‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 3)Chapitre 14 sur 256 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Toute erreur est dangereuse, surtout en matière de mœurs; mais il n'y en a point de plus préjudiciable, ni de plus pernicieuse dans ses suites, que celle qui s'attache au principe et à la règle même des mœurs , qui est la conscience. Votre œil , disait

le Fils de Dieu dans TÉvangile, est la lumière de votre corps : si votre œil est pur, tout votre corps sera éclairé; mais s'il ne l'est pas, tout votre corps sera dans les ténèbres. Prenez donc bien garde , ajoutait le Sauveur du monde, que la lumière qui est en vous ne soit en elle-même que ténèbres : Fide ergonelumenquodinùeesi, ienebrœsM. (Luc, 11 .) Or l'œil dont parlait Jésus-Christ, dans le sens littéral de ce passage, n'est rien autre chose que la conscience qui nous éclaire, qui nous dirige, et qui nous fait agir. Si la conscience selon laquelle nous agissons est pure et sans mélange d'erreur, c'est une lumière qui se répand sur tout le corps de nos actions, ou , pour mieux dire , toutes nos actions sont des actions de lumière ; et pour user encore du terme de l'Apôtre , ce sont des fruits de lumière : Fructus hicU {Ephes. , 5) ; tout ce que nous faisons est saint, louable , digne de Dieu. Au contraire , si la conscience , qui est le flambeau de la lumière de notre âme, vient à se changer en ténèbres par les erreurs grossières dont nous nous laissons préoccuper, c'est alors que toutes nos actions deviennent des œuvres de ténèbres , et qu'on peut bien nous appliquer ce reproche de Jésus-Christ : Si iiunen quod in te est, tenebrm suiU , ipsœ tenebrœ quanta eruntf (Matth., 6.) Hé! mon frère! si ce qui devait être votre lumière n'est que ténèbres , que sera-ce de vos ténèbres mêmes, c'est-à-dire si ce que vous appelez votre conscience, et que vous croyez une conscience droite, n'est qu'illusion, que désordre , qu'iniquité, que sera-ce de ce que votre conscience même condamne et réprouve ? que sera-ce de ce que vous reconnaissez vous-même pour iniquité et pour désordre?

Voilà, mes chers auditeurs, l'écneil que nous avons à éviter : car de là s'ensuivent des maux d'autant plus afQigeants et plus étonnants , qu'à force de s'y accoutumer, on ne s*en étonne plus, et l'on ne s'en afflige plus. Écoutez-en le détail : peut-être en serez-vous touchés. Il s'ensuit de là qu'avec une fausse conscience, il n'y a point de mal qu'on ne commette. Il s'ensuit de là qu'avec une fausse conscience, on commet le mal hardiment et tranquillement. Enfin , il s'ensuit de là qu'avec une fausse conscience, on commet le mal sans ressource et sans nulle espérance de remède. Malheurs dont il faut aujourd'hui nous préserver, si nous ne voulons pas exposer notre âme à une perte irréparable et à une étemelle damnation.

Non , chrétiens , avec une fausse conscience il n'y a point de mal qu'on ne fasse : dites-moi celui qu'on ne fait pas , et par là vous comprendrez mieux 1» vérité de ma proposition. Pour vous la faire toucher au doigt , je vous demande jusqu'où ne va pas le dérèglement d*une conscience aveugle et présomptueuse? Du moment qu'elle s'est érigée en cou-

SDR LA FAUSSE CONSOENCE.

science, dites-moi les crimes qu'elle n'excuse pas, et qu'elle ne colore pas? Quand , par exemple, Fambition s'est fait une conscience de ses maximes pour parvenir à ses fins, dites-moi les devoirs qu'elle ne viole pas, les sentiments d'humanité qu'elle n'étouffe pas , les lois de probité, d'équité, de fidélité qu'elle ne renverse pas? Conscience tant qu'il vous plaira : corrompue qu'elle est par l'ambition, dites-moi les malignes jalousies qu'elle n'inspire pas, les damnablés intrigues qu'elle n'entretient pas ; les fourberies , les trahisons dont , s'il est nécessaire, elle ne s'aide pas ? Quand la conscience est de concert avec la cupidité et l'envie d'avoir, dites-moi les injustices qu'elle ne permet pas, les usures qu'elle ne favorise pas , les simonies qu'elle ne pallie pas , les vexations , les violences, les mauvais procès, les chicanes qu'elle ne justifie pas? Quand la conscience est formée par l'animosité et la haine, dites-moi les ressentiments et les aigreurs qu'elle n'autorise pas, les vengeances qu'elle n'appuie pas, les divisions scandaleuses , les inimitiés qu'elle ne fomente pas , les fiertés , les duretés qu'elle n'approuve pas ? Non , encore une fois, rien ne l'arrête : pervertie qu'elle est d'une part , et néanmoins conscience de l'autre, elle ose tout, elle entreprend tout, elle se porte a tout. Elle couvre la multitude des péchés , et des péchés les plus énormes, non pas comme la charité, en les effaçant, mais en les tolérant, en les soutenant, en les défendant.

Avec une fausse conscience , que ne firent pas les Juifs? Ils crucifièrent le Saint des saints , ils mirent h mort Jésus^Christ. Voilà jusqu'où pouvait aller la fausse conscience des hommes, et voilà jusqu'où s'est portée la fausse conscience d'un peuple qui , d'ailleurs, se piquait et se glorifiait d'avoir de la religion. Du plus horrible de tous les crimes, qui était le déicide, il s'est fait une religion; et, par le même principe, on commet tous les jours dans le monde, quoique sans effusion de sang, les plus cruels homicides. C'est-à-dire, avec une fausse conscience, on égorge son prochain, on lui porte en secret des coups mortels , on lui ôte Phonneur, qui lui est plus cher que la vie, on détruit sa réputation, on ruine par de mauvais offices sa fortune et son crédit. Ne vous offensez pas de la comparaison des Juifs, elle n'a que trop de fondement. En effet , avec une fausse conscience, les Juifs n'appréhendèrent point d'être souillés du sang du Juste ^ qu'ils demandèrent à Pilate , quoiqu'en même temps , scrupuleux et superstitieux , ils refusassent d'entrer chez Pilate même , parce qu'il était Gentil , et qu'ils craignaient de devenir impurs et de se mettre hors d'état de manger la pâque. Et par un abus tout semblable , et si commun aujourd'hui dans le monde , avec une fausse conscience on avale le chameau et on le digère, tandis qu'on craint d'avaler le moucheron.

Cest-à-dire , avec une fausàe conscience , on s'aban* donne aux plus violentes et aux plus ardentes passions; on se satisfait , on se venge, on s'empare du bien d'autmi , on le retient injustement , on dévore la veuve et l'orphelin , on dépouille le pauvre et le faible, tandis qu'à l'exemple des pharisiens, on se fait des crimes de certains points très-peu importants ; on est exact et régulier comme eux jusqu'au scrupule sur de légères observances qui ne regarddent que les dehors de la religion , pendant que l'oa se moque et que l'on se joue de ce qu'il y a dans la religion et dans la loi de Dieu de phis grand et de plus indispensable , savoir, la justice, la miséricorde et la foi.

Qu'est-ce que la fausse conscienee? un abîme, dit saint Bernard , mais un abîme inépuisable de péchés : ConscierUia qucisi abyssus mulia (Bbrn.); une mer profonde et affreuse, dont on peut bien dire que c'est là où se trouvent des reptiles sans nombre : Mare magnuni ac sptUiosum; Ulic reptUia, quo* runi non est numerus, {Psalm. 108.) Pourquoi des reptiles? parce que de même, dit ce Père, que le reptile s'insinue et se coule subtilement, aussi le péché se glisse-t-il comme imperceptiblement dans une conscience où la passion et l'erreur lui donnent entrée. Et pourquoi des reptiles sans nombre? parce que de même que la mer, par une prodigieuse fécondité, est abondante en reptiles, dont elle produit des espèces innombrables, et de chaque espèce un nombre infini , aussi la conscience erronée est-elle féconde en toutes sortes de péchés qui naissent d'elle, et qui se multiplient en elle.

Car c'est là, poursuit saint Bernard, où s'engendrent les monstres : IlHc reptilia. C'est dans la fausse conscience où se couvent les envies, les aversions noires et pleines de venin ; là où se forment les médisances raffinées , les calomnies enveloppées, les intentions de nuire, les perfidies déguisées , et par une maudite politique, artificieusemeni dissimulées; là où croissent et se nourrissent les désirs charnels, suivis de consentements volontaires que l'on ne discerne pas; les attachements se^ets, mais criminels , dont on ne se défie pas ; les passions naissantes, mais bientôt dominantes , auxquelles on ne résiste pas; là où se cache l'orgueil sous le masque de rhumilité, l'hypocrisie sous le voile de la piété , la sensualité la plus dangereuse sous les apparences de l'honnêteté; là où les vices s'aimassent en foule, parce que c'est là qu'ils sont comme dans leur centre et dans leur élément : lUic reptilia , quorum non est numerus. A quoi n'est-on pas exposé, et de quoi n'est-on pas capable en suivant une conscience aveuglée par le péché F

N'en demeurons pas là : j'ajoute qu'avec une fausse conscience , on commet le mal hardiment et tranquillement. Hardiment, parce qu'on n'y trouve

SUE LA FAUSSE CONSaEoSCX.

•oi-méme nulle opposition; tranquillement, qu*on n'en ressent aucun trouble, la condit saint Augustin, étant alors d*intelligoice avec le pécheur, et le pécheur, dans cet état, ayant ûût comme un pacte avec sa conscience qui le met eofin dans la funeste possession de pécher et d'avoir la paix. Or la paix dans le péché est le plus frand de tous les maux. Non , chrétiens, le péché sans la paix n*est point absolument le plus grand mal que nous ayons à craindre , et la paix hors du péché serait sans exception le plus grand bien que nous puissions désirer. Mais Tun et l'autre ensemble, c'est-à-dire la paix dans le péché, et le péché avec la paix, c'est le souverain mal de cette vie, et ce qu'il y a pour le pécheur de plus approchant de la réprobatÛMi.

Or voità, mes chers auditeurs, ce que produit la fausse conscience. Prenez garde, s'il vous plaît, à la remarque de saint Bernard , qui éclaircira ma pensée. 11 distingue quatre sortes de consciences : la bonne tranquille et paisible, la bonne gênée et troublée, la mauvaise dans l'agitation et dans le trouble, la mauvaise dans le calme et la paix : et là-dessus écoutez comment il raisonne. Une bonne conscience tranquille et paisible, c'est, dit-il sans contestation un paradis anticipé ; une bonne conscience gênée et troublée, c'est comme un purgatoire dans cette vie dont Dieu se sert quelquefois pour éprouver les âmes les plus saintes; une mauvaise conscience dans l'agitation et dans le trouble que lui cause la vue de ses crimes, c'est une espèce d'enfer. Mais il y a encore, ajoute-tril, quelque chose de pire que cet enfer, et quoi? une mauvaise conscience dans la paix et dans le calme, et c'est où la fausse conscience aboutit. Car, dans la conscience criminelle, mais troublée de la vue de son péché, quelque image qu'elle nous retrace de l'enfer, au moins y-a-t-ii encore des principes de componction, de contrition, de conversion. Le pécheur se révolte contre Dieu, mais au moins sait-il bien qu'il est rebelle, mais au moins ressent-il lui-même le malheur et la peine de sarébellion ; sa passion le domine et le rend esclave de l'iniquité; mais au moins ne l'empêche-t-elle pas de connaître ses devoirs , ni d'être soumis. Donnez-moi le mondain le plus emporté dans son libertinage , tandis qu'il a une conscience droite, il n'est pas encore tout à fait hors de la voie de Dieu : pourquoi? parce que, malgré ses emportemente, il voit encore le bien et le mal , et que cette vue peut le ramener à l'un et le retirer de Tautre.

Mais dans une fausse conscience il n'y a que des ténèbres , et que ténèbres intérieures , plus funestes mille fois que ces ténèbres extérieures dont nous parle le Fils de Dieu, puisqu'elles sont la source de l'obstination du pécheur et de son endurdssement. Ténèbres intérieures de la consdiBnce , qui font que

BOUlDALOm. — T. I.

le pécheur, au milieu de ses désordres , est content de loi-même, se tient sûr de Dieu, se rend do secrets témoignages d'one vaine innocence dont il se flatte, pendant que Dieu le réprouve et prononça contre lui les plus sévères arrêts.

Et c'est là, chrétiens, ce que j'ai prétendu , quand j'ai dit, en dernier lieu, qu'avec une fausse conscience on commet le mal sans ressource; car la grande ressource du pécheur, c'est la conscience droite et saine, qui, en commettant même le péché, le condamne et le reconnaît comme péché. C'est par là que Dieu nous rappelle, par là que Dieu nous presse, par là que Dieu nous force, pour ainsi dire, de rentrer dans l'ordre et dans la soumission et l'obéissance due à sa loi. Ce fut par là que la grâce de Jésus-Christ, victorieuse, triompha du cœur d'AugusUn : cette rectitude, et, pour ainsi dire, cette intégrité de conscience que saint Au* gustin avait conservée jusque dans ses plus grands dérèglements, fut le remède et la guérison de set déréglemente mêmes. Oui, Seigneur, disait-il à Dieu, dans cette humble confession de sa vie, que je puis proposer aux âmes pénitentes comme un parfait modèle; oui. Seigneur, voilà ce qui m'a sauvé, ce qui m'a retiré du profond abtme de mon iniquité : ma conscience , déclarée pour vous contre moi; ma conscience, quoique coupable, juge équiteble d'elle-même, voilà ce qui m'a fait revenir à vous. Voyez-vous , chrétiens , la conduite de la grâce dans la conversion d'Augustin? ce fonds de conscience qui était restéen lui, et que le péché mêmen'avait pu détruire, fut le foodsde toutes les miséricordes que Dieu voulait exercer sur lui : le trouble de cette conscience criminelle , mais, malgré son péché, conforme à la loi, fut la dernière grâce, mais au même temps la plus efficace et la plus invincible de toutes les grâces, que Dieu s'était réservée pour fléchir et pour amollir la dureté de ce cœur impénitent. Pensée consolante pour un pécheur intérieurement agité et livré aux remords de sa conscience! Tandis que ma conscience me fait souffrir cette gêne cruelle, mais salutaire; tendis qu'elle me reproche mon péché. Dieu ne m'a pas encore abandonné, sa grâce agit encore sur moi : il y a encore pour moi de l'espérance; mon salut est encore entre mes mains, et les miséricordes du Seigneur enfin ne sont pas encore épuisées : ces remords dont je suis combattu m'en sont une preuve et une conviction sensible, puisque Dieu me marque par là la voie que je dois suivre pour retourner à lui.

Et en effet, avec une conscience droite, quelque éloigné de Dieu que l'on puisse être, on revient de tout. Cest ce que l'expérience nous fait voir tous les jours en mille sijyets où Dieu, comme dit saint Paul, fts plaît à manifester les richesses de sa grâce, et qui , après avoir été les scandales du monde par

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sua LA FAUSSE CONSCIENCE.

leur Tie aboniioaUe , on deviennent par leur converliOQ, les exemples les plus éclatants et les plus édiflants. Au contraire , avec une fausse consdenœ , mortellement blessée , on est dans Timpuissanœ de guérir ; engage dans les plus grands crimes et dans les plus longs égarements, on est sans espérance de retour. Avec une £siusse consdence, on est incorrigible et inconvertiUo; on s^opiniâtre, on s'endurcit, on vit et on meurt dans son péché : d*où il s'ensuit que la fausse conscience, et surtout la paix de la fausse conscience, 4ans Toidre des jugements de Dieu, doit être regardée du pécheur, non-seulement comme une punition de Dieu , mais comme la plus formidablcdes vengeances de Dieu, mais comme le commencement de la réprobation de Dieu.

Et voilà pourquoi, dit saint Chrysostôme (ne perdez pas cette réflexion, qui a quelque chose de tonchant , quoique terrible ) , quand Isaïe , animé du cèle <jie la gloire et des intérêts de Dieu, semblait vouloir porter Dieu h punir les impiétés de son peuple, il n'employait point d'autres expressions que celles-«i : Excxca cor popuU hn^us (Isai., 6) , aveuglez le coeur de ce peuple, c'est-à^ire la conscience de ce peuple. U ne lui disait pas : Seigneur, humiliez ce peuple, confondez ce peuple, accablez, opiniez, ruinez ce peuple. Tout cela lui paraissait peu en comparaison de l'aveuglement, et c'est à cet aveuglement de leurs cœurs qu'il réduisait tout : Excaca cor. Comme s'il eût dit à Dieu : Cest par là, Seigneur, que vous vous vengerez pleinement. Guerres, pestes, famines, calamités temporelles, ne seraient pour fx/& âmes révoltées que des demichAtiments : mais répandez dans leurs consciences 4ie8 ténèbres épaisses , et la mesure de votre colère , aussi bien que de leur iniquité, sera remplie. Il concevait donc que l'aveuglement de leur finisse eonscienœ était la 4ernlère et la plus affreuse peine du péché.

Mais c'est poixr cela même que, par un esprit tout •contraire à celui d'Isaîe, je fais aujourd'hui une prière tout opposée, en disant à Dieu : Ah, Sek gneur! quelque irrité que vous soyez , n'aveuglez point le cœur de ce peuple; n'aveuglez point les eonscienccs de ceux qui m'écootent : et que je n'aie pas encore le malheur de servir malgré moi , par l'abus qu'ils feraient de votre parole et de mon ministère, à la consommation et aux tristes suites de leur aveuglement. Déchargez votre colère sur tout le reste, mais épargnez leurs consciences. Leurs biens et leurs fortunes sont à vous; faites-leur-en senthr la perte , mais ne les privez pas de ces lumières qui doivent les éclairer dans le chemin de la vertu. Huniiiiee-les, mortifiez-les, appauvrissez-les, anéantissezles selon le monde, mais n'éteignez pas le f^yon qui leur-reste pour les cpnduire. A toute autre pmiition qu'il vous plaira de les condamner, fis

s'y soumettront ; mais ne les mettez pas à répreufv de ceIkHà, en leur étant la eonnaissanee et la vue de leurs obligations; car oe serait les perdre, et les perdre sans ressource ; ce serait dès cette vie les réprouver. J'achève. Fausse conscience aisée à former, fausse conscience dangereuse et peroicîeose à suivre , c'est oe que je vous ai fait voir. Enfin , âHisse conscience, excuse inutile pour nous justifier devant Dieu : c'est la dernière partie.

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