‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 2)Chapitre 86 sur 408 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

J'ai, ce me semble, compris tout ce qui se peut dire'de plus grand à l'avantage du sacerdoce, quand j'ai dit qu'il donne au prêtre une espèce de pouvoir sur la personne même du Sauveur : mais par là, messieurs, je crois aussi vous faire assez entendre la plus essentielle et la plus étroite de vos obligations, qui est de vous purifier sans cesse, de veiller sans cesse sur vous-mêmes, et de soutenir par une vie sainte la sainteté de votre ministère.

Le Fils de Dieu , se présentant lui-même à son Père, se mit tout à la fois en deux états, ou fît tout ensemble deux offices bien différents : celui de prêtre, et celui de victime. Dans les sacrifices de l'ancienne loi, remarque saint Augustin, le prêtre n'immolait qu'une victime étrangère; mais dans le sacrifice de la loi nouvelle , c'est le même Dieu qui offre et qui est offert; qui offre comme prêtre, et est offert comme hostie : Idem sacerdos et hostkt.

SUR LA DIGxNITÉ ET LES DEVOIRS DES PRÊTRES.

D'où il sVnsiiit, que le Sauveur des hommes e» se ^ aeriilant exerce sur sa personne adorable une autorité propre , puisqu'on ne peut sacrifier une viclime sans avoir droit sur son sang et sur sa vie. Et ée là même encore suit une autre conséquence, qu*ayaiit substitué les prêtres à sa place pour continuer le même sacrifice qu'il offrit sur la croix , il leur a transporté le même droit sur sa sainte humanité; qu'il leur a ordonné d'user de ce droit tout divin, et que c'est pour cela qu'il les a établis : Hocjmdiein meam commemorationem. (Luc, 2î.) Or^ ceci posé comme une vérité incontestable HaM les principes de notre religion, je vous demande, me88ieurs,s'il y a , hors la sainteté de Dieu , une sainteté assez éminente pour répondre à l'honneur d'an ministère si élevé? L'ordre de la Providenee est que quiconque a pouvoir sur un autre, ait qœlqae avantage et quelque perfection au-dessus de lui. SI par rapport à Jésus-Christ , Fils de Dieu , et vwi Dieu , notre misère infinie et notre bassesse nous rend cet ordre impossible, du moins ne nous dispeme-t-elle pas dediminuer, auUnt qu'il nous est libre et qu'il dépend de nos soins, l'extrême disproportion qui se rencontre entre ce Dieu-Homme et nous : du moins ùoit-îl que, comme il n'a point mis de bornes à notre pouvoir, nous n'en mettions point à nomsancUfication; qu'à Findignité qui nous est eomnrane avec tous les hommes, nous n'en ajoutions pv une personnelle, et que si elle<st nécessaire par la condition de notre nature , elle ne soit pas volontaire par le relAdiement de nos moeurs.

n est vrai , nous n'avons ce pouvoir qu'en qualité de vicaires de Jésus-Christ, et comme représentant Jésus-Christ , dont il est primitivement émané; mais cela même à quoi ne nous engage t-il pas? Car pour représenter Jésus-Christ, il faut avoir quelque ressemblance avec Jésus-Christ; et quelle monstrueuse indécence , que le Saint des saints fût représenté par des pécheors! Voici donc ce que je me dis à moi-même, et ce que je dois me dire, en approchant de Tautel et me disposant à célébrer le plus redoutable de tous les mystères : C'est la place d'un Dieuque je vais tenir, non point seulement par commission, non point seulement pour déclarer la volonté quMI a de s'immoler à son Père, mais comme f\\ résidait lui-même en moi , ou que je fusse transformé en lui. Je vais parier comme lui , agir comme liû , opérer le même sacrement avec lui , et consacrer le même sang. Quelle honte, si je profanais par mon péché une telle fonction, et si la sainteté de mon Sauveur se trouvait ainsi déshonorée, par riniqoité de son ministre! Tous ceux qu'il a spécialement dioisls pour avoir quelque rapport à lui , ont été saints. Jean-Boptiste, pour être son précurseur, fut sanctifié dès le ventre de sa mère. Joseph, pour

être le gardien de son humanité, fut comblé de vertus et de mérite». Il fallut que les apôtres fussent confir-! mes en grâce , et remplis de l'esprit céleste, pour être les prédicateurs de sa parole. Que dois-je donc être comme son substitut et son agent dans le plus redoutable sacrifice?

Au reste , quoique le prêtre ne soit dans ce sacrifice que le substitut de Jésus-Christ, il est certain néanmoins que Jésus-Christ se soumet à lui; qu'il s'y assujettit , et lui rend tons les jours sur nos autels la plus prompte et la plus exacte obéissance. Si la foi ne nous enseignait ces vérités, ne passeraient-elles pas dans nos esprits pour des fictions, et pourrions-nous même nous figurer de la part d'un Dieu un si prodigieux abaissement, pourrions-nous penser qu'un homme pût jamais atteindre à une telle élévation , et être revêtu d'un caractère qui le mît en état, si je l'ose dire, de commander à son souverain Seigneur, et de le faire descendre du ciel? Nous ne lisons qu'avec étonnement ce qui est rapporté dans l'Évangile , que Jésus obéissait à Marie : Et eratsubdUus illis. (Luc, 2.) Il y a moins Heu toute* fois de s'en étonner, puisque c'était le fils de Marie , et que la nature semblait donner pouvoir à cette mère sur son fils. Mais qu'est-ce que le prêtre, et quel titre a-t-il à Tégard de son Dieu, qui ne soit un titre dedépendance et de servitude ? Cependant à la parole de ce serviteur, de cet esclave, la majesté divine vient tous les jours s'humilier dans le sanctuaire, et y renfermer toute sa gloire. Voilà , messieurs , à quoi vous êtes employés : mais prenez garde, s'il vous plaît, et revenez-en toujours à la même conséquence. S'il faut des qualités éminente» pour exercer un empire légitime sur des hommes, que faut-il pour un empire qui s'étend jusqu'à Dieu même?

C'est sur cela que saint Augustin s'écrie : Ovene^ remda sacerdotum dignitas ! 0 dignité des prêtres, que vous êtes vénérable! Mais encore, quelle raison en apporte ce saint docteur? Elle mérite'une atten*> tion particulière : In quorum mcmibus, velufin utero rirginis Fltius Deiincamatur. Car, dit ce Père, c'est en quelque sorte dans les mains dli prêtre, comme dans le sein virginal de Marie, que le Verbe de Dieu est conçu, et qu'il s'incarne tout de nouveau. Expression figurée, mais dont le sens n'en est pas moins solide, ni moins réel. Et de là quelle conctlision ? que la charité du Fils de Dieu n'a point de bornes ? c'est celle que tout le mondé en doit tirer. Qu'il n'est rien de plus respectable que' le caractère des prêtres? c'est l'idée que tout le peuple chrétien doit s'en former. Mais que ce caractère suréîninent engage donc les prêtres à une vie tout angélique, c'est ce qu'ils doivent conclure eux-mêmes, pour leur propre édification.

Ecoutez, je vous prie, messieurs^ le T^isotLVAvcv«c\

SUR LA DIGNITÉ ET LES DEVOIRS DES PRÊTRES

du même saint Augustin , ëcrÎTant aux anachorètes, j Ja plus grand obstacle an dessein de rincamatîon du Verbe, fut Fimpureté de notre nature. Mais que fiX Famour de Dieu ? Pour surmonter cet obstacle , Il prédestina, avant tous les siècles, une femme, CMi plutôt un miracle de pureté , qui devait être la mère de l*Homme-Dieu. 11 la sépara de la masse commune et la conser>'a toute sainte jusqu*au milien de la corruption. Ce n'était pas assez : il changea tout Tordre et toutes les lois de la nature, et il ordonna que, par le prodige le plus singulier, la virginité subsisterait avec la maternité; c'est-à-dire qu'une vierge serait mère, et qu'une mère ne cesserait point d'être vierge. Qui jamais entendit rien de semblable? Mais après toutes ces merveilles qui sanctifièrent Marie, savez-vous néanmoins quel sentiment l'Église attribue au Verbe divin , quand il fallut accomplir le graud mystère de notre salut? Elle croit en avoir beaucoup dit quand elle chante qu'il n>ut point horreur de demeurer dans le sein de cette vierge : SonhorruUti virginis uterum. N'est-ce pas le même Dieu qui descend sur l'autel, et que les prêtres portent dans leurs mains? n'est-il pas toujours également saint et ennemi du péché? la pureté n'estelle pas toujours également l'objet de ses complaisances? Pourquoi donc n'a-t-il pas fait les mêmes miracles pour sanctifier ceux qui coopèrent à ce mystère? c'est pour leur en laisser robligation et le mérite : de sorte que , considérant à quoi ils sont élevés, ils se confondent en eux-mêmes de se voir si éloignes de la sainteté de leur ministère, et qu'ils travaillent sans relâche à l'acquérir.

Mais qu'arrive-t-il ? permettez-moi de m'expliquer, messieurs : je ne dirai rien que vous ne remarquiez aussi bien que moi , et que vous ne déploriez avec la même douleur et le nîême zèle que moi. Qu'arrive-t-il donc, encore une fois ? On sépare l'honneur d avec la charge et le fardeau , et de deux choses essentiellemeut jointes ensemble, on prend celle qui flatte l'avarice , l'ambition , et l'on se dispense de celle qui engage à la réformation des mœurs , et à leur sanctification. Désordre dont nous nepouvons assez gémir et qui devient tous les jours plus commun dans le christianisme. Tellement que le sacerdoce aujourd'hui se trouve comme abandonné à toutes les convoitises des hommes. On en fait le partage des enfants , et c'est la ressource d'un père et d'une mère chargés d'une nombreuse famille. Pour les pauvres, c'est une fortune et un moyen de se garantir de la misère. Pour les riches, c'est une voie à des rangs honorables et à des distinctions cclatantes. De là combien voyons-nous de prêtres intéressés, de prêtres ambitieux, de prêtres vains et présomptueux, de prêtres oisifs et voluptueux, de prêtres tout mondains? Vous ne vous offenserez

point, messieurs, de cette morale, que Je dois , par proportion, m'appliquer à moi-même, autant qu'elle me peut convenir, et dont nous devons tous profiter. Reprenons.

Je dis, des prêtres mercenaires et intéressés. Je n'ignore pas la maxime de saint Paul ; elle est juste , elle est raisonnable : quiconque sert à Pautel , doit vivre de l'autel. Qu'un ministre du Seigneur, en faisant les fonctions de son ministère, reçoive doue certaine rétribution qui y est assignée, c'est ce que l'Église approuve, et ce que je ne pourrais condamner sans une extrême témérité. Mais que dans des fonctions si excellentes et si sacrées, ce ministre n'ait en vue que la rétribution qu'il en tire ; qu'il ne s'y adonne que pour cette rétribution ; qu'il ne paraisse les estimer que par cette rétribution : qu'il en Casse comme un trafic, comme un conmeice; et que dès que cette rétribution viendrait à manquer ou à diminuer, il soit disposé à les négUger et à s'en exempter : voilà ce que toute l'Église réprouve, et ce que je ne saurais trop hautement réprouver moi-même. Car voilà le principe malheureux de tant de profanations du plus saint mystère. On le célèbre sans dévotion, sans onction, sans attention , souvent sans préparation , et sans la plus nécessaire préparation , qui est l'innocence du cœur. On a ce que l'on prétendait, dès qu'on ne se retire pas les mains vides. Tout le reste n'était que comme l'accessoire : mais c'était là le capital.

Je dis, des prêtres ambitieux. Il y a dans l'état ecclésiastique des degrés où l'on ne peut monter sans le sacerdoce. C'est une condition absolument requise pour obtenir tel bénéfice, et pour parvenir à telle dignité. Il faut donc entrer dans les ordres sacrés, et l'on y entre : pourquoi? Est-ce pour avoir .le inrécieux avantage d'of^r le sacrifice du corps et du sahg de Jcsus-Clirist? c'est à quoi l'on ne pense guère; et si le saint caractère n'était bon qu'à cela , on ne s'empresserait pas de le demander. Mais il peut servir à autre chose, et on ne le recherche que pour cette autre chose. Non-seulemeot on est prêtre avec ambition ; mais on ne l'est que par ambition. Est-on venu à bout de ses desseins, et se voit-on au tenne où Ton aspirait, on ne se souvient plus en quelque manière de la qualité de prêtre, parce qu'elle n'est plus de nul usage. On passe les mois , on passe presque les années sans en faire nul exercice. On vit en laïque; et plût à Dieu que l'on vécût au moins en laïque pieux et chrétien ! c'est le dernier souhait où nous réduisent tant de bénéliciers. Une courte messe où ils n'assistent qu'aux jours ordonnés, voilà souvent tout le fonds de leur piété et toute leur religion.

Je dis, des prêtres vains et présomptueux. Jésus- Christ ne recommandait rien davantage à ses apê-

SUR LA DIGNITÉ ET LES DEVOIBS DES PRÊTRES

s, qui furent les premiers prêtres de la loi noule, que rhumilité. Saint Paul ne voulait pas un ministre de TÉgiise cherchât à dominer dans glise même, beaucoup moins à dominer dans le mde. Mais depuis Jésus-Christ, et depuis saint ul, cet esprit de domination a fait dans le sacercedes progrès qu'il n'est pas aisé d'arrêter. Parce 'oo est prêtre, on est délicat et sensible sur le int d'honneur; et tel, dans la condition où il est , eût conservé toute la modestie de son état, i n'a commencé à la perdre que du moment qu'il tt vu oouvert d'un habit qui devait le rendre is modeste encore et plus humble. Parce qu'on ; prêtre, on s'arroge le droit de juger de tout, de 3lder de tout, de l'emporter partout et surtout, l'exemple de ces pharisiens qui ne voulaient pas on les approchât, on traite le reste des hommes profanes, et l'on en exige des déférences que n s'attirerait bien mieux si l'on y était moins atitif , et si l'on en paraissait moins jaloux. Je sais quel prétexte on veut s'autoriser. Ce n'est pas ur ma personne, dit-on, c'est pour mon carac- *e. Distinction spécieuse, mais sujette à la plus btîle illusion. Car, dans cette union si étroite . caractère et de la personne, est-il rien de plus ;ile et rien de plus ordinaire que de confondre n avec l'autre? et en mille rencontres ne pourit-on pas, avec plus de vérité, renverser la prosition , et dire tout au contraire : Ce n'est pas ur mon caractère, mais pdUr ma personne? Quoi 'il en soit, jamais ni votre personne ni votre canère ne seront plus respectés, que lorsque vous ferez plus apercevoir tant de vivacité et tant ixactitude sur les respects qui leur sont dus. Il us est permis de soutenir les prérogatives de votre xrdoce, et d'en défendre les privilèges; mais )ins vous voudrez vous en prévaloir, moins s'atdiera-t-on à vous les contester.

Je dis, des prêtres oisifs et voluptueux. Ont-ils tisfait à un ofQce qu'ils abrègent autant qu'il ircst possible, et qu'ils récitent très-légèrement, se tiennent quittes de tout. A quoi, du reste, consument toutes les heures de la journée? ni atique de Foraison , ni étude des sciences divis; visites fréquentes, conversations inutiles, rties de divertissement , vie molle , et par là vie •8-dangereuse, et exposée à tous les écueils où isiveté peut conduire : car l'oisiveté est la source bien des maux dans tous les états, et si je vous sais ici le dénombrement de ceux qu'elle a causdans l'état ecclésiastique , et qu'elle y cause, vous tracerais une peinture bien affreuse et bien iligeante; et le moyen que des prêtres sans occution au milieu du siècle se maintiennent dans la ireté de leur profession ? Un solitaire a sa solide, un religieux, sa retraite pour rempart contre

les occasions et les tentations: cependant, ni la solitude, ni la retraite, ne suffisent pas encore pour préserver Tun et l'autre; et sans le secours des saintes observances qui partagent tout leur temps et qui le remplissent , ils ne se croiraient pas en sûreté et ils n'y seraient pas. Que sera-ce d'un prêtre abandonné à lui-même, maître de lui-même et de ses actions, n*ayant pour l'éclairer d'autre inspecteur que Dieu, qu'on oublie aisément, ni pour le retenir d'autre frein que le devoir, dont on perd aussi facilement le souvenir?

Enûn, je dis, des prêtres tout mondains. Mon« dains dans les affaires où ils s'emploient, vivant dans une agitation perpétuelle de procédures, de poursuites, de soins temporels, dont quelquefois ils s'accablent, soit que ce soit pour eux ou pour leurs proches ; mondains dans leurs habitudes et leurs sociétés ; voulant être de toutes les assemblées , de tous les jeux , de tous les plaisirs , detous les spectacles ; mondains dans leurs manières et leurs discours , affectant de se distinguer par des airs dissipés, par des paroles indécentes,, par des excès de joie et des libertés dont ils se flattent qu'on leur applaudit, et dont ils se font un faux mérite; mondains jusque dans leurs vêtements, et par où? par toute la propreté, par tout l'ajustement, par tout le luxe qu'ils peuvent joindre h la simplicité évangélique. Ah ! Seigneur, sont-ce donc là ces ministres que vous avez spécialement consacrés ? sont-ce la les dépositaires de votre puissance, et est-ce en de telles mains que vous avez prétendu livrer votre corps et votre sang ?

Honte du christianisme ! disons plutôt, honte de ceux qui déshonorent ainsi ce qu*il y a de plus vénérable dans le christianisme! quand je lis ce que saint Augustin raconte de certains prêtres éthiopiens, ou ce que saint Jérôme reprochait a Jovinien touchant les mœurs des prêtres d'Egypte, et que je viens à considérer que ces infidèles s'assujettissaient à une vie si rigoureuse et si austère pour mériter seulement l'estime des peuples, et pour se mettre en crédit auprès d'eux, j'ai compassion de leur aveuglement. Mais tandis que je le déplore avec saint Augustin, je déplore encore plus, comme ce saint docteur, notre misère , de ce que les infidèles nous font des leçons , qu'ils devraient recevoir de nous : O grandis christianorum miseria! Ecce pagani doctores fidelium facti surU. Quel assemblage! dit saint Ambroise, et comment accorder ensemble deux choses si opposées, l'éminence de la dignité et l'imperfection de la vie , une profession toute ' divine et une conduite toute criminelle? Hanor sublinUs et vita deformis , deifica professio et il" licita actio. Abus dont saint Bernard se plaignait si amèrement et avec tant de sajet au pape Eugène, Chacun travaille, lui disait-il, à devenir plus grande

sua LA DIGNITÉ £T LES DEVOIRS DES PRÊTÉES.

jimis aucun ne s'étudie à devenir plue saint : Alr Uortm tmumquemque, non meliorem esse dekcUU. Cependant la vraie grandeur, surtout la vraie grandeur du sacerdoce, consiste dans la sainteté. Otezlui ce fond, vous la détruisez. Du uioins autrefois était-elle soutenue par la noblesse. Dans la loi de nature, le droit d*alnes8e lui servait de titre; et dans la loi de Moïse, c'était une prérogative de la tribu de Lévi. Mais dans la loi de grâce, où, sans acception de personnes, les prêtres sont admis aux mêmes mystères, c'est la sainteté qui en fait le plus bel ornement. Sainteté requise, non-seulement par rapport au pouvoir de Tordre dont le prêtre est revêtu comme sacrificateur du corps de Jéaus-Christ, mais encore par rapport au pouvoir de Juridiction qu'il exerce comme pasteur de l'Église de Jésus-Christ. Renouvelez votre attention pour cette seconde partie.

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