‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 3)Chapitre 30 sur 256 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

8t par le retranchement de l'intérêt, ou plutôt cupidité qui s'attache à la poursuite de l'inté- [ue doit commencer cette circoncision du cœur parle si souvent l'apôtre, et sans laquelle il npossible d'entrer dans cette voie étroite de ngile , qui conduit à la vie , et qui est le priniu salut : Omnis ex vobis qui non renimticU bus qux possidet , non polest meus esse disci-

(Luc. 14) : Quiconque ne renonce pas d'estt de cœur à tout ce qu'il a , beaucoup plus à ce qu'il n'a pas et qu'il ne peut avoir sans in- « ou sans forcer l'ordre de Dieu , est incapaêtre mon disciple. Voilà le premier axiome de ^ralede Jésus-Christ, qui, pour n'être que le os degré de la perfection évangélique, ne laisse Tabord d'élever l'homme au-dessus de tout ce 'est point Dieu, et qui fait déjà réellement et tment en lui ce que la philosophie païenne n'a s pu faire qu'en apparence dans ses plus paret ses plus zélés sectateurs. D'où je conclus I dirétien, quelque idée de sainteté qu'il se me , n'aura jamais cet esprit de sévérité , propre

loi de grâce, qu'autant qu'il aura cet esprit ^intéressement par où notre divin maître a { que ses disciples fussent distingués, r pour vous en développer le mystère, prenez î, s'il vous plaît, aux propositions que j'avance, i vont vous désabuser d'autant d'erreurs dont lindrais avec sujet que vous ne fussiez prévenu faut mesurer la sévérité chrétienne par quelègle, à parler exactement, ce ne doit point être, r la difBculté des choses que l'on entreprend ou 'on est prêt à souffrir, ni par l'éclat d'une vie ieorement austère et mortifiée, ni par un cer-

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