‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 3)Chapitre 185 sur 256 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

C'est une vérité incontestable, chrétiens, que toute condition dans le monde est sujette à certains devoirs, dont Taccomplissement demande du travail et de la peine; et c'est une autre vérité , qui, pour être peu reconnue, n'en est pas moins solidement établie , que plus une condition est relevée dans le monde, plus elle a de ces engagements, auxquels il est impossible de satisfaire sans une application constante et assidue. Comprenez, s'il vous plaît, cette morale, qui vous paraîtra, de la manière que je vous la ferai concevoir, très-conforme à la sainteté et à la sagesse du christianisme. Je soutiens que toute condition dans le monde est sujette à des devoirs pénibles, et le docteur angélique saint Thomas en apporte la raison. Parce qu'il n'y en a aucune, dit-il , dont la perfection ne soit attachée à une règle qui ne peut changer, à une conduite é^ale qu'il faut observer, à des actions faites dans l'ordre dont il n'est pas permis de se dispenser. Or, tout ce qui porte ce caractère est un travail pour l'homme; et les mêmes choses qui lui seraient d'ailleurs agréables, le fatiguent du moment qu'on lui en fait une loi, et qu'elles lui tiennent lieu de devoir.

Voyez, ajoute saint Thomas, la preuve de cette maxime dans une induction particulière. Si tous considérez la différence des âges , comme les vieillards, dans la société civile, sont ordinairement chargés du poids des afÊaires pour en avoir la direction, c'est aux jeunes gens un partage naturel d'en soutenir l'exécution. Comme il appartient à ceux-là de conduire et de gouverner, l'obligation de ceux-ci est de se.fornier et de s'instruire; et saint Augustin avait de la peine à conclure lequel des deux était d'un plus fâcheux assujeUissement. Si vous avez égard à la diversité des sexes, comme l'administration de la justice et des offices militaires est du ressort del'homme, les soins domestiques , par une disposition de Dieu , sont réservés pour la femme; et si vous méprisez cet emploi , c'est que vous n'en connaissez ni l'importance ni la difficulté. Car Salomon, qui était plus éclairé que nous , et le Saint-Esprit même, qui n'use jfoiatd'eiagénttion, cherchait, pour Vexercei dîQie-

ment, une femme forte : MuUeremfniem quis I»venietf {Prtm., 81), et la louait de l'assiduité avae laquelle elle s'en était acquittée , comme d'une chose héroïque : Manmn suam misit adfortia, ei digiti (ijus apprehenderunt fusum. (Ibid.) Si vous voos | arrêtez aux distinctions de la naissance et de la fortune , comme les petits par nécessité doivent s'employer pour les grands, les grands par justice et par charité doivent s'employer pour les petits; eomme les riches sont en possession de jouir du travail dei pauvres , les pauvres sont en droit de profiter du travail des riches. Voilà donc pour tous les états da monde une loi universelle , et néanmoins proportionnée à la nature d'un chacun. Car de tous eeox que je viens de marquer chacun a ses engagements particuliers. Les rois sont obligés à une espèee de travail, et non pas à une autre; l'oecupatioa d'an juge est différente de celle d'un artisan : nuls la loi de s'occuper et de travailler est commune à tous , et il n'y en a pas un seul que le devoir de sa eonditioD n'y assujettisse.

Je dis plus : car je prétends qu'à mesure qu'une condition est plus élevée, elle est plus sujette à ces devoirs qu'on ne peut accomplir sans une action assidue et constante; et c'est ici qu'il feut encore une fois que vous vous détrompiez des fausses idées que vous avez des choses , et d'une orreor pernicieuse où le monde vous a peut-être jusqœs a présent entretenus. Car la grande erreur du monde est de croire que l'élévation, le rang, la dignité sont autant de droits acquis pour le repos et pour la douceur de la vie. Mais la foi nous dit tous leeontraire; et la raison est, que plus une condition est élevée , plus elle a de grandes obligations à remplir. Tellement qu'il en va dans l'ordre pditîqoe et dans la religion, comme dans l'ordre de la nature : plus les causes sont universelles, plus ontelles d'action , et en doivent-elles avoir pour le bien des causes particulières qui leur sont subordonnées. Ainsi voyons-nous les cieux et les astres qui sont sur nos têtes, dans un mouvement perpétuel sans s'arrêter une fois, et sans eesser de répandre leon influences. Qu'est-ce qu'une dignité, j'entends surtout dans les principes du christianisnie, sinon une spécieuse servitude, dit saint BasHe de Sâenete, laquelle oblige un homme, sous peine de la damnation, de s'intéresser pour tout un peuple, eomme I tout un peuple est obligé de s'intéresser pour hn? | Or il est infiniment plus onéreux à un seul de tn- i vailler pour tous, qu'à tous de travailler pour ua seul.

Dieu l'a ainsi ordonné, chrétiens, pour deux raisons qui font admirablement paraître le soin qu'il a de notre salut. La première est, selon la remarque de saint Bernard, afin que les dignités et les conditions honorables, qui sont des expressions de sa

SUR LWSIVBTÉ.

gloire , ne devinssent pas les sujets de notre vanité. Car si Je suis sage et si je raisonne bien, Ta grandeur et l'élévation de mon état, au lieu de flatter mon orgueil, sera pour moi un fonds d'humilité et de crainte dans la pensée que plus je suis grand, plus j'ai d'obligations devant Dieu, dont je ne puis m'acquitter que par mon travail. Ah! s'écrie Saint Bernard, écrivant au même pontife dont j'ai déjà parlé, ne TOUS laissez pas enfler de la pompe qui vous environne, puisque le travail qu'on vous a imposé est encore plus grand que votre dignité. Vous êtes successeur des prophètes et des apôtres , et j'ai de la vénération pour votre qualité : mais que s'ensuit-il de là? que vous devez donc vivre comme les prophètes et les apôtres. Or écoutez comment Dieu parlait à son prophète : Je t'ai établi, lui disait-il, pour arracher et pour détruire , pour planter et pour édiûer ; et qu'y a-t-jl en tout cela qui ressente le JOaiste? Imaginez- vous , poursuit le même Père, que vous êtes aussi grand que Jérémie : mais apprenez donc en même temps que vous occupez la place où vous êtes, non pour vous élever, mais pour travailler. De plus, ajoute encore ce saint docteur, les apôtres vos prédécesseurs, à quoi ont-ils été destinés? à recueillir une moisson cultivée par leurs soins et arrosée de leurs sueurs. Maintenez-vous dans l'héritage qu'ils vous ont transmis , car vous êtes en effet leur héritier : mais pour faire voir que TOUS rétes, il faut que vous succédiez à leur vigilance et à leurs fatigues. Sed ut probes heredem , nigilaredebesadcuram, (Bern.) Car si vous vous relâchez dans les délices et les vanités du siècle, ce n'est point là le partage qui vous est écho par le testament de ces hommes apostoliques. Mais quel est-il? le travail et les souffrances : In laboribui pbtrimis, in carceribus abundanthu. Comment ^nc penaerez-vous à vous glorifier, lorsque vous n'âvez pas même le loisir de vous reposer? et le moyen d'être oisif et tranquille, quand on est chargé de toutes les Églises du monde!

La secondé raison qui sm't de la première, c'est pour empêcher que les grandes fortunes et les états de la vie plus relevés ne servissent à exciter l'ambition des hommes et à l'entretenir. Car c'est bien notre fiinte, chrétiens , quand nous sommes après cela si passionnés pour les grandeurs et les dignités, soit do siède , soit de l'Église , puisque les charges qu'elles portent avec elles devraient plutôt nous les fiiire apprâiender. Il est donc indubitable que plus un état est distingué sdon le monde , plus il est onéreux et pénible selon Dieu.

Mais que faut-il conclure de là? deux choses que f ai d^a proposées, et où j'en veux revenir : savohr, qu'il n'y a point d'état et de profession où l'oisiveté ne- soit on crime , et qu'elle l'est encore phis dans les états supérieurs aux autres. Dites-moi un genre

de vie où l'homme puisse être oisif, sans manquer aux devoirs essentiels de sa conscience ; et pour ne point sortir des exemples que je viens de marquer, si ce jeune homme de qualité passe ses premières années dans les divertissements et les plaisirs , com^ ment acquerra-t-il les connaissances qui sont le fondement nécessaire sur lequel il doit bâtir tout ce qu'il sera un jour? N'ayant pas ces connaissances, comment sera-t-il capable d'exercer les emplois où l'on le destinera; et s'engageant dans ces emplois avec une incapacité absolue , comment pourra-t-il s'y sauver? Quoi donc! Dieu lui donnera-t-il une science infuse , au moment qu'il entrera en possession de cette dignité ? Commencera-t-il à s'instruire, lorsqu'il sera question de juger et de décider? Ferat-il l'apprentissage de son ignoranceaux dépens d'autrui ? Justifiera-t-il ses fautes et ses erreurs par l'oisiveté de sa , eunesse? Dira-t-il qu'il est excusable, parce qu'il a prodigué son temps, qui lui devait être d'autant plus précieux qu'il ne pouvait plus être réparé? Cependant, chrétiens, rien de plus commun; car si le monde est aujourd'hui plein de sujets indignes et incapablesde ce qu'ils sont, il n'en &ut point chercher d'autre principe. La vie paresseuse et inutile des jeunes gens est la cause principale de ce désordre, et ce désordre, la source funeste de leur réprobation. Ah! mes chers auditeurs, n'est-il pas honteux de voir la sévérité de discipline aveclaquelle les païens élevaient leurs enfants dans tous les exercices laborieux que leur âge pouvait soutenir (si nous en croyons les historiens profanes, cette rigueur allait à l'excès) , et de considérer d'ailleurs la molle condescendance d'un père chrétien, à souffrir les siens dansune oisiveté licencieuse ?rraccusons point absolument tous les pères chrétiens : il y en a làdessus de plus raisonnables, et plot à Dieu qu'ils le fussent dans les vues de leur religion! Les princes et les grands du monde tiennent leurs enfiints sujets, parce qu'ils font consister leur gloire à \e& perfectionner selon le monde; les pauvres et Ic petits ont soin de les mettre en œuvre pour en tirer des services : mais vous , chrétiens , que Dieu pour la plupart a placés entre ces deux extrémités, permettez-moi de vous le dire, vous n'avez souvent sur cela nul zèle. Si vous remarquez dans vos maisons un domestique oisif, vous savez bien le relever do désordre de la paresse ; mais qu'un enfianit ne s'applique à rien, qu'il se relâdie dans ses exiercices, qu'il néglige set devoirs , c'est à quoi vous n'êtes goèrê attentift. Lequel des deux est le plus coupabie, ou le tU dans son oisiveté, où le père dans son indul^ce? jèîtle dis pas coupable devant les h6mrteé, oiais Coupable devant Dieu. Cest on. point qo*!! importe peo maintenant de résoudre. Ce qo'fl y a deeertain , c*est que Fun et l'autre est criminel et sans excuse. Disons le même des autres exemples. Je serais

infini, si j'entreprenais de les parcourir tous : si je voulais vous mettre devant les yeux tout ce que Tignorance d*un juge peut produire de maux dans l'administration de la justice; tout ce que la négligence d'un prêtre, chargé de la direction des âmes, peut causer de désordres dans les fonctions de son ministère : désordres d'autant plus grands en toutes les conditions , que l'état est plus éminent. Car il ne faut pas seulement traiter alors de crime l'oisiveté : c'est comme un renversement général de la société des hommes ; et pour les comprendre , nous n'avons qu'à nous servir de la comparaison de saint Chrysostôme ; elle est tout à fait naturelle. Car s'il arrivait, dit ce Père , qu'une étoile de la dernière grandeur Interrompît son cours et qu'elle perdît toute sa vertu , ce serait un défaut dans le monde , qui néanmoins n'y feraitpas une grande altération. Mais si le soleil venait à s'obscurcir tout à coup, et que toute son action fdt suspendue, quel trouble et quelle confusion dans l'univers! Il en est de même des états de la vie. Que dans une condition médiocre un homme oublie et néglige ses devoirs, le préjudice qu'en reçoit le public ne s'étend pas toujours fort loin , et souvent cet homme ne fait tort qu'à lui-même; mais qu'un grand, mais qu'un prince, mais qu'un roi , si vous le voulez , abandonne la conduite des affaires, c'est comme l'éclipsé du premier astre, qui fait souffrir toute la nature. Il me semble que cette vérité n'a pas besoin d'autre preuve. Cependant, pour conclusion de ce discours , vous voulez savoir encore plus précisément, mes chers auditeurs , quel est ce péché de l'oisiveté que je-com- Lats,et en quoi consiste sa malice. Je n'ai plus que deux mots à vous dire, mais qui demandent toutes vos réflexions. Qu'est-ce donc que de se relâcher dans sa profession , et d'y vivre sans le travail qui lui est propre ? Ah ! chrétie ns , concevez-le une fois. Le voici : c'est pervertir l'ordre des choses, c'est être infidèle à la providence , c'est déshonorer son état ; et par une suite nécessaire , mais bien terrible, c'est engager sa conscience, et s'exposer à une éternelle réprobation. Prenez garde. Je dis que c'est pervertir Tordre des choses : pourquoi ? parce que dans l'ordre des choses, le repos n'est pas pour luimême , mais pour le travail ; et que c'est de la nature du travail et de sa qualité, que dépend la mesuce du repos. 11 faut , di^it Cassiodore , ce grand ministre d'ïltat, que la république profite même de nos divertissements , et que nous ne cherchions ce qui est agréable que pour accomplir ce qui est laborieux : SUetiam pro republica, cum ludere videmur ; nam ideo voluptuosa quœrimus , ut ceria comr plexenius, (Càssiod.) Mais vous, vous aimez le repos même, et vous ne cherchez dans le plaisir que le plaisir. Je dis que c'est être infidèle à la Providence. Car Dieu , en vous appelant à cet état , a fait

SUR L'OISIVETÉ

comme un pacte avec vous. Il vous a dit : Prenez cette condition , mais prenez-la avec toutes ses charges. Il y a des profits et des honneurs , mais il y a aussi des travaux et des soins : je veux que vous en ayez l'utile et l'honorable ; mais je veux en même temps que vous en portiez la peine et le fardeau. Et c'est pour cela, remarque l'abbé Rupert, que Dieu,qui est infinimentjuste,a proportionné les douceun de la vie aux devoirs onéreux de chaque état. Il a attaché à la royauté l'indépendance, la magnificence, les plus grands honneurs, parce qu'il y a du reste attaché les plus grands travaux. Mais que fiiitesvous, chrétiens? Vous séparez ces douceurs du travail qui y doit être joint, et dont elles ne sont que le soulagement. Vous cherchez les unes dans votre condition , et pour l'autre vous le fuyez et vous en dispensez. Je dis que c'est déshonorer votre état, parce que c'est l'exposer au mépris, à la censure, à la haine, à l'envie publiqtfé. Car qu'y a-t-il de plus méprisable qu'un grand du monde, qu'un ministre des autels , qu'un magistrat , dont les journées et toute la vie se consument en de frivoles amusements , lorsqu'elles pourraient être employées aux soins les plus importants ? Le bel exemple que celui du saint empereur Valentinien le jeune! Ëcoutez-le, chrétiens, tel que saint Ambroise le rapporte dans l'éloge funèbre de ce prince. Entre mille autres qualités qui le distinguèrent, il eut surtout ce zèle de ne pas avilir son rang par une oisiveté qui n'est que trop ordinaire à la cour; et il n'oublia rien pour satisfaire son peuple, sur quelques bruits qui s'étaient répandus contre sa personne. On disait qu'il se plaisait trop aux jeux et aux exercices du cirque : il y renonça tellement, qu'il ne voulut pas même les permettre dans les fêtes les plus solennelles. Ferebatur circensibus delectari ; sic iUud abstulit^ ut ne solemnibus quidem principum natalilnu pufaverit celebrandos. (A}iB,) Quelques-uns trouvaient qu'il donnait trop de temps à la chasse : il fit tuer dans un jour toutes les bêtes réservées pour ses divertissements. Credebant aliqui nimium venabuUs occupari ; omnes feras uno momento jussit interjici, (Ibid. ) J'omets le reste qui suit, et qui devrait couvrir de confusion je ne sais combien de gens , sortis de la poussière où ils étaient nés, et placés dans des postes honorables, où ils ne voudraient pas perdre un moment de leur repos pour toutes les affiadres du monde, si ce n'est que leur intérêt s'y trouve mêlé. Quoi qu'il en soit de tout autre intérêt, jedis que celui de la conscience et du salut y est engagé. Car renverser ainsi l'ordre des choses , aller ainsi contre les vues de la Providence, manquer ainsi aux obligations de son état, tout cela peut-il s'accorder avec la conscience et avec le salut? Pourquoi yêtes-vous dans cet état, si vous n'en voulez pas remplir les devoirs; et pourquoi êtes- vous dans la vie, si vous

SUR LA PAROLE DE DIEU

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t^y faites rien? Qu'est-ce aux yeux mêmes du monde [u*ua homme inutile ? A c^oi parvient-il ? et si dans e monde même on ne peut parvenir à rien sans trarail , espérons- nous obtenir plus aisément les récom- [lenses du ciel? Quand au moment de la mort nous serons obligés de dire à Dieu : Seigneur, je n*ai rien ^it; que nous répondra-t-il , sinon, Je n'ai rien à rous donner? Souvenons-nous sans cesse du serviteur paresseux de TÉvangile, et n'oublions jamais l'arrêt que son maître prononça contre lui , en le Taisant jeter, pieds et mains liés, dans une obscure prison. Car voilà comment nous avons à craindre d'être précipités dans les ténèbres de l'enfer, parce i|ue de n'avoir rien fait, lorsqu'on pouvait et qu'on devait agir, c'est un grand mal. De là, mes chers auditeurs , que chacun de nous , étudiant sa condition et l'état où il est appelé, s'applique sérieusement et régulièrement à un exercice honnête qui lui puisse convenir, à un travail assidu , surtout à un travail chrétien. Ne dites point que vous ne savez à quoi vous occuper : vous l'aurez bientôt appris, dès que vous voudrez de bonne foi vous tirer de l'oisiveté oriminelle où vous demeurez endormi. Et c'est par votre vigilance et par vos œuvres , que rous mériterez de recevoir le salaire que le Père de îamille donne aux ouvriers qui ont travaillé dans sa 'igné : ou , pour parler sans Ggure , c'est par là que rous mériterez d'avoir un jour part à cette gloire mmortelle que Dieu vous a promise , et que Je vous M>uhaite, etc.

SERMON

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