vivre avec vous, mais loureuse des plus légères fautes qui ont pu échap-
roos. Ah ! mes chères soeurs, je vous laisse por^ per à votre fragilité ; et cela dans le dessein que vous
Nis-mêmes cette comparaison aussi loin que avez eu de ne vous offrir à Jésus-Christ que comme
>ouvezrétendre:quepenserez-voussurceIa,et des hosties pures et sans tache. Je ne vous dirai
elstermes vousexpliquerez-vous? Compterez- donc point ce que Dieu, dans le Lévitique, disait à pour beaucoup ce que vous rendez, voyant ce. [ son peuple : Sanctlficamhii, etestote sancti. {Levas avez tant de fois reçu et ce que vous allez l vil., 20.) Sanctifiez-vous, ne souffrez rien dans vos
dr? Je ne vous ai sacrifié qu*un monde, Sei- âmes qui en puisse flétrir la pureté. Carjevoùstrouve
r, lui direz-vous chacune en particulier; et de mde, je ne vous ai sacrifié qu'une faible partie, utes mes espérances étaient bornées. Alais que e, ô mon Dieu , tous les trésors et toutes les leurs du monde! que n'ai-je mille mondes en pouvoir, non point pour m'y attacher, mais l'y renoncer, et de vous foire, par ce renonce- , un sacrifice plus digne de vous! Que dis-je? leur, quoi que je fasse , je ne vous ferai jaun sacrifice tel que vous le méritez; mais ce t au moins un sacrifice tel que je le pourrais et que je le voudrais faire. Car, dans le fond , Dieu, je ne désire que vous, je n'aspire qu'à Je ne soupire qu'après vous; et si je souhaitais |ue chose hors de vous , ce n'est que pour avoir ee renouvellement de mes vœux une nouvelle Dde à vous présenter, et pour vous donner une re plus convaincante et plus éclatante que je ne rien que vous.
. Il n'est pas besoin , mes chères sœurs , que présentiez rien à Dieu de nouveau. Cest assez 0U8 renouveliez dignement le sacrifice que vous fez déjà fait : or, pouvez-vous être mieux dis- » que vous ne l'êtes à ce saint renouvellement? itère pensée par où je finis , et qui doit être vous d'une grande consolation. Car si vous veici renouveler votre premier dévouement à , c'est après vous y être préparées par la re- ), où vous vous êtes éprouvées vous-mêmes, Heu vous a parlé au cœur, où il vous a fait attre ce qu*il voulait de vous, où vous avez pris lui toutes les mesures pour entrer dans une neore plus religieuse et plus exemplaire. Je ne dirai donc point ce que Samuel disait aux lltes, quand il les exhortait à se mettre en état jr au Seigneur et de ne servir que lui seul : Kirate corda vestra Domino, et servile illi soli eg., 7), car il n'y en a pas une de vous qui ne léjà dans cette préparation , et qui ne puisse ier comme David : Parât um cor mewn, Deus; tum cor meum {Psalm. 56); Mon cœur est
déjà toutes sanctifiées , et c'est à quoi vous avez pourvu par l'amertume de vos regrets, par l'abondance de vos larmes, par les austérités de la pénitence.
J'ajoute encore, mes chères sœurs, que si vous renouvelez ici votre premier dévouement à Dieu, ce n'est point en secret, mais dans une cérémonie publique et aussi solennelle qu'elle le peut être parmi vous; mais à la face des autels du Dieu vivant ; mais au milieu du plus redoutable mystère de notre religion. Or, toutes ces circonstances ont je ne sais quoi d^auguste et de vénérable qui doit encore plus animer votre foi, recueillir vos esprits, toucher vos cœurs. Dans tous les autres jours de l'année , vous pouvez' saintement et utilement renouveler vos vœux à Dieu , et par là vous renouveler vous-mêmes ; car la maxime du grand apôtre est universelle, et n'a point de temps limité : BenovamitU spiriiu mentis vestrie. (Epkes., 4.) Mais aujourd'hui, c'est le temps favorable et privilégié; c'est le jour spécialement destiné à chercher le Seigneur et à le trouver : Ecce nunc tempusacceptabile, eccenunc dies saluiis. (3. Cor.^ 6.) Vous voilà toutes assemblées et toutes réunies. L'exemple de l'une soutient l'autre, le zèle de Tune se communique à l'autre , la prière de l'une seconde la prière de l'autre : de tous les cœurs , il ne s'en fait qu'un ; et que ne peut point auprès de Dieu ce concours unanime d'une communauté si nombreuse et si religieuse?
Approchez donc, mes chères sœurs, approchez du trône de la grâce de votre Dieu : jédeamus ergo adthronum gratiœ, {Hebr,y4.) Car voici le trône de sa grâce : c*est l'adorable eucharistie , où lui-même^ auteur de la grâce, et grâce substantielle et incarnée, réside personnellement. Approchez-en avec toute la confiance et tout l'amour qui conviennent à ses chastes épouses ; puisqu'il n'est ici que pour se donner à vous , après que vous aurez renouvelé le sacrifice et l'hommage qu'il va recevoir de vous. Approchez, et vous serez éclairées , et vous serez de plus en plus sancll&ées. Ca I>\c3i ^<^ ^«osn^ "^^^nq^
remplira de ses lumières, et ce Saint des saints vous fer9 part de sa sainteté. Approchez ; mais ne venez pas les mains vides : Fovete et reddite Deo vestro, omnes gui in circuitu ^jus afjertis mimera. {PsaL 75.) Offrez-lui vos vœux , vous toutes qui êtes autour de lui , et qui environnez son sanctuaire pour y apporter vos présents. Il n'en veut point d'autres que vous-mêmes. Présentez-vous à lui dans le même esprit que Marie, la reine des vierges, lorsqu'elle fit à Dieu la première oblation de sa personne. C'est votre mère : adressez- vous à cette mère si miséricordieuse et si tendre. Demandez-lui qu'elle vous présente elle-même, comme ses enfants et une des plus chères portions de son troupeau. Refusera-telle de s'employer en votre faveur? et par combien de titres est-elle engagée à vous accorder sa médiation? Son nom que vous portez , ce nom qui vous honore et que vous honorez, l'importance du sujet pour quoi vous la réclamerez, tout l'intéressera à vous écouter. £lle agira, elle parlera pour vous, et, selon le terme de l'Évangile, elle vous confessera hautement devant son Fils. Les trésors du ciel vous seront ouverts , et toute cette maison sera comblée des plus abondantes bénédictions. Ainsi soit-il.